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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT MEXICAIN EST ENTRE EN GUERRE SAINTE CONTRE SON PROPRE PEUPLE. ARRESTATIONS ARBITRAIRES D'HOMMES POLITIQUES COMME DE SIMPLES PASSANTS QUI AVAIENT LE MALHEUR DE SE TROUVER AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT, GENERALISATION DU VIOL DES PRISONNIERES, DE LA TORTURE Y COMPRIS SUR DES ENFANTS DE HUIT A DOUZE ANS , CENSURE DE TOUTE OPPOSITION... LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER. El nuevo gobierno mexicano a entrado en guerra santa contra su propio pueblo. Imposición, traición, doble discurso, ruptura del pacto social, ningún respeto por los derechos humanos con la consiguiente tortura, prisión, muerte de luchadores sociales e inocentes. Censura y desprecio por la cultura y la educación.... LA LUCHA COMIENZA.

mercredi 14 novembre 2007

USA: guerre

Maintenant on va a un sujet trouble....

Des soldats américains en Irak.     (Photo : AFP)

La lourde facture des guerres

Selon un rapport établi par les membres démocrates d’une commission économique du Congrès, les guerres en Irak et en Afghanistan coûtent deux fois plus cher qu’annoncé par la Maison Blanche.

* * *

La guerre en Irak a coûté 1.300 milliards de dollars

Sur un marché de Bagdad

C'est ce qu'affirme un rapport réalisé par une commission du Congrès. La Maison Blanche dénonce le travail "partisan" des démocrates. 14.11 à 13h01

Le rapport intégral (en anglais) (format PDF)

ble argent

Wow! Le rêve des cultivateurs? :-)

Quelques verités sur l'ethanol

En changeant de sujet, un topique d'interet et actualite

Ethanol : la bulle américaine éclate

Hausse des prix des céréales, demande saturée, les producteurs de carburant vert font grise mine.

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legrandsoir.info
Affamer les pauvres. L’éthanol et le prix de la tortilla mexicaine, par Noam Chomsky.


CommonDreams.org, 16 mai 2007.

Le chao provoqué par ce qu’on appelle l’ordre international est bien néfaste pour ceux qui se trouvent dans les niveaux inférieurs de la structure. Les tortillas [crêpes de maïs mexicaines] sont maintenant l’enjeu d’un conflit. Dans plusieurs régions du Mexique le prix des tortillas a augmenté de plus de 50%. En janvier, dans la ville de Mexico, des dizaines de milliers de travailleurs et de paysans ont manifesté sur le Zócalo, place centrale de la ville, pour protester contre le prix trop élevé des tortillas.

En réponse le gouvernement du président Calderón est parvenu à un accord avec les producteurs et les détaillants pour fixer une limite aux prix de la tortilla et de la farine de maïs, très probablement une solution temporaire.

La hausse des prix menace le principal produit alimentaire des Mexicains pauvres. C’est l’un des résultats de ce qu’on pourrait appeler l’effet éthanol, conséquence de l’acharnement des Etats-Unis à vouloir produire de l’éthanol à partir du maïs - substitut énergétique du pétrole, dont les principales réserves se trouvent bien sûr dans les régions du monde où l’ordre international est le plus menacé.

Ainsi l’effet éthanol aux Etats-Unis a fait monter les prix d’une bonne quantité de produits alimentaires, comme les céréales et la volaille. Il n’existe pas de relation directe entre l’instabilité au Moyen-orient et le coût de l’alimentation aux Etats-Unis, bien entendu. Mais comme toujours dans le commerce international les puissants font incliner la balance. Depuis bien longtemps l’un des objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis a toujours été de créer un ordre global dans lequel les entreprises états-uniennes disposent d’un libre accès aux marchés, aux ressources et aux opportunités d’investissement. C’est ce qui est communément appelé le « libre échange », dénomination qui ne résiste pas au premier examen sommaire.

Cela n’est en rien différent de ce que la Grande-Bretagne, antécesseur dans la domination mondiale, avait imaginé durant la deuxième moitié du XIXème siècle quand elle adopta le libre échange, non sans avoir auparavant atteint une puissance industrielle bien supérieure à tous ses rivaux potentiels grâce à 150 ans d’interventionnisme étatique.

Les Etats-Unis ont dans une grande mesure suivi le même modèle. Généralement les grandes puissances désirent un certain niveau de libre échange lorsqu’elles considèrent que cela favorise les intérêts économiques qu’elles protègent. Cela a toujours été, et cela reste, l’un des caractères principaux de l’ordre international.

Le boom de l’éthanol relève de la même logique. Comme le signalent C. Ford Runge et Benjamin Senauer, spécialistes de l’économie agricole, dans le dernier numéro de Foreign Affairs, « l’industrie du biocombustible n’est pas activée par les forces du marché mais elle est depuis longtemps dominée par les intérêts de quelques entreprises », notamment par Archer Daniels Midland, le plus grand producteur d’éthanol.

La production d’éthanol se maintient grâce aux subventions de l’Etat et grâce aux tarifs douaniers forts élevés qui empêchent l’entrée de l’éthanol brésilien issu de la canne à sucre, nettement meilleur marché et de meilleure qualité. En mars lors d’un voyage du Président Bush en Amérique latine, la seule chose à laquelle il soit parvenu c’est à un accord avec le Brésil pour une production conjointe d’éthanol.

Mais Bush, tout en répétant la rhétorique du libre échange pour autrui soulignait que les hauts tarifs douaniers qui protègent les producteurs états-uniens seraient maintenus, ainsi que bien entendu tous les dispositifs d’aides gouvernementales pour cette branche.

Malgré les énormes subventions apportées à l’agriculture [états-unienne], financées par les contribuables, les prix du maïs et des tortillas ont augmenté très vite. L’un des facteurs c’est que les industriels commencent à utiliser les variétés de maïs mexicain qui sont meilleur marché. Cela fait monter les prix. Le Traité de libre commerce (TLC) de 1994 peut jouer un rôle de plus en plus important. Les déséquilibres initiaux du TLC ont eu pour conséquence d’inonder le Mexique de produits de l’agro-industrie subventionnée - contraignant bien des producteurs mexicains à abandonner leur terre.

L’économiste mexicain Carlos Salas après une analyse détaillée des données a signalé que, après une augmentation constante jusqu’en 1993, l’emploi dans l’agriculture a commencé à baisser avec l’entrée en vigueur du TLC, notamment parmi les producteurs de maïs - conséquence du TLC selon les conclusions de Carlos Salas et d’autres. Un sixième de la force de travail mexicaine dans l’agriculture a disparu depuis le début du TLC, et ce n’est pas fini. Cela fait baisser les salaires dans d’autres secteurs de l’économie et cela fait augmenter l’immigration vers les Etats-Unis. Ce n’est certainement pas tout à fait par hasard si le Président William Clinton a militarisé la frontière mexicaine -auparavant assez ouverte-, en 1994, juste au moment de l’entrée en vigueur du TLC.

Le Mexique auparavant autosuffisant sur le plan alimentaire est devenu dépendant des Etats-Unis du fait de la politique de « libre échange ». Le prix du maïs augmentant aux Etats-Unis, sous la pression des grandes entreprises et de par l’interventionnisme de l’Etat, on peut anticiper que les prix continueront d’augmenter de façon drastique au Mexique. De plus en plus les biocombustibles sont susceptibles d’« affamer les pauvres » dans le monde, disent Runge et Senauer, dans la mesure où les produits sont transformés en éthanol pour les privilégiés - le manioc en Afrique sub-saharienne pour prendre un autre exemple préoccupant.

