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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT MEXICAIN EST ENTRE EN GUERRE SAINTE CONTRE SON PROPRE PEUPLE. ARRESTATIONS ARBITRAIRES D'HOMMES POLITIQUES COMME DE SIMPLES PASSANTS QUI AVAIENT LE MALHEUR DE SE TROUVER AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT, GENERALISATION DU VIOL DES PRISONNIERES, DE LA TORTURE Y COMPRIS SUR DES ENFANTS DE HUIT A DOUZE ANS , CENSURE DE TOUTE OPPOSITION... LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER. El nuevo gobierno mexicano a entrado en guerra santa contra su propio pueblo. Imposición, traición, doble discurso, ruptura del pacto social, ningún respeto por los derechos humanos con la consiguiente tortura, prisión, muerte de luchadores sociales e inocentes. Censura y desprecio por la cultura y la educación.... LA LUCHA COMIENZA.
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samedi 29 mars 2008

Videojuegos

Jornada

Videojuegos, más allá de la diversión

Marie Leiner y Banner Ramírez *

Uno de los más populares medios de diversión para niños y jóvenes son los videojuegos, mismos que constituyen una industria millonaria en boga: sus ventas superan las de música: en 2006 vendieron 31.6 mil millones de dólares y al año siguiente 37.5 mil millones. Es tal el auge del mercado de videojuegos que se espera un crecimiento anual de 9.1 por ciento a partir de 2007 para obtener una ganancia en 2011 de 48.9 mil millones de dólares. Se trata de una industria con un ciclo comercial impresionante, perfectamente planeado, dirigido a niños a partir de los dos años y hasta los 17 años. Sin embargo, esperan ampliar el rango de edades con videojuegos para bebés que, prometen, “elevarán su inteligencia”.

(...)

Varios estudios científicos han planteado aspectos adversos en el usuario de videojuegos (ataques epilépticos, debido al impacto que causan en el cerebro ciertos colores usados en la animación; sobrepeso y obesidad, e insensibilidad hacia la violencia en la vida real como resultado de una desmedida exposición a la brutalidad presentada en los videojuegos); sin embargo, no han logrado probar los efectos directos principalmente en el contexto de la violencia. Las principales razones que dificultan obtener esta evidencia incluyen que vivimos en un mundo multifactorial donde es difícil relacionar un solo hecho específico (causa) como originario de una acción (efecto) sin considerar el contexto. Sin pruebas contundentes de su efecto adverso será difícil lograr cambios radicales en el contenido de los juegos. Lo más probable es que sólo siga habiendo restricciones endebles durante la compra del juego, ligadas a los ratings establecidos de acuerdo a la edad del comprador. Aunque no sabemos, y quizá no sepamos a corto plazo si los videojuegos causan efectos adversos en los usuarios, es indudable que su contenido es inapropiado para niños y adolescentes y que las restricciones para su consumo son muy pocas.

Así lo demostró un estudio de El Colegio de Chihuahua y la escuela de administración de la Universidad Autónoma de Ciudad Juárez que catalogó la diversión proporcionada por seis populares videojuegos. En sólo media hora de uso un “principiante” presenció golpes y heridas (6), flujo masivo de sangre (2), uso de armas, pistolas o cuchillos (10), robo de vehículos (5), asesinatos (17), golpes (2), atropellamiento con vehículos (25), intentos de asesinato (2), uso de drogas (1), sexo explícito (1), lenguaje obsceno (2) y robos-asaltos (3).

Otro juego incluyó 35 asesinatos, 18 intentos de asesinato, 54 expresiones obscenas, y 23 exhibiciones de flujo masivo de sangre. El resto ofrece la misma “edificante” temática con variaciones como atropellamiento de ancianos, sin que falten las sexo-servidoras.

Todos los juegos pueden comprarse sin restricciones. En este estudio el principiante sólo jugó tres horas y media, pero un usuario avanzado, como son la mayoría de los jóvenes, poseen códigos que pueden buscar en Internet, y como jugadores se pueden volver invencibles y tener acceso a más “diversión”.

¿Necesitamos más investigaciones para demostrar los efectos adversos de los videojuegos o con lo que sabemos ya es suficiente para forzar cambios en el contenido?

* Marie Leiner, investigadora de El Colegio de Chihuahua, la Universidad de Texas Tech y la Universidad Autónoma de Ciudad Juárez realizó junto con Banner Ramírez, de la UACJ, la investigación aquí resumida que presentarán en el octavo congreso del IACAPAP 2008 en Estambul, Turquía, y en el congreso anual de las Asociaciones de Pediatría (PAS) en Hawai

jeudi 15 novembre 2007

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Dans la peau d’un clandestin mexicain

Au centre du Mexique, dans le parc d’aventures EcoAlberto, on peut, le temps d’une nuit, jouer à l’immigrant. Tenter de passer le Rio Bravo malgré les policiers et se faire très peur.

D’EL ALBERTO) HIDALGO
Le faisceau du projecteur passe rapidement d’un arbre à l’autre, détaille les branches et fouille l’obscurité des fourrés. Des sirènes de police retentissent : “Arrêtez ! Vous ne devez pas traverser le fleuve”, hurle une voix au mégaphone dans un anglais haché. Une camionnette blanche apparaît sur le pont, les lumières rouges et bleues d’une voiture de patrouille clignotent entre les arbres. Des coups de feu déchirent la nuit. “Baissez-vous ! Restez groupés !” ordonne un homme au visage dissimulé sous une cagoule en laine noire. “Ne bougez plus !” Le faisceau lumineux est prêt à atteindre les corps tapis dans l’obscurité. “Courez jusqu’au bord du fleuve, vite !” ordonne l’homme masqué. C’est par là que passe le chemin vers “l’autre côté”, le nord du Rio Bravo.
En réalité, le Texas, la Californie et l’Arizona se trouvent beaucoup plus loin. Au moins 1 000 kilomètres séparent la frontière américaine de cette rivière [la Tula] et du village le plus proche, El Alberto. Mais les habitants d’El Alberto ont décidé d’employer les grands moyens pour informer leurs visiteurs des dangers de l’émigration : ils ont mis sur pied une expédition nocturne simulant le passage illégal de la frontière. L’activité attire chaque semaine de nombreux curieux venus de la capitale mexicaine, à environ trois heures de route.
Carlos, 24 ans, et Jenny, 23 ans, tous deux étudiants en médecine, font partie du groupe de cette nuit, qui comprend des familles au complet. Ils ont réussi à descendre au bord du fleuve et se sont retrouvés trempés, enfoncés dans la boue jusqu’au mollet, pendant que la lumière du projecteur continuait à poursuivre leurs trente compagnons, gênés dans leur progression par leurs grosses chaussures et leurs vêtements imperméables. Carlos, qui ne prenait pas l’équipée très au sérieux, est venu en tongs. Maintenant, il doit se battre pieds nus contre la boue et conquérir chaque mètre de terrain. Pourquoi participe-t-il volontairement à cette dure bataille ? “Par goût de l’aventure, explique-t-il, mais surtout parce que je veux savoir ce que vivent nos compatriotes qui traversent la frontière clandestinement.” Le père de Jenny a vécu de nombreuses années à Chicago, “mais il avait obtenu un permis de travail”, précise-t-elle. Deux de ses oncles n’ont pas eu la même chance. “Ils ont dû se débrouiller pour passer de l’autre côté. Ils ont dû vivre la même situation que nous maintenant. Ou pire.” Mais l’heure n’est pas aux longues conversations. “Vite, dépêchez-vous”, leur intime l’homme cagoulé. En haut de la berge, sur la route, apparaît à nouveau la camionnette blanche. “Sortez, nous savons que vous êtes là”, crie la voix dans le mégaphone. “Eteignez vos lampes”, murmure l’homme masqué, qui nous dira plus tard s’appeler Poncho. “Quand on passe de l’autre côté, on ne connaît rien ni personne et on est obligé de faire confiance à quelqu’un. On ne sait pas qui c’est, d’où il vient, et c’est pour ça qu’il n’a pas de visage”, explique-t-il. C’est pourquoi il se cache sous une cagoule noire. Lui, il a déjà traversé plusieurs fois la frontière, comme d’autres habitants d’El Alberto. Ce village ñahñú compte 2 125 personnes, dont seulement un peu plus du tiers vivent encore dans ce coin de montagne aride de l’Etat d’Hidalgo. Certains sont allés tenter leur chance à Mexico ou à Tijuana. Mais la majorité est partie “au nord”, à Las Vegas, Salt Lake City ou Phoenix.
“Emigrer ? Non. Heureusement, je n’en ai pas besoin, dit Carlos. Notre avenir est dans notre pays.” Le reste du groupe, hommes, femmes et enfants, est arrivé sur une route. La marche nocturne de presque deux heures au milieu des cactus, le long de cours d’eau boueux et sur des pentes pierreuses, les a épuisés. Dans un coin sombre, quatre camionnettes les attendent pour les emmener quelques centaines de mètres plus loin. Une fois installés à l’arrière, ils ont un moment pour se reposer. Et parler.
Longtemps, les habitants d’El Alberto n’ont pas eu d’autre choix que d’émigrer. “Ici, la vie n’était pas possible pour eux. Ils partaient tout de suite après avoir terminé l’école”, raconte Poncho. Il garde le silence un moment, puis se met à parler de sa jeunesse, de l’époque où il marchait pieds nus et était vêtu de haillons. “Récemment encore, El Alberto ne figurait sur aucune carte, précise-t-il. Ceux qui y naissaient étaient condamnés à une vie de misère.” Mais un jour, il y a dix ans, une source d’eau thermale a surgi du sol. Une chance pour le village. Ensemble, les habitants ont organisé le travail et construit le parc EcoAlberto, qu’ils ont doté de plusieurs piscines, d’un toboggan, d’un restaurant, d’une aire de camping et de cabanes pour les touristes venus passer le week-end.
Soixante-huit personnes font office de figurants

Conformément à leurs traditions, les Ñahñús d’El Alberto se répartissent les tâches à accomplir pour faire fonctionner le village. Les membres de la communauté qui sont déjà partis vivre ailleurs doivent également apporter leur contribution. Lorsqu’ils sont élus par l’assemblée, ils reviennent au village pour des périodes pouvant aller jusqu’à trois ans afin de s’acquitter des tâches communautaires. Ils ne reçoivent pas de salaire pour cela. C’est ce que font maintenant le délégué Bernadino Bautista et le sous-délégué Enrique Bolívar. Ce dernier vit depuis vingt ans aux Etats-Unis, où il travaille dans la construction. Il vient régulièrement rendre visite à sa famille. Cette fois, il va rester un an pour remplir son devoir. “Nous voulons créer des emplois, pour que les gens aient un avenir au village et qu’ils puissent choisir entre rester ou partir, explique-t-il. Les Américains ne veulent pas que nous puissions continuer à entrer”, dit-il à propos du nouveau mur actuellement en construction à la frontière et du refus du Sénat américain de légaliser les sans-papiers. L’expédition nocturne a été créée pour soutenir le développement local. Cette randonnée peu ordinaire coûte vingt dollars et inclut l’accès aux bains. Elle fait travailler chaque week-end soixante-huit personnes, qui jouent les rôles de “coyotes” [passeurs] et d’agents de l’immigration ou s’occupent de l’organisation. “La première s’est déroulée il y a trois ans”, se souvient Poncho. Toutefois, cette activité n’a pas encore reçu l’autorisation des autorités, qui trouvent qu’elle peut servir d’entraînement à ceux qui veulent traverser la frontière. “C’est complètement absurde, s’insurge Poncho. Nous entraînons plutôt les gens à rester. Nous voulons qu’ils prennent conscience des risques qu’on court sur le chemin.”
Pendant que nous parlions, la police de l’immigration s’est rapprochée. La plupart des randonneurs nocturnes parviennent à se cacher in extremis. Accroupis dans les fourrés, ils attendent en silence. De l’autre côté des buissons, deux hommes en tenue de camouflage fouillent l’obscurité avec leurs torches. Des cris déchirent soudain le silence de la nuit. Deux hommes sont à genoux. Les agents les frappent, les menottent et les emmènent. Peu après, Poncho annonce la fin de l’alerte. Les marcheurs reprennent leur chemin en petits groupes, d’abord les enfants, puis les femmes et les hommes. Ils passent devant un homme étendu sur le bas-côté. Il a l’air mort. Un symbole pour les milliers de personnes qui ont perdu la vie sur la route du Nord.
Il est trois heures et demie du matin. Les randonneurs, exténués, boivent une tasse de café. “J’ai eu très peur”, confie Emma Hernández. Mais elle est contente, parce qu’elle a “osé le faire”. La jeune femme est venue avec son fils de 5 ans. “Son père vit aux Etats-Unis et j’ai voulu lui montrer ce qu’il avait dû endurer.” Carlos aussi est content. “C’était une expérience extraordinaire, affirme-t-il. Même sans chaussures, je suis allé jusqu’au bout.” Demain matin l’attend la suite de son programme touristique. Une promenade en bateau, en plein jour et sans personne à ses trousses.

Paru dans: Cointernational
Wolf-Dieter Vogel
La Jornada

mardi 16 octobre 2007

Ce n'est pas le Mexique

C'est la seule chose qui on trouve sur le Mexique?????

Mexican Motor Mafia, le carnage épicé

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Écrit par Dragonsquall
Le Mexique, large pays coupé en deux par le Río Bravo, avec plus de 100 millions d'habitants, compte aussi comme un des pays les plus hostiles du continent Américain, mais aussi un haut lieu touristique. Dans le jeu Mexican Motor Mafia, il ne sera pas question de tourisme, mais bel et bien d'action pure et dure mélée à la recherche de gangs motorisés plus dangereux les uns que les autres.

Mexican Motor Mafia le testThe "priest" (le prêtre), leader du gang "The Four Red Texas", s'est échappé de prison. La bande sanguinaire a vite retrouvé celui qui avait dénoncé et mis à l'ombre le big boss, et c'est d'une balle dans la tête que le pauvre innocent a fini. The Priest, non sans besoin d'une autre garantie sur la vie, a également enlevé les enfants de celui qui l'a mis en prison, et abattu un officier de Police en fonction.

Ce policier est votre frère. Cela vous suffit pour poursuivre le gang à bord de votre véhicule à travers tout le Mexique, en cherchant des indices là où on peux en trouver.

Un semblant de GTA aux allures de Death Rally

Mexican Motor Mafia (MMM) est un jeu qui à la fois est unique et renoue avec un genre déjà vue au moins par deux fois. Très proche de Death Rally par son coté carnage en vue de dessus, contre des criminels de la route, rappelle également les deux premiers opus de la très célébre saga Grand Theft Auto. Incroyablement fun comme ses deux cousins, il saura se faire remarquer par le coté recherche qui est mis en avant entre deux combats. GTA Like gratuitEn effet, pour pouvoir suivre convenablement les traces du gang de The priest, il faudra quelques fois postuler pour des jobs très spéciaux comme arrêter un gang de truants qui terrorise la ville, ou même faire du trafic de marchandise, avec à la clé un joli pactole qui vous permettra de vous acheter une nouvelle voiture, des armes ou d'autres marchandises.
Le commerce est assez actif dans MMM, et pour gagner de quoi devenir plus redoutable il sera nécessaire de trouver de la marchandise à revendre plus cher dans certaines villes où cette même marchandise est plus rare.

Vous n'engagez pas toujours vous même les rencontres, et certaines fois vous aurez affaire à certains bandits de grand chemin prêt à vous mettre à l'état de cendre simplement car vous avez croisé leur chemin.

Petit à petit, lors du jeu, vous rencontrerez les divers participants du gang de The priest, grâce aux indices fournis dans les divers commerces des villes de ce Mexique ultra-violent. Il s'agira alors de les provoquer en duel à mort en utilisant grâce à un viseur contrôlé par la souris, les diverses 18 armes présentes dans le jeu. On y retrouvera le classique Fusil à Pompe, comme un très puissant AK 47, ou même un lance grenade, ou des cocktails explosifs. Vous aurez également le choix parmi 16 voitures différentes aux caractéristiques diverses. Certains véhicules vous permettent d'avoir plus de place pour stocker vos marchandises ou vos armes, sont plus ou moins résistants et rapides. A vous de gérer les caractéristiques qui vous intéressent selon la nature de la mission envisagée. On retrouvera, peut être par clin d'oeil à la saga "Retour vers le futur", la très célébre De Lorean DMC-12.

L'auteur donne à disposition à qui le voudra, une version réduite dans le temps (environ deux heures de jeu) mais complète aux niveau des fonctionnalités.

Maintes fois récompensés, le jeu Mexican Motor Mafia saura vous offrir de très bons moments de jeu, malgré sa relative courte durée de vie (environ 6 à 8 heures).

Télécharger la démo jouable du jeu Mexican Motor Mafia
Mexican Motor Mafia, la fiche
Le site Officiel

jeudi 5 juillet 2007

Sensations fortes garanties

Le monde

Quand traverser la frontière devient un jeu pour les Mexicains


LEMONDE.FR | 03.07.07 | 19h39 • Mis à jour le 03.07.07 | 19h39
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Chaque nuit, ils sont une vingtaine à tenter de traverser la frontière. Se frayer un chemin dans l'obscurité, avancer à pas de loup et, surtout, ne pas se faire repérer par les projecteurs des patrouilles douanières. La "Border Patrol" rode, prête à lâcher les chiens... Bienvenue dans le parc d'aventure EcoAlberto ! Sensations fortes garanties.


Ces Mexicains sont en fait à environ 1100 kilomètres de la frontière avec les Etats-Unis, dans un petit village de l'Etat d'Hidalgo, au nord de la capitale, où vit la communauté indigène Hñahñu. Les touristes ont payé 100 pesos (7 €euros) pour vivre le grand frisson avec cette expédition nocturne ("Caminata nocturna"). Pendant cinq heures, ils vont marcher dans le froid, piétiner dans la boue, monter dans le coffre de camions, courir dans les champs de blé ou encore traverser le fleuve local, El Tula. Et à chaque instant, la police veille.

L'aventure semble bien réelle avec les jeux de lumière des effets spéciaux et l'expérience des organisateurs. Les membres de la communauté ont, pour la plupart, déjà tenté de passer de l'autre côté. "J'ai été 'coyote' pendant de longues années", avoue Poncho, en évoquant son passé de passeur. Dans le parc, il a gardé ce rôle. C'est lui qui, le visage constamment caché par une cagoule et un chapeau, guide ses touristes-clandestins à travers la nuit. "Chaque groupe est différent. L'itinéraire dépend de leur condition physique", précise-t-il.

"ETRE MIGRANT N'EST PAS UN CHOIX"

Pour Poncho, cette attraction n'est pas qu'un simple jeu. "Ce n'est surtout pas un terrain d'entraînement pour les candidats au départ", prévient-il pour couper court à la polémique faite autour de cette marche nocturne. "C'est un exercice de conscience sociale. A la fin de l'activité, les gens viennent me dire qu'ils n'auraient pas imaginé ressentir une telle peur au ventre." Et poursuit : "Etre migrant, ce n'est pas un choix".

Le village indigène El Alberto a perdu la moitié de ses habitants, qui ont voulu tenter leur chance pour vivre le rêve américain. La frontière la plus surveillée au monde voit passer chaque année près de 400 000 Mexicains. Un passage qui devient de plus en plus infranchissable à mesure que les tronçons de béton se dressent le long des 3200 kilomètres de frontière. "Au parc EcoAlberto, il n'y aura jamais de mur", prévient Poncho.

Au cours de la traversée, il est possible de voir sur un flanc de colline plusieurs centaines de bougies allumées qui représentent le nombre de migrants issus de la communauté. La plupart ont élu domicile à Las Vegas ou Salt Lake City. "Ce parc 100 % Hñahñu a été crée pour rendre hommage aux villageois partis, nos héros", explique-t-il. Les Mexicains sont financièrement aidés par les membres de leur famille qui ont préféré partir. Cet argent, appelé remesas, constitue depuis plusieurs années la principale source de revenus du pays avec les revenus pétroliers. En 2006, quelque 23 milliards dollars (environ 17 milliards d'euros) ont transité des Etats-Unis au Mexique.

"Aujourd'hui, nous avons notre propre source de revenus grâce aux ressources naturelles du site", se félicite Poncho. Au total, quelque 3 000 Mexicains ont découvert le parc d'écotourisme, financé par la commission nationale pour le développement des villages indigènes. Une réussite pour EcoAlberto, qui célèbre ses trois ans en juillet : aujourd'hui, cette petite entreprise emploie des Mexicains n'appartenant pas à la communauté. Le village, ancien point de départ pour les candidats à l'exode, est aujourd'hui devenu terre d'accueil.

Ségolène Allemandou

vendredi 11 mai 2007

Un mauvais goût rafraîchissant


Libération

Jeu. Sorti en février, le titre PSP de massacre général au Mexique a conquis son public.
«Chili con Carnage», jouissivement stupide
Par Bruno ICHER

Tandis qu'à intervalles réguliers, associations familiales, magistrats et joueurs s'empoignent vigoureusement au sujet de l'influence des jeux vidéo violents sur l'acné juvénile de mon petit cousin Kevin, Chili Con Carnage, petit jeu de rien du tout sorti fin février continue à faire rigoler tous ceux qui l'ont acheté. L'affaire se déroule au Mexique, terre de contraste, s'il en est, peuplée de solides gaillards moustachus possédant chacun la puissance de feu d'un cuirassé. Comme le soleil et la tequila rendent ce petit monde un brin nerveux (et qu'il s'agit quand même du but du jeu), tout est prétexte à fusillades nourries et à explosions meurtrières. Le graphisme cartoonesque et le scénario n'importe quoi font avancer cette aventure où tout peut se passer avec une seule constante : un mauvais goût rafraîchissant. L'un des premiers boss à abattre, par exemple, est une vieille femme obèse et infirme qui manie le hachoir à viande avec la dextérité d'un maître shaolin. Pour mémoire, citons également ce grand moment où le héros choisi par le joueur doit descendre de féroces mercenaires déguisés, pour une raison mystérieuse, en oiseaux géants. Le costume grotesque n'est pas sans rappeler la mascotte de la chaîne Direct 8 à ses débuts, un volatile surnommé Tuih-Tuih. Cela n'a aucun sens, mais ça soulage.
Dans ce registre «massacre de masse», Chili Con Carnage est une des nombreuses séquelles de la série GTA, dont le quatrième opus est en route. Toutefois, ce titre développé exclusivement pour la PSP a su prendre ses distances avec son modèle, grâce à une dérision omniprésente, parfois à la limite du ridicule, notamment dans les dialogues, mais qui convient parfaitement à l'humilité du propos. Cerise sur le gâteau avec la bande-son, puisque la tuerie perpétuelle se déroule sur fond d'un rap mexicain exotique en diable qui n'est pas sans rappeler les mélodies du narcocorrido, les chansons qui vantent les exploits des trafiquants de drogue de l'autre côté du Rio Grande.