Muy conveniente el FMI
Sobre el asunto del petroleo todo esta muy claro, el desgobierno quiere privatice y van cayendo mas chahuistles:
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Libellés : Economia, FMI, Latinoamerica
Roberto González Amador, enviado, y David Brooks, corresponsal
Roberto González Amador y David Brooks
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Vingt ans d'erreurs en Afrique ![]()
Alors que démarrent les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Washington, une évaluation interne implacable dénonce les politiques menées par la Banque dans le secteur agricole des pays d'Afrique subsaharienne. Compte rendu. ![]()
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La Banque mondiale, financée par les Etats riches pour réduire la pauvreté dans les pays pauvres, a longtemps négligé l'agriculture dans une Afrique subsaharienne accablée de misère, où la plupart des habitants dépendent de ce secteur pour vivre. C'est ce qui ressort d'une nouvelle évaluation interne de la Banque, consultable sur son site Internet depuis la semaine dernière. L'étude a été menée par une unité interne qui a évalué toutes les activités de l'organisation, et qui est responsable devant son conseil d'administration et son président, mais pas sa direction.
Dans les années 1980 et 1990, lorsque les gouvernements africains étaient confrontés à de graves crises budgétaires, la Banque a fait pression pour que le secteur public, souvent mal géré et inefficace, se retire de l'agriculture, en supposant à tort que les mécanismes du marché donneraient un coup de pouce à la croissance agricole. Résultat, selon l'étude, les paysans se heurtent maintenant à des obstacles concrets : prix exorbitants des engrais, manque de crédits et pénuries de semences améliorées. Depuis quelques années, les rendements des cultures céréalières en Afrique subsaharienne ont été inférieurs de moitié à ceux de l'Asie du Sud et d'un tiers à ceux de l'Amérique latine.
Alors que le débat s'intensifie sur la stratégie à adopter pour combattre la faim en Afrique, l'équipe d'évaluation recommande que la Banque, premier bailleur de fonds pour l'agriculture africaine, s'efforce avant tout d'aider les agriculteurs à se procurer des moyens indispensables pour cultiver et commercialiser davantage de produits alimentaires : engrais, semences, eau, crédits, routes. Une critique qualifiée de "cinglante et accablante" par le Pr Jeffrey Sachs, de l'université Columbia, à New York.
Mais la direction de la Banque, dans sa réponse écrite à l'analyse, a exprimé ses divergences de vues sur certains points ; elle fait une interprétation plus optimiste des données sur la croissance agricole. Néanmoins, elle assure avoir anticipé la principale recommandation de ses auteurs, à savoir investir davantage dans l'agriculture en Afrique subsaharienne. D'après le rapport, les prêts qu'elle a accordés à cette fin, qui étaient tombés à 123 millions de dollars en 2000 contre 419 millions de dollars en 1991, sont passés à 295 millions de dollars en 2005 et 685 millions de dollars en 2006. "Nous sommes d'accord sur l'idée générale de l'évaluation", assure le vice-président pour la région Afrique. "Ce que nous voulons souligner, c'est qu'une évaluation porte toujours un regard rétrospectif."
Tout en prenant acte de l'accroissement récent de l'aide, Vinod Thomas, qui a dirigé le Groupe indépendant d'évaluation, regrette le mauvais usage qui a été fait du financement limité de l'agriculture. "Les prêts accordés par la Banque ont été 'saupoudrés' sur diverses activités agricoles comme la recherche, l'agrandissement, le crédit, les semences et les réformes dans l'espace rural, mais sans reconnaître vraiment les synergies possibles entre elles afin de contribuer efficacement au développement agricole", a-t-il écrit.
Selon le rapport, la Banque, qui emploie environ 10 000 personnes, n'a affecté l'année dernière que 17 experts techniques au service qui traite du développement agricole et rural en Afrique subsaharienne. La stratégie de la Banque dans les années 1980 et 1990, qui consistait à encourager les gouvernements africains à réduire ou à supprimer les subventions pour les engrais, à libérer les prix et à privatiser, a peut-être amélioré la discipline budgétaire, mais elle n'a pas fait grand-chose pour la production alimentaire, estime le groupe d'évaluation.