De la même façon, dans le sud-est asiatique, les forêts tropicales sont taillées et brûlées pour produire de l’huile de palme destinée aux biocombustibles. Et aux Etats-Unis l’environnement est menacé par l’utilisation de grandes quantités d’intrants dans la production de maïs pour d’éthanol.

Le prix élevé de la tortilla, comme les autres soubresauts de « l’ordre international », montre le lien qui existe entre les événements du Moyen-orient au Midwest [« Moyen Occident », région centrale des Etats-Unis] et la nécessité d’établir des relations commerciales basées sur des accords vraiment démocratiques entre les personnes, et non sur des intérêts dont l’objectif principal ce sont les bénéfices des grandes entreprises subventionnées et protégées par l’Etat qu’elles dominent complètement, sans la moindre considération pour le coût humain.

Noam Chomsky

Titre original : « Starving The Poor »

- Source originale (anglais) : www.commondreams.org

- Version espagnole : www.aporrea.org

- Traduction : Numancia Martínez Poggi

Articles connexes:

Dr. Miguel Angel Altieri : "Les biocombustibles sont un mode d’impérialisme biologique", par Roberto Aguirre.


Mexique : maïs et infamies, par Silvia Ribeiro.

Amérique latine : le mouvement en faveur des biocombustibles est en marche, par André Maltais.


UNAM

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Le cerveau du Mexique

Le monde

L'Université nationale autonome de Mexico (UNAM) accueille 150 000 étudiants et 30 000 enseignants et chercheurs.   | AFP/HO

AFP/HO
L'Université nationale autonome de Mexico (UNAM) accueille 150 000 étudiants et 30 000 enseignants et chercheurs.

Vue du ciel, c'est une île verdoyante sur laquelle se brisent les vagues de béton ; à ras de bitume, une cité de 5 800 hectares au sein de la mégalopole, cernée du flot vrombissant des voitures mais couverte de pelouses, sillonnée de chemins qui incitent les amoureux à l'école buissonnière, jalonnée de "murales" signés Juan O'Gorman, Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros.
L'Université nationale autonome de Mexico, l'UNAM, est la plus grande d'Amérique latine. Un monde à part entière, avec son aristocratie et son tiers état, ses journaux, sa station de radio, ses vendeuses de tacos, ses centres culturels, son gouvernement, ses deux syndicats, son totem tribal (le puma), son stade olympique, son équipe de football (les Pumas), sa ligne de transports gratuits (les Pumabus) et même ses vélos (les Bicipumas).

Si le bois de Chapultepec reste le poumon de Mexico, la place du Zocalo son coeur et la Central de Abastos les halles géantes du sud de la ville, son ventre jamais rassasié, la cité universitaire en est le cerveau. Hypertrophié : 30 000 enseignants et chercheurs, 40 000 agents techniques ou administratifs, quelque 150 000 étudiants à temps plein, sans compter les 100 000 élèves des lycées qui lui sont rattachés, un budget annuel de plus de 19 milliards de pesos (1,2 milliard d'euros). Davantage que les moyens dont disposent les universités Harvard ou Stanford, qui tournent autour de 1 milliard de dollars par an (687 millions d'euros). Mais ces institutions privées, parmi les plus cotées aux Etats-Unis, accueillent moins de 10 % des effectifs de l'UNAM.

"Le peuple à l'université et l'université au peuple", proclame la fresque colorée qui décore une façade du rectorat, sculptée au début des années 1950 par David Alfaro Siqueiros. Ici, 60 % des étudiants sont issus de couches populaires. Une proportion remarquable dans un pays à la traîne du reste du continent en matière d'éducation : 21 % des Mexicains ont achevé le cycle secondaire, contre 30 % des Brésiliens et 50 % des Chiliens, loin derrière les Cubains et les Argentins. Alors que des dizaines d'universités payantes, de qualité inégale, ont proliféré depuis la libéralisation de l'économie il y a vingt ans, l'UNAM défend la gratuité de l'enseignement public, inscrite dans la Constitution. Le coût, par semestre, équivaut à 4 centimes d'euro. Les étudiants n'ont rien à débourser pour les soins médicaux ni pour les nombreux services culturels ou sportifs.

"C'est un système démocratique, qui s'efforce de combiner enseignement de masse et de qualité", affirme Rosaura Ruiz, docteur en biologie et responsable à l'UNAM du développement et de la réforme universitaires. La clé réside dans les classes "preparatorias" estampillées UNAM, où l'on est admis sur examen, et qui amènent les heureux élus, âgés de 16 à 18 ans, à un niveau suffisant pour préparer ensuite une licence. "Sans nos lycées, insiste Mme Ruiz, les élèves des milieux défavorisés ne pourraient pas suivre." Ancrée à gauche, cette biologiste sera, à partir de 2008, la première femme à présider l'Académie mexicaine des sciences. Elle est aussi la seule parmi les huit candidats à la succession du recteur Juan Ramon de la Fuente, un psychiatre qui a réussi à consolider l'université après en avoir pris les rênes dans des conditions catastrophiques, en novembre 1999.

Son prédécesseur avait tenté d'imposer le paiement de frais d'inscription en rapport avec les revenus des familles. Une mesure aussitôt interprétée comme le signal d'une privatisation de l'enseignement supérieur. Résultat : une grève dure, avec occupation du campus pendant neuf mois, qui a mis l'UNAM au bord de la faillite. "C'était un vrai champ de bataille, notre Beyrouth !", rappelait le journaliste conservateur Joaquin Lopez-Doriga, lors d'un hommage rendu, fin octobre, à M. Ramon de la Fuente.

Politicien habile, le "recteur médiatique" a su se faire légitimer par la droite sans se couper de la gauche, tout en cultivant son amitié avec l'homme d'affaires le plus riche du Mexique, le magnat des télécommunications, Carlos Slim. Certains le voient déjà présidentiable en 2012, la maîtrise d'un mastodonte aussi difficile à manoeuvrer que l'UNAM étant sans doute un bon entraînement à l'exercice du pouvoir à l'échelle du pays.

Car, au fond, la question est similaire : comment moderniser sans écraser les plus faibles, s'engager dans la compétition internationale sans payer un prix social insupportable ? L'UNAM s'enorgueillit depuis trois ans de figurer parmi les 200 meilleures universités du monde dans les classements du Times. Mais "notre université n'est pas Harvard, et elle est environnée de terribles inégalités, rappelle le chercheur Angel Diaz. Il nous faut à la fois former des spécialistes qui s'intéressent aux technologies de pointe, et leur faire comprendre que les "vieilles" technologies sont une solution aux problèmes de beaucoup de gens."

Lointaine héritière de l'Université royale et pontificale de Mexico, créée en 1551 après la conquête de la Nouvelle-Espagne, l'UNAM a été marquée par le règne du Parti révolutionnaire institutionnel, le PRI, qui a dirigé le pays de 1929 à 2000. Le massacre des étudiants sur la place des Trois-Cultures à Tlatelolco, perpétré par l'armée le 2 octobre 1968, est inscrit en lettres de sang dans les annales de la lutte contre un "parti unique" qui savait aussi se concilier, par des prébendes, les bonnes grâces des intellectuels.

Marié à une enseignante de l'université, l'anthropologue allemand Horst Kurnitzky a eu le loisir d'y observer le "manque d'encouragement à l'esprit critique, qui a perpétué l'autoritarisme du PRI", et l'étroitesse d'un nationalisme autocentré : "Sur 100 professeurs d'histoire, 80 ne s'occupent que du Mexique, et pas un seul de la Chine !", déplore-t-il. Comme nombre de commentateurs mexicains, il ironise sur l'élection du nouveau recteur par un comité dont presque tous les membres ont été nommés par M. Ramon de la Fuente, "suivant une règle analogue à celle du Vatican".

D'où l'impression étrange, lorsqu'on se promène sur ce vaste campus où les amphithéâtres portent les noms de Ho-Chi-Minh et de Che Guevara, d'y sentir le parfum désuet de l'ancienne Europe de l'Est. Pourtant, les astronomes de l'UNAM s'associent à la Corée du Sud pour scruter en basse Californie "la matière obscure" de l'espace. Ses physiciens ont construit un détecteur de particules destiné à l'accélérateur géant de protons installé près de Genève. Et ses biologistes viennent, avec des chercheurs américains de l'université d'Arizona, de découvrir le moyen de protéger par des procédés non chimiques les cultures de maïs et de coton contre les parasites - une avancée qui a eu les honneurs, début novembre, de la revue Science.

Alma mater prodigue, l'UNAM a formé le Prix Nobel de chimie de 1995, Mario Molina, le grand écrivain Octavio Paz (1914-1998), tout comme le chef de la rébellion zapatiste du Chiapas, le sous-commandant Marcos, ou l'actuel vice-président bolivien, Alvaro Garcia Linera, qui y a passé son diplôme de mathématiques avant de rejoindre la guérilla dans son pays. Malgré ses pesanteurs et l'émergence de rivales, elle reste un formidable creuset social. "C'est vrai, la bureaucratie y est lourde : si je demande un produit réactif pour mes expériences à Harvard, je l'obtiens le soir même. Ici, il faut attendre deux mois", regrette Cristina Aguayo. Cette brillante jeune femme, qui a fait tout son cursus médical à l'UNAM, a rejoint récemment le prestigieux Joslin Center de Boston afin de poursuivre des recherches sur le diabète. Elle sait ce qu'elle doit à son université d'origine : "Elle m'a donné un sens de la responsabilité sociale inestimable. J'y ai été confrontée au zapatisme, à la grève, j'ai dû me définir. Dans une université plus élitiste, je n'aurais pas acquis la même vision du monde."

Georgina Ariza a éprouvé un choc, à son arrivée à l'école d'architecture de l'UNAM, en voyant certains de ses camarades se caler l'estomac avec des tamales, à base de pâte de maïs, une nourriture de pauvres. Mais les portes ont tendance à se fermer pour ceux "d'en bas". Le système des "preparatorias" agréées est très critiqué, car il devient un obstacle insurmontable lorsqu'on vient d'autres établissements. La sélection s'opère donc dès 16 ans, et est aggravée par le fait que la cité universitaire ne propose aucun logement : les étudiants doivent se débrouiller eux-mêmes.

"Je partage un loyer avec un copain, car ma famille vit à deux heures de route de Mexico, explique Armando Romero, 23 ans, qui étudie l'anthropologie et le théâtre. Il y a de moins en moins de gens de province qui parviennent à l'UNAM. En ce sens, elle n'est plus vraiment une université nationale." Pour tenter de corriger ce déséquilibre croissant, l'université a lancé en 2005 un programme de bourses (2 000 pesos par mois, environ 140 euros) destiné aux jeunes des communautés indigènes. Condition impérative : parler couramment une langue indienne. Plus de 200 étudiants en bénéficient.

Joëlle Stolz

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Avec l'ALENA La campagne est devenue une immense usine à pauvreté

Mexique: Paradoxes de la dévastation rurale

lire cet article en espagnol

par Luis Hernández Navarro

Curieuse ironie. La principale marchandise d’exportation rurale, la plus rentable, celle qui rapporte le plus de devises au pays, est la seule qui n’a pas été négociée dans l’Accord de Libre-Échange Nord-Américain (ALENA).

La force de travail que constituent les migrants est restée hors de l’accord commercial. Elle a énormément augmenté depuis sa signature. Elle ne bénéficie d’aucune protection. Elle travaille dans des conditions terriblement désavantageuses par rapport aux travailleurs formels. Malgré cela, l’année dernière, elle a, depuis les Etats-Unis, transféré au pays des fonds pour une valeur d’environ 21 milliards de dollars.

Les effets combinés de l’ouverture des frontières à l’importation d’aliments, de la privatisation et de la dérégulation ont vidé le monde paysan de sa population. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, depuis que le Mexique est entré dans l’ALENA, la campagne a perdu le quart de sa population (La Jornada 20 octobre 2007). Les jeunes paysans ont dû quitter leurs villages et leurs terres pour chercher du travail dans les centres urbains ou de l’autre côté de la frontière. Le pays est devenu le principal exportateur de main-d’œuvre du monde. La patrie de l’oncle Sam est leur destination principale.

Ceux qui ont négocié le traité pour le Mexique savaient que cela se passerait ainsi. Selon eux, c’était une étape nécessaire pour la « modernisation », car une nation comme la nôtre ne pouvait garder 30% de sa population en zone rurale. Il fallait l’envoyer vers les villes.

Les technobureaucrates affirmaient que l’accord commercial stimulerait la croissance de l’économie et créerait suffisament d’emplois pour les exilés. Ils déclaraient qu’il était plus efficace de porter assistance aux paysans devenus pauvres dans les grandes villes que dans les communautés rurales. Ils disaient qu’importer des céréales de base et oléagineuses des Etats-Unis était bon pour le Mexique et ses secteurs défavorisés parce que c’était moins cher de les produire aux Etats-Unis qu’au Mexique. Ils promettaient que notre avantage comparatif en agriculture semi-tropicale – le créneau de marché où nous sommes les plus rentables - créerait de la richesse dans les campagnes et compenserait les achats d’aliments à l’étranger.

Rien de tout cela ne s’est passé. L’ouverture commerciale a mis en compétition des acteurs inégaux en condition d’égalité et a dévasté l’agriculture nationale. La production rurale ne s’est que peu modernisée, l’économie n’a pas crû de manière significative et il n’y a pas eu assez de création d’emplois. Les programmes de lutte contre la pauvreté dans les villes et les services en faveur des quartiers pauvres des grandes agglomérations ont décliné. Le prix des céréales sur le marché mondial a augmenté et on a dû en importer à un prix élevé alors qu’on aurait pu en semer. La récolte de produits tropicaux tels que le café et le cacao a stagné. On se retrouve sans autosuffisance alimaentaire et sans avantages comparatifs.

La campagne est devenue une immense usine à pauvreté qui expulse sa population jeune, scolarisée et entreprenante. Les villages et hameaux sont devenus des aires de stationnement d’êtres humains où vivent des vieux, des femmes et des enfants, en partie grâce aux fonds que leurs familles leur envoient depuis les Etats-Unis.

Evidemment, ceux qui ont négocié ou inspiré cet accord commercial désastreux pour la campagne mexicaine sont loin d’avoir rendu des comptes pour leur sottise. Au contraire, ils ont été récompensés : Luis Tellado a été nommé secrétaire aux Communications et aux Transports dans le gouvernement actuel et Santiago Levy directeur de l’Institut mexicain de Sécurité sociale pendant la présidence de Vicente Fox (2000-2006).

Dans le même temps, la campagne est devenue un territoire fertile pour la culture des stupéfiants et pour le blanchiment de l’argent du trafic de drogue. Dans les zones d’irrigation où ni les banques commerciales ni celles de développement n’octroient de crédits suffisants, le financement des cultures et des récoltes de particuliers est devenu le moyen habituel de blanchir l’argent provenant d’activités illicites.

Dans plusieurs régions du territoire national, le paysage montre des incohérences en apparence inexplicables. De grandes et luxueuses propriétés terriennes entourées de parcelles misérables. Des communautés dotées de nombreuses antennes paraboliques et de camionettes dernier cri à côté de cabanons très pauvres. Des villages où de généreux bienfaiteurs, enrichis du jour au lendemain, construisent des églises et font des travaux publics.

De telles inégalités ne peuvent s’expliquer par la chance, un poste au gouvernement ou un retour de migration réussie. Encore moins par l’esprit d’entreprise des uns et le conformisme des autres. Les trafiquants de drogue qui se plaisent à se déguiser en agriculteurs ou éleveurs de bétail abondent. Ils ne sont pas rares les habitants de communautés enclavées dans des chaînes de montagnes abruptes qui ont décidé de passer de la culture des céréales de base à des cultures plus rentables, bien que moins sûres. Ils ne sont pas rares non plus les petits paysans du nord qui sont disposés à servir de « mules » pour le transport de petites quantités de drogue de l’autre côté du río Bravo.

Il est vrai que la culture du pavôt et de la marijuana a précédé et dépasse le traité du libre-échange mais celui-ci a ouvert des possibilités de croissance insoupçonnées pour ceux qui se dédient à la culture de stupéfiants. En une récolte de « produits non conventionnels », un paysan peut gagner l’équivalent de 10 ans de revenus « normaux ». D’autant plus s’il doit affronter la concurrence de produits fortement subventionnés en provenance de notre voisin. Il aura alors la possibilité de s’acheter une arme moderne et une camionette et de gagner des revenus suffisants pour boire.

Paradoxe de la nouvelle colonisation : la conquête des marchés agricoles mexicains par les grandes compagnies alimentaires états-uniennes a ricoché et a rendu encore plus redoutables sur leur pays deux de ses principaux cauchemars contemporains : l’essor de l’immigration illégale et l’augmentation du trafic de la drogue. La destruction de la base productive rurale mexicaine a provoqué un exode masstytif vers les Etats-Unis et la conversion de vastes régions du Mexique en zones de culture de drogue. Décidément, personne ne sait pour qui il travaille.

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En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:

RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine
URL: http://risal.collectifs.net/

Source : La Jornada (www.jornada.unam.mx) 23 octobre 2007

Taduction : Jac Forton, pour le RISAL (http://risal.collectifs.net).

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Même sujet:

Trois ans après, les comptes de L'Alena

Par Sylvie Laporte

Cela fait maintenant presque trois ans que l'Accord de libre échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique,est entré en vigueur. Peut-on en dire plus aujourd'hui sur les craintes qu'il avait soulevées concernant l'économie mexicaine ?

Le matraquage médiatique sur le caractère inéluctable de la mondialisation est tel qu'il n'est peut-être pas inutile de rappeler sur quelles bases repose essentiellement l'Alena : à savoir qu'il s'agit exclusivement d'un accord de libre-échange. Il ne prévoit en rien la libre circulation des personnes (un de ses objectifs est au contraire de limiter l'immigration mexicaine aux Etats-Unis). Il est signé entre trois pays de niveau de développement inégal ( c'est un euphémisme), et surtout d'inégal degré de dépendance réciproque : au début des années 90, moment où s'est décidé le traité, le PNB par tête mexicain représentait un dixième de celui des Etats-Unis ; les échanges commerciaux avec les Etats-Unis représentant environ 70 % du commerce extérieur du Mexique, mais seulement 4 % de celui des Etats-Unis. Enfin, les Etats-Unis sont le premier investisseur étranger au Mexique, avec plus de 60 % des investissements directs, dont 60 % dans l'industrie.

Cette disproportion fondamentale doit toujours être gardée à l'esprit en examinant les premières conséquences de l'Alena ; c'est elle qui justifiait les craintes exprimées à l'époque par les opposants au traité, au Mexique comme aux Etats-Unis : l'Alena aurait pour conséquence d'accentuer l'orientation vers l'extérieur de l'économie mexicaine, dans le sens d'une spécialisation vers des produits à faible valeur ajoutée, dont la fabrication requiert peu de qualifications. L'« avantage comparatif » principal du Mexique, à savoir les bas salaires, avec un différentiel de 1 à 7 en moyenne (et de 1 à 14 dans les maquiladoras), serait exploité à fond, voire renforcé. Dans le même temps, une pression à la baisse s'exercerait sur les salaires américains, d'autant plus que les délocalisations d'entreprises aggraveraient le chômage au nord du Rio Grande ; l'absence de normes sur l'environnement au Mexique donnerait toute latitude aux entreprises pour aller y polluer à leur aise, ce qu'elles ne peuvent plus faire aux Etats-Unis. Enfin, l'agriculture mexicaine serait livrée sans retenue aux forces du marché, avec à la clé un renforcement de la pauvreté dans les campagnes et de la dépendance alimentaire.

Face à ces craintes, les défenseurs du traité arguaient de l'attrait accru du Mexique pour les investisseurs, de la possibilité pour ces derniers de s'orienter vers des produits à valeur ajoutée plus élevée, ce qui à terme engendrerait au Mexique des créations d'emplois, des salaires plus élevés, un pouvoir d'achat accru, et donc une dynamique « vertueuse » d'industrialisation.

Une agriculture sacrifiée

En ce qui concerne le secteur agricole, la cause semble dès maintenant entendue.

L'agriculture mexicaine était déjà gravement touchée par la crise : entre 1982 et 1994, la production a augmenté d'à peine 1 % en moyenne par an, alors que la population augmentait de 2,2 % par an. Elle ne produit plus que 7 % du PIB, alors qu'elle occupe le quart de la population active. En conséquence, les importations de produits alimentaires ont triplé au cours de cette période. Dans le même temps, l'orientation vers l'exportation s'affirmait par une diversification des produits (fruits, légumes, productions agro-alimentaires variées) et un doublement des exportations.

En outre, cette période a déjà été marquée par une ouverture du secteur rural au marché : renforcement de la propriété individuelle, libération des prix, abandon de toute forme de crédit bonifié. Le gouvernement a abandonné pour l'esssentiel l'objectif d'autosuffisance alimentaire et entrepris de liquider ce qui pouvait subsister de la réforme agraire et du système de l'ejido. Néanmoins, l'Alena a porté le coup de grâce. Une des conditions préalables à sa signature était en effet la réforme de l'article 27 de la Constitution, abolissant le caractère collectif du système de l'ejido et remettant sur le marché toutes les terres. On sait comment cette mesure a été accueillie dans les montagnes du Sud-Est mexicain...

En tant que tel, le traité s'est traduit par une aggravation de la situation des producteurs mexicains, en particulier pour des produits de culture traditionnelle comme le maïs, soumis à la concurrence de l'agriculture la plus productive et la plus subventionnée du monde. Concrètement, la majorité des produits agricoles entrent dans la catégorie de ceux que le traité prévoit de « libérer » de toute taxe à l'horizon de dix à quinze ans, les légumes, légumineuses, agrumes, entre autres, étant exemptés de tout droit d'entrée au Mexique depuis 1994. Les importations mexicaines de céréales devraient atteindre le record de 11 millions de tonnes cette année, contre 5 à 7 millions les années précédentes. Selon une association de Washington, Public Citizen, l'Alena a été l'occasion d'un « boom pour les grands agriculteurs du Midwest ».

Pour lire la suite: pauillac.inria.fr/.../volcans/09.96/trois.html

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Comienzan a detectarse 'errores' en el primer día de recuento de votos en México

20MINUTOS.ES/EFE. 10.08.2006 - 19:29h
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Hier on a publie le trailer du Film: Le fraude 2006, un important documentaire pour afirmer se qu'on sait deja, l'actuel president du Mexique est un usurpateur, et c'est apparu l'annee dernier dans plusiers medias:

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Un an après l'élection, le Mexique a deux présidents | Rue89

mardi 13 novembre 2007

La fraude au Mexique 2006

En francés



S'il n'y a pas de subtitres aller ici: http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=169924553633431

Otra inundación



Tabasco; Corrupción y Desvío de Fondos

Machetearte

Por Iván H.

La tragedia se ha hecho presente nuevamente en nuestro país. Dicen los que saben (que según saben) que la gran tragedia que ha azotado al estado de Tabasco en el sur del país es consecuencia directa de las fuertes lluvias provocadas por el cambio climático. Y es que ante la tragedia, hay que aprovechar los pocos o muchos pretextos que se tienen a la mano. ¿En verdad puede alguien creer que las inundaciones de Tabasco son el resultado del calentamiento global y que se ha modificado tanto el clima que nada más en el cielo que cubre al estado de Tabasco puede llover en una cantidad tal para inundar el 70% del estado? ¿será posible que el cambio climático solamente afecte una región de aproximadamente 25,267 km 2 teniendo nuestro país un territorio de poco más de 1'984,000 km 2 ¿no será más bien pretexto para proteger la corrupción, el desvío de fondos, el abuso, el insulto, la burla, la farsa, el descaro, la poca inteligencia de algunos?

Los tabasqueños se enfrentan a una gran desgracia, sin embargo, la verdadera desgracia llegó al estado cuando los gobiernos corruptos, ladrones, aventajados, “come cuando hay” y francamente ratas, se hicieron presentes y tomaron el poder. Y para muestra basta un botón. En recientes fechas, PEMEX ha informado a la Cámara de Diputados que durante los periodos de gobierno de Roberto Madrazo y Manuel Andrade, se otorgaron recursos en calidad de donativos en efectivo y especie por un valor de mil novecientos setenta millones de pesos (efectivamente, leíste bien 1 mil 970 millones de pesos), los cuales debían de haberse invertido en la construcción, desarrollo y fortalecimiento de obras de infraestructura, así como de protección para las inundaciones, además de que parte de esos recursos deberían de invertirse en la construcción de viviendas para personas que habitan en zonas de alto riesgo, y por ende, en peligro constante de sufrir daños por las posibles elevaciones de los niveles de los ríos, lagos y presas.

Pero como siempre, la falta de inteligencia, la carencia de sentido común, la estupidez, la avaricia, la codicia, las ganas de robar, el hambre de dinero y de poder, salieron a relucir. Resulta que a pesar de que estos recursos debieron de haberse destinado para lo que se había previsto, una vez más la mano negra y cochina (y no por el petróleo, a pesar de los daños ambientales que la paraestatal ha provocado) entró al juego y haciendo gala de las terribles ganas de guardarse todos los millones, el dinero aparentemente se fue en otras cosas.

Y es que según cifras otorgadas, en 2001 se entregaron 15 millones de pesos que tenían como objetivo construir obras para prevenir inundaciones, mientras que para la construcción de viviendas otorgó otros 620 millones de pesos entre 2004 y 2006. En los años de 1999 y 2000, los dos últimos años de gobierno de Madrazo, la paraestatal transfirió 684 millones de pesos. De acuerdo con la información, sólo en el gobierno de Manuel Andrade, Pemex turnó mil 286 millones 953 mil 119 pesos, y se detalla que todavía el 20 de septiembre de 2006, tres meses antes de dejar el cargo, y un mes antes de las elecciones para gobernador que ganó Andrés Granier, se le entregó un cheque por 50 millones de pesos, de los cuales no existe rastro alguno, más que un documento que avala la entrega del donativo.

Pero la cosa no para ahí también existen datos en los que se menciona que el uso del dinero fue “discrecional”. De acuerdo con esto, gran parte de los recursos recibidos se utilizaron para pagar cuentas de telefonía celular, comidas, combustibles, cigarros, dulces, despensas. Sin embargo, lo peor es que muchas de las obras que nunca se realizaron se encuentran justificadas mediante simples copias de facturas y, aunque resulte imposible de creer, algunos de los montos fueron alterados con corrector líquido para incrementar sus costos.

Bueno pero, ¿y estos a quién creen que le ven la cara? ¿en verdad creen que somos tan estúpidos para no darnos cuenta de que el gran problema que enfrenta el estado de Tabasco y su gente (gente de bajos recursos y que lo ha perdido todo) no es más que la consecuencia de un acto de robo al despoblado y con un cinismo tan aparente? Basta ya de estar robándole al pueblo. De este pueblo de México es de donde comen los funcionarios, pero que comidas señores, porque más que millones de pesos, cuestan vidas. Abramos los ojos. Exijamos a las autoridades la rendición de cuentas necesaria para poder juzgar a los que han provocado la pérdida de los pocos recursos de gran parte de la población de Tabasco. Y pensar que Madrazo quería ser presidente de nuestro país…


Para mayores señas

Cronicas bananeras

Elecciones: Mentiras y simulación

Álvaro delgado México, D.F., 12 de noviembre (apro).-

Pasada la jornada electoral de este domingo en los cuatro estados donde se celebraron comicios, con lo que se cierra el año electoral, se impondrán los lugares comunes conforme a los que ganaron y resultaron derrotados: el panismo sigue en picada de la mano de Felipe Calderón, el priismo mantiene su “recuperación” y el perredismo recibe una “bocanada de aire fresco” gracias al cardenismo.

No porque tengan cierta razón, conforme a lo acontecido este domingo 11 de noviembre, dejan de ser lugares comunes, y lo son porque pasan por alto lo fundamental: la decrepitud del sistema electoral y de la clase política de México, traducida no en las “prácticas que creíamos superadas” --como cita otro engañoso lugar común--, sino en las que no han dejado de cometerse cotidianamente.

Las últimas elecciones de este año terminan igual que las primeras, con Yucatán como inicio, aunque el prólogo fue el 2006: uso de abundantes recursos económicos de oscuro origen, a menudo del presupuesto público y con el gobernador al frente, para la compra, coacción y adulteración del voto; campañas sucias eufemísticamente denominadas de contraste; empleo de métodos violentos para intimidar y aun someter a los adversarios; parcialidad de organismos electorales locales; desconfianza en las autoridades jurisdiccionales; impunidad en la comisión de todo tipo de delitos, y un largo etcétera conforme las condiciones de cada estado.

Al cabo de numerosas quejas de quienes se ven afectados en la lógica local, aun los asesinatos --como ocurrió en Veracruz y Puebla--, no pasa nada: cada cuál se queda con sus agravios y comienza a tramar el desquite en el siguiente episodio, con recursos peores, por supuesto, en el fango.
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América rebelde

América rebelde


Y si te mejor te callas tu?

Vídeo (2.29)
El Bufón Real de España

GioX1986, rebelion

Carlos Fuentes en Paris

Porque quieren callar a Chavez????????

Porque tantos quieren que Hugo Chávez se calle? Qué temen que diga, porqué sus palabras resultan tan estridentes? Conocemos el estilo del venezolano, sin embargo lo que ha dicho en Chile no son falsedades. Porqué un hombre como Aznar merece toda la credibilidad y la defensa generalizada? Porqué la patanería de un monarca, merece elogios y aplausos?

Dejen hablar a los que tienen verdades que decir!

Señor Fuentes, con todo respeto pero últimamente dice muchas incoherencias, antes lo leía con placer, ahora me da pena ajena. Si me tomo la molestia de externar mi inquietud es precisamente porque considero que usted vale mucho mas que tantos “bla, bla, bla”, se lo ruego, mejor cállese antes que decir tanta barbaridad. Lo supe desde que vino a Paris el 22 de septiembre del 2006, cuando dijo algo así: no podemos mandar al diablo las instituciones que tanto trabajo nos han costado a los mexicanos!

Me sentí decepcionada, indignada y avergonzada. Y luego supe que otros mexicanos y franceses compartían las mismas impresiones. ¿Cómo defender instituciones tan prostituidas como las nuestras?
No destruya lo que tantos años le ha costado construir a través de su obra literaria e intelectual, sea congruente con aquel hombre que renunciaba a un puesto por defender sus ideales y no se sobaje ni lo haga por México, que ya mucho padecemos con el inútil que ocupa la silla de gobierno y sus acciones apátridas, incoherentes, corruptas, mafiosas y estúpidas......


Ya era tiempo de que alguien callara a Chávez: Carlos Fuentes

Agencias / La Jornada On Line

"Qué bueno que fue el rey (quien calló a Chávez) ante una arremetida grosera de este personaje burdo, prepotente, ignorante que se llama Hugo Chávez", dijo el escritor mexicano durante una entrevista a La Nación, en Argentina.

Buenos Aires. El escritor mexicano Carlos Fuentes afirmó en Argentina que "ya era tiempo que alguien callara" a Hugo Chávez y calificó al gobierno del presidente venezolano como "fascista típico".

En una entrevista publicada este martes en el diario La Nación, Fuentes valoró la actitud del rey español Juan Carlos para detener al venezolano y mandarlo callar en la XVII Cumbre Iberoamericana.

"Me pareció que ya era tiempo de que alguien perdiera la paciencia con Chávez. Y qué bueno que fue el rey ante una arremetida grosera de este personaje burdo, prepotente, ignorante que se llama Hugo Chávez", sostuvo el también periodista.

Fuentes aseveró que "alguien tenía que decirle ‘¡basta, párate!’. Hoy está (Chávez) acusando al rey de complotar para su caída. Eso es ignorar que el rey Juan Carlos condujo la transición del franquismo a la democracia".

Subrayó que el monarca hispano "se enfrentó al golpe militar de (Antonio) Tejero, que mantuvo la institucionalidad y el respeto a las instituciones democráticas de una manera puntual. Atacarlo es una grosería más de ese hombre perturbado que se llama Chávez".

Fuentes, quien se encuentra de visita en Buenos Aires para presentar sus Obras Reunidas, que edita el Fondo de Cultura Económica, rechazó que Chávez y el presidente de Estados Unidos, George W. Bush, mantengan un contrapunto ideológico definitivo.

"Económicamente se llevan ‘a toda madre’, como se dice en México. Chávez depende de venderle petróleo a Estados Unidos y Estados Unidos de comprarle petróleo a Venezuela y esa relación está intacta. Lo demás es retórica, es bla, bla, bla", afirmó.

El constante conflicto entre ambos países, aseguró, "es una puesta en escena evidente. Sobre todo de parte de Chávez, que está llenando un vacío muy importante después de la era de las dictaduras represivas en América Latina".

El escritor explicó que en las últimas décadas "hemos creado sistemas democráticos, pero la mayoría de los latinoamericanos vive en la miseria. Y si no se resuelve ese problema social, y pronto, las democracias van a tener graves problemas".

Advirtió que, el riesgo es el triunfo de gobiernos no sólo populistas sino "fascistas", como el de Chávez, a quien por "su organización, su retórica, sus propósitos, sus uniformes, sus balcones, todo" lo comparó con "un (Benito) Mussolini venezolano".

http://nosolofrikis.files.wordpress.com/2007/07/jueves.jpg

Muestra de democracia, libertad de expresion y tolerancia en España

Multa juez con 4 mil dólares a autores de caricatura de príncipes

Determina el juez de la Audiencia Nacional que el dibujo como el texto sobre el príncipe Felipe de Borbón y su esposa Letizia es “objetivamente injurioso”






El Universal
Madrid
Martes 13 de noviembre de 2007

07:50 Un juez español impuso hoy una multa de 3.000 euros (4.380 dólares) por delito de injurias a los autores de una caricatura del príncipe Felipe de Borbón, heredero de la Corona española, y de su esposa, publicada en la portada de la revista satírica "El Jueves" el pasado 18 de julio.

El juez de la Audiencia Nacional José María Vázquez Honrubia consideró que tanto el dibujo como el texto de la viñeta realizada por el dibujante Guillermo Torres y el guionista Manel Fontdevilla es "objetivamente injurioso".

La sentencia del magistrado rebaja la multa solicitada por el fiscal de la causa, Miguel Ángel Carvallo, que había pedido 6.000 euros (8.760 dólares) para cada uno de los autores.

La publicación en la portada de la viñeta que mostraba una caricatura del príncipe Felipe y su esposa, la princesa Letizia, desnudos y "en una explícita postura sexual", motivó el secuestro de la revista el pasado 20 de julio.

Los autores de la caricatura declararon hoy, antes del juicio, que no creen haber hecho nada malo.

"La única cosa que tenemos clara en este juicio es que venimos con la conciencia tranquila. No creemos haber hecho nada malo y son cosas que volveremos a hacer y que, de hecho, hemos hecho ya", aseguró a los periodistas el guionista Manel Fontdevila.

En este sentido, recordó que ya han hecho más portadas sobre los miembros de la Casa Real, por lo que consideran que su presencia en el juicio es injusta.

El dibujante Guillermo Torres dijo que no cree que este caso sea un "por qué no te callas judicial" y piensa que "es una cosa bastante más meditada que lo del Rey", en alusión al choque verbal protagonizado por el presidente venezolano, Hugo Chávez, con el rey Juan Carlos, durante el cual el monarca le dirigió esa frase.
aflq


Imagen

Incidente "porque no te callas"... chachalaca?

Chile se alinea: “tenemos un grado más alto de alianza” con España

Enrique Gutiérrez (Corresponsal y agencias)

Santiago, 12 de noviembre. El gobierno de la presidenta chilena, Michelle Bachelet, se alineó hoy con el rey Juan Carlos de Borbón en la polémica con el presidente Hugo Chávez y dijo que Chile tiene con España “un grado más alto de alianza” que con Venezuela, al tiempo que rechazó el ofrecimiento del mandatario venezolano de subsidiar un plan de transporte público en esta capital, conocido como Transantiago.

A su Majestad, respeto pero no obediencia: Roy Chaderton

José Antonio Román

Exige el PP llamar a consultas al embajador venezolano en España

Armando G. Tejeda (Corresponsal)

Madrid, 12 de noviembre. El derechista Partido Popular (PP), cuyo presidente “de honor” es José María Aznar, exigió hoy al gobierno del socialista José Luis Rodríguez Zapatero que llame a consultas al embajador en Venezuela como gesto de protesta por la discusión abierta con el mandatario de ese país, Hugo Chávez Frías.

Ex esposa de Chávez contra las reformas constitucionales

Reuters y Afp

“¿Por qué no te callas?” inspira bromas en Internet

Dpa y Notimex

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Chávez: Yo no quiero ningún conflicto con el Rey

Rechaza el presidente venezolano que haya “irrespetado” al monarca y lamenta la supuesta “manipulación” del asunto por parte de medios europeos y americanos 11:57
  • Advierte Castro de posible magnicidio contra Chávez 10:38
  • Juan Carlos “reina, pero no gobierna” en España
  • “¿Por qué no te callas?”, el ringtone de moda en España 00:08
  • Audio: El ringtone de moda ¿Por qué no te callas?
  • Video: Calla el Rey Juan Carlos a Hugo Chávez
  • Video: Responde Hugo Chávez al Rey
  • El inicio de la polémica: Regaña el rey a Chávez
  • Porque el miedo a Chavez?

    El dilema

    René Drucker Colín

    leer completa
    (...)

    Los virulentos ataques de algunos sectores de la sociedad mexicana y de algunos comunicadores hacia Hugo Chávez sólo muestran la enorme miopía que padecen en cuanto a las posibilidades que un cambio en la política hemisférica, pudiera en el futuro favorecer el desarrollo latinoamericano. Se prefiere el orden establecido a enfrentar el sometimiento que se ha padecido desde la posguerra.

    Desde el poder en México, cualquier alianza que represente un viraje o enfrentamiento al orden establecido, se considera una amenaza. Y no es que Chávez o los otros gobiernos más socialistas que han sido recientemente elegidos en otros países latinoamericanos tengan la verdad en la mano, pero lo que sí tienen es el valor de procurar generar un cambio, con todo y sus riesgos y posibles errores.

    ¿Que no será tiempo de que México haga lo propio antes de que el pozo nos entierre a todos? El dilema, pues, está entre definir si podría la clase política arriesgar con inteligencia modificaciones a las estructuras económica actuales o preservar lo que a todas luces no estimula el crecimiento nacional.

    Jornada

    Los nuevos encomenderos

    Luis Hernández Navarro

    Finalmente se produjo el encontronazo. Durante la Cumbre Iberoamericana efectuada en Chile el pasado 9 y 10 de noviembre, los presidentes Hugo Chávez y Néstor Kirchner lanzaron duras críticas a las empresas españolas asentadas en América Latina. No fue de gratis. El pleito tiene una larga historia detrás.

    Eran otros tiempos. La fiebre antimigrante y los prejuicios antisudamericanos no se habían hecho aún epidemia en España. Cuando Evo Morales, el líder cocalero, quiso entrar a Madrid para asistir a una reunión internacional, fue detenido por la policía migratoria. Como no llevaba consigo 500 dólares que acreditaran que no iba a buscar trabajo, no lo querían dejar entrar al país.

    “Querían deportarme porque no tenía ese dinero –contó Evo en mayo de 2006, durante la cuarta Cumbre Unión Europea-América Latina, realizada en Viena–. Pero yo les dije que tras 500 años de explotar nuestros recursos, no había 500 dólares.”

    Al final, un policía lo despidió con una frase que el hoy presidente de Bolivia recuerda bien: “Esas cosas del pasado hay que discutirlas, debatirlas…”

    ¡Esas cosas del pasado! España perdió sus últimas colonias americanas en 1898, pero desde hace dos décadas emprendió la reconquista. Frente a las antiguas colonias, la nueva derecha ha desempolvado los arcaicos prejuicios de su sublimada edad imperial.

    España es América y América es España funge –nos recuerda Eduardo Subirats– como un arcaico eslogan administrativo, ya no de Guerra Justa contra Indios, ciertamente, pero sí al menos de título implícito de una propiedad intelectual sui generis. América Latina es, para la nueva vieja derecha, “Nuestra América”. No la de José Martí, sino la de Hernán Cortés. O, mejor aún, la de las grandes trasnacionales españolas.

    Entusiasta con esta relación, Trinidad Jiménez, secretaria de Estado para América Latina del reino español, declaró al periódico El País (15/9/07): “el futuro de España como país está en América Latina”. Y agregó: “en general, las empresas españolas están muy bien en América Latina. A todas les va bastante bien, todas ellas tienen interés en seguir invirtiendo”.

    Las cifras así lo corroboran. España es el principal inversionista europeo en la región y el segundo global después de Estados Unidos. Las empresas ibéricas se ubicaron en posiciones de liderazgo, aun en mercados usualmente dominados por Washington. En unos cuantos años compañías de base nacional del sector financiero, de energía y comunicaciones, se transformaron, gracias a la reconquista española, en consorcios trasnacionales. Esto da idea de la importancia que han adquiridos las siete empresas que más han invertido en el área: Repsol, Santander Central Hispano (SCH), Banco Bilbao Vizcaya (BBVA), Telefónica, Endesa, Gas Natural e Iberdrola.

    Durante 2004, 49 por ciento de las utilidades del BBVA, 41 por ciento de Telefónica y 35 por ciento de SCH provinieron del mercado latinoamericano. Los bancos BBVA y SCH tomaron el control de un tercio de los activos extranjeros en este territorio. Tan sólo Telefónica tiene previsto invertir unos 13 mil 600 millones de dólares en Latinoamérica entre 2007 y 2009. Desde 1990 ha invertido más de 77 mil millones de euros en el continente. En 2009 quiere tener 150 millones de clientes.

    Esta situación ha provocado una curiosa percepción sobre estas empresas entre los habitantes de América Latina. La imagen dominante sobre su papel está muy lejos de ser positiva.

    Según los encuestados por el Latinobarómetro, a la hora de valorar las consecuencias de las inversiones de capital español 29 por ciento cree que han sido beneficiosas para su país y 36 por ciento que no. Pero, a pesar de estas ganancias extraordinarias, la situación ha comenzado a cambiar. Gerardo Díaz Ferrán, presidente de las cámaras patronales españolas, ha manifestado su preocupación por la inseguridad jurídica que existe en Venezuela, Bolivia y Ecuador. Intelectuales y medios de comunicación de la península han prendido las señales de alarma ante el “populismo” y el “indigenismo” de líderes políticos.

    Y es que la medicina que han comenzado a probar en la región les ha resultado un poco amarga. El primero de mayo de 2006 los teletipos dispararon un escueto cable: “Evo Morales nacionaliza los hidrocarburos”. Una de las principales empresas trasnacionales ibéricas, Repsol YPF, la petrolera sin petróleo y gasera sin gas, estaba en capilla.

    Con un casco color blanco y un pequeño megáfono, el mandatario boliviano anunció: “Se acabó el saqueo de nuestros recursos naturales por empresas extranjeras”. Y explicó cómo la nacionalización se inscribía “en la lucha histórica de las naciones, los movimientos sociales y los pueblos originarios por reconquistar nuestras riquezas como base fundamental para recuperar nuestra soberanía”.

    Además de su vocación por devolver a su país la soberanía expropiada, a lo mejor Evo recordó que en las elecciones presidenciales Repsol apostó por Tito Quiroga, el candidato de derecha que representaba los intereses de la gran burguesía. Nada nuevo. Esta empresa hizo los mismo en Argentina: respaldó a Carlos Menem contra Kirchner. No en balde el mandatario argentino saliente recordó en la última cumbre que “los empresarios españoles me corrían de todos lados y yo no tuve más remedio que pelear.”

    La presencia española en América del Sur se ha vuelto complementaria y, hasta cierto punto, sustituta de la tradicional hegemonía estadunidense. Los nuevos encomenderos vienen no sólo a “hacer la América”, sino a quedarse con ella. Desafortunadamente para ellos, hay pueblos y gobiernos que no están dispuestos a permitirlo. Esas cosas del pasado no pueden volverse las del presente.

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    Hugo Chavez se retire du fmi et de la banque m

    Ne condamnons pas Chávez trop vite

    La reconquête espagnole...

    Courrier international

    SOMMET IBÉRO-AMÉRICAIN


    Les mots vifs propos échangés entre le président vénézuélien et le roi d'Espagne lors du XVIIème sommet ibéro-américain ont suscité des commentaires acerbes dans la presse latinoaméricaine, le plus souvent contre Chávez. Mais pour le quotidien de gauche Página 12, ce dernier n'a pas forcément tort de s'en prendre à certaines entreprises espagnoles.







    Hugo Chávez et son homologue nicaraguayen Daniel Ortega
    AFP

    Les propos d'Hugo Chávez sur le rôle des entreprises espagnoles en Amérique latine ont beau être destinés à flatter l'opinion publique, ils n'en correspondent pas moins à une idée très répandue dans la région. Concrètement, tout a commencé dans les années 90, avec la vague de privatisations facilitée par les gouvernements néolibéraux de Carlos Menem en Argentine, d'Alberto Fujimori au Pérou, de Fernando Henrique Cardoso au Brésil, et par les différents présidents qui se sont succédé en Equateur, au Venezuela, en Colombie et en Amérique centrale.

    Le Nicaraguayen Daniel Ortega, dans l'allocution qui a suivi celle de Chávez au Sommet ibéroaméricain [il s'est tenu du 8 au 10 novembre à Santiago du Chili], est revenu sur un cas emblématique : la compagnie d'électricité Unión Fenosa, qui a une dette de 50 millions de dollars avec l'Etat du Nicaragua. Le leader sandiniste l'a décrite comme "une structure mafieuse (…) au sein de l'économie mondiale".

    Mais l'Espagne, à partir du gouvernement de Felipe González, a fait bloc pour défendre ses entreprises, malgré des accusations — fondées — de corruption. Et c'est le conservateur José María Aznar qui a mené la deuxième étape de l'expansion des entreprises espagnoles en Amérique latine. Le leader du Parti populaire, qualifié de "fasciste" par Chávez [ce qualificatif, répété plusieurs fois au cours de la dernière séance du sommet, a poussé le roi Juan Carlos a rembarrer le président vénézuélien d'un peu usuel "mais pourquoi tu ne te tais pas!"], a mis la politique extérieure de son pays au service d'intérêts privés. Un sujet très sensible dans la région, et plus particulièrement au Venezuela.

    Chávez a montré du doigt Aznar et les grandes entreprises espagnoles, les traitant de "complices" du coup d'Etat d'avril 2002 dirigé contre lui. Rappelons que le ministre des Affaires étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, avait reconnu en novembre 2004 qu'Aznar avait légitimé le putsch qui a brièvement évincé Chávez du pouvoir. "Je l'ai dit, et je le répète, (Aznar) a soutenu le coup d'Etat, il lui a donné une légitimité internationale". Hier [dimanche 11 novembre], Chávez non seulement ne s'est pas tu [le président vénézuélien a donné une conférence de presse affirmant qu'il ne faisait aucun méa culpa] , mais encore il a demandé au roi Juan Carlos s'il était lui aussi au courant [du coup d'état de 2002 au Vénézuéla].

    Mercedes López San Miguel
    Página 12


    Espagne-Venezuela : les mots qui fâchent
    Le sommet ibéro-américain a été marqué, le 10 novembre, par une altercation entre le roi d'Espagne Juan Carlos II et le président vénézuélien, Hugo Chávez. L'incident s'est produit lorsque Chávez a traité l'ancien chef du gouvernement espagnol, le conservateur José Maria Aznar, de "fasciste" pour avoir soutenu un coup d'Etat avorté de 2002 qui visait à le destituer de la présidence du Venezuela. L'actuel chef du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, a pris la défense de son prédécesseur en tant que dirigeant "élu démocratiquement", mais il a été interrompu à plusieurs reprises par le président vénézuélien.
    Le roi d'Espagne, s'est alors interposé en lançant à ce dernier un peu diplomatique : "Pourquoi tu ne te tais pas ?"
    L'Espagne cherche à présent à minimiser l'affaire, parlant d'un "incident" qui n'aura pas de conséquences sur les relations avec Caracas. Chávez, de son côté, joue les fiers-à-bras : "Ce qui est sûr, c'est que je ne l'ai pas entendu. Il a eu de la chance, monsieur Juan Carlos. Je ne sais pas ce que je lui aurais dit", a-t-il affirmé, de retour au Venezuela.
    Dessin de Falco

    Et le roi se taise!

    Continue la polémique

    Hugo Chavez demande des comptes à Juan Carlos

    NOUVELOBS.COM

    "Le roi ne me fera pas taire", déclare le président vénézuélien, poursuivant la polémique avec l'Espagne après sa vive altercation avec Zapatero.

    Juan Carlos - Hugo Chavez (Sipa)

    Juan Carlos - Hugo Chavez (Sipa)

    Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a poursuivi dimanche 11 novembre sa polémique avec l'Espagne en demandant au roi Juan Carlos s'il était au courant de la tentative de coup d'Etat contre lui en avril 2002, en ajoutant: "Le roi ne me fera pas taire".
    "Monsieur le roi, étiez-vous au courant du coup d'Etat contre le Venezuela, contre le gouvernement démocratique et légitime du Venezuela, en 2002 ?", a lancé calmement Hugo Chavez en présence des journalistes devant son hôtel à Santiago du Chili, lieu du 17e sommet ibéro-américain achevé samedi.

    "Pourquoi tu ne te tais pas ?"

    Lors du dernier jour du sommet ibéro-américain qui se tenait à Santiago, Hugo Chavez avait eu une vive altercation avec le président du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, à propos de José Maria Aznar, prédécesseur de José Luis Zapatero.
    Hugo Chavez avait qualifié à plusieurs reprises José Maria Aznar de "fasciste", notamment pour avoir entériné rapidement le coup d'Etat contre lui en avril 2002. José Luis Zapatero l'avait alors appelé à plus de respect.
    Comme le président vénézuélien ne cessait d'interrompre José Luis Zapatero, le roi d'Espagne lui avait lancé avec fermeté: "Pourquoi tu ne te tais pas ?". En vain, puisque Hugo Chavez avait poursuivi ses attaques jusqu'à ce que le roi, excédé, sorte de la salle.
    La présidente chilienne, Michelle Bachelet, était alors sortie et avait ramené le roi quelques instants plus tard.

    "Il ne me fera pas taire"

    Hugo Chavez a rétorqué dimanche: "Que le roi soit le roi, il ne me fera pas taire". "Nous avons 500 ans ici et jamais nous ne nous tairons, et encore moins sur l'injonction d'un monarque", a-t-il ajouté. "Nous sommes tous égaux, il faut en finir avec les mauvaises habitudes monarchistes. Nous ne sommes les sous-fifres d'aucune couronne"', a-t-il dit.
    Toutefois, le président Chavez a souhaité que les relations avec l'Espagne demeurent au même niveau, tout en assurant n'avoir aucun regret. "Je n'ai pas le moindre mea culpa, tout ce que j'ai fait, c'est de dire ma vérité", a-t-il affirmé.

    Contre-réunion alternative

    Le président vénézuélien a déjà déclaré, après l'incident avec la délégation espagnole, qu'il avait aussi droit au respect: "Je réclame le respect, parce que moi, je suis aussi un chef d'Etat, et élu démocratiquement (…) "La différence, c'est que j'ai été élu, et élu à trois reprises, avec 63%", a-t-il déclaré, selon le quotidien El Mercurio.
    Hugo Chavez est resté à Santiago pour prendre la parole durant deux heures au "sommet des peuples", une contre-réunion alternative au sommet ibéro-américain, qui a réuni à Santiago de jeudi à samedi 22 chefs d'Etat et de gouvernement d'Amérique Latine et de la péninsule ibérique.

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