On avait espéré que l'augmentation des prix des produits agricoles encouragerait les paysans à accroître les cultures, tandis que la concurrence entre négociants privés réduirait les coûts des semences et des engrais. Mais ces mécanismes du marché n'ont pas fonctionné comme prévu. "Tout reposait sur l'idée que si on cessait d'intervenir en faveur des plus pauvres d'entre les pauvres, les marchés résoudraient les problèmes", commente le Pr Sachs. "Mais les marchés ne peuvent pas, et ne veulent pas, prendre le relais quand les gens n'ont rien. Si on supprime l'aide, on les laisse mourir." ![]()
Celia W. Dugger
The New York Times
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Le FMI, refuge de politiciens en disgrâce ![]()
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"La désignation de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI montre qu'il faut considérer cet organisme international comme un refuge pour politiciens en disgrâce puisque, comme son prédécesseur, l'aznariste Rodrigo Rato, Strauss-Kahn a été vaincu dans les sphères de son propre parti", s'exclame La Jornada dans son éditorial.
Pour le quotidien de gauche mexicain, fervent militant antilibéral, "cette désignation souligne le contrôle antidémocratique et exclusif exercé par les Etats-Unis et l'Europe occidentale d'un commun accord sur les principaux organismes financiers internationaux : Washington se réserve de nommer les dirigeants de la Banque mondiale et l'Union européenne exerce le même privilège sur le FMI."
"La succession Rato - Strauss-Kahn ne change rien au fonctionnement du principal organisme financier multilatéral dont les directives ont causé tant de catastrophes économiques, sociales et politiques en Amérique latine. Face aux turbulences financières amplifiées par la globalisation, le FMI n'a pas d'autres remèdes que de sacrifier les secteurs majoritaires de la population, tranquilliser les investisseurs – surtout étrangers –, diminuer le secteur public, congeler les salaires et libérer les prix. Dominique Strauss-Kahn semble être l'homme indiqué pour continuer à donner ce genre de conseils", écrit La Jornada.
"Ce n'est donc pas un hasard si de plus en plus de gouvernements latino-américains, parvenant à la conclusion que le FMI n'apportait rien de bon à l'économie de leurs pays, ont soldé leurs dettes avec lui et se sont libérés de ses règles amères."
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Libellés : FMI
Courrier international
ARGENTINE • Confessions d’un ancien grand prêtre du FMI
Enemigos est un best-seller à Buenos Aires. Il retranscrit le dialogue entre un journaliste et un haut fonctionnaire du FMI. Une chronique incisive qui dévoile les errances de l’institution pendant la crise argentine.
Le style d’Enemigos [Ennemis] : la passionnante discussion d’un journaliste avec l’un des hommes clés du Fonds monétaire international dans les années 90, du journaliste argentin Ernesto Tenembaum, est un mélange de genre épistolaire et de roman de cape et d’épée appliqué au journalisme. L’intrigue est pourtant pauvre a priori, et résolument hermétique pour le commun des mortels, mais elle est traitée sous une forme audacieuse qui donne un contenu agréable et intelligent. Le sujet est particulièrement sensible pour les Argentins, habitués aux thèmes récurrents charriés par une économie chaotique et une hostilité déclarée au FMI. Une institution qu’ils tiennent pour responsable de toutes les erreurs d’aiguillage qui ont conduit le pays à la ruine. Dans un long échange par e-mail, Tenembaum converse sur un ton presque intime avec Claudio Loser, un Argentin également, qui a débuté sa carrière au FMI en 1972 et grimpé tous les échelons jusqu’à diriger le prestigieux département de l’Hémisphère occidental de 1994 à 2002. Cette fonction l’a amené à travailler sur la grande crise de l’économie mexicaine de 1995, plus connue sous le terme d’“effet tequila”, et à suivre l’évolution des programmes d’emprunts contractés auprès du FMI par l’Argentine pendant la décennie où Carlos Menem était au pouvoir [1989-1999]. Les questions de Tenembaum vont droit au but. Pourquoi le FMI a-t-il, de façon exceptionnelle, invité Carlos Menem à présider son assemblée annuelle en 1998 ? (A l’époque où Menem faisait campagne pour son deuxième mandat.) Cette initiative ne trahit-elle pas la complicité du FMI avec l’un des chefs d’Etat les plus corrompus de l’histoire argentine ? Pourquoi, lorsque Claudio Loser évoque le problème des dépenses publiques argentines, s’abstient-il scrupuleusement de s’étendre sur les gigantesques transferts d’argent dont l’Etat a pratiquement fait cadeau au secteur financier en privatisant le système des retraites ? L’opération ne démontre-t-elle pas que le FMI ne conçoit de parvenir à l’équilibre budgétaire qu’en faisant payer les plus faibles ? Pourquoi le FMI a-t-il recommandé et imposé des ajustements successifs à une économie en récession ? Quelle était la logique de cette politique qui, comme beaucoup d’économistes l’avaient signalé à l’époque et comme cela s’est vérifié par la suite, allait droit dans le mur ? Pourquoi les autorités du FMI n’ont-elles pas proposé une dévaluation à l’époque où cela pouvait encore se faire de façon ordonnée ? Pourquoi ont-elles concédé des prêts gigantesques, à la fin de 2000 et en août 2001, alors que, fortes des expériences précédentes, elles savaient très bien que cette aide ne permettrait pas d’éviter la faillite et ne servait qu’à donner plus de temps à la fuite des capitaux ? Le journaliste se demande de façon presque pathétique si les grands pontes du FMI possèdent finalement la moindre notion d’économie. Ou si leur rôle ne se limite pas qu’à donner un vernis de technicité à des politiques cherchant à favoriser le transfert des ressources des pays en voie de développement vers les secteurs financiers des pays plus puissants. Le livre ne manque pas de passion et de réflexion. Loser répond point par point, d’abord dans le respect de la stricte orthodoxie avec laquelle ont été mises en œuvre les politiques décrites par son interlocuteur, puis en s’ouvrant à un certain éclectisme, et finalement en reconnaissant que le FMI n’a pas su lire les signaux de l’économie et de la politique qui allaient conduire à la banqueroute de l’Argentine. Loser reconnaît que, sous la direction de Horst Köhler, le FMI s’est entêté à poursuivre dans une voie sans issue. Ses aveux sont sans complaisance : il compare le FMI aux marines américains, capables de débarquer dans un pays pour l’occuper (Loser dit : “pour stabiliser le pays”). Il reconnaît que le FMI est aussi fondamentaliste que les vieux partis communistes. Il reconnaît que l’histoire de la dette extérieure argentine est emblématique du “pillage” en règle d’un pays. Il admet, enfin, l’extrême “arrogance” des grands prêtres du FMI, qui a conduit à “tolérer la corruption”. Loser dénonce un FMI organisé en “Eglise” et dont tous les techniciens sont “déconnectés” de leur pays et communiquent en anglais. On ne peut lire l’ouvrage sans réaliser (avec horreur) que les conséquences de ces errements se sont traduites par le cauchemar de la destruction de la vie de millions d’Argentins qui ont tout perdu.
María SeoaneClarín
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Filotea y Meximiliano
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Libellés : Cultura, FMI, Latinoamerica
Courrier international
INTERVIEW •
"Le FMI remet profondément en question la démocratie"
A la fin de 2001, l'économie de l'Argentine s'effondrait, précipitant dans le chaos social et politique l'élève modèle du FMI. Durant la crise, en 2002-2003, Naomi Klein, l'auteur de No Logo, et son mari, Avi Lewis, ont réalisé un documentaire sur les usines reprises par leurs ouvriers, The Take, actuellement dans des salles françaises. Courrier international les a rencontrés lors d'un passage à Paris.
Pourquoi avoir choisi l'Argentine pour The Take ?
AVI LEWIS : Dans les années 1990, l'Argentine a été un laboratoire pour les politiques néolibérales : on l'a incitée à privatiser massivement son secteur public, à déréglementer très rapidement son économie. Quand il était président, Carlos Menem a appliqué avec enthousiasme les méthodes préconisées par le FMI. Par exemple, les chemins de fer nationaux ont vu du jour au lendemain leurs effectifs ramenés de 100 000 à 10 000 salariés. Quand ce modèle s'est effondré, les gens ont cherché des solutions par eux-mêmes. Ils avaient perdu toute confiance dans la classe politique et dans les conseils économiques concoctés à Washington. Ils ont voulu récupérer la possibilité de décider eux-mêmes, par leur vote, au plus près de leurs problèmes quotidiens. Rien qu'à Buenos Aires, plus de 2 000 assemblées de quartier se sont formées pour préparer les meetings de protestation [le gel des comptes bancaires avait d'un coup paupérisé tous les Argentins, y compris les classes moyennes], organiser des banques alimentaires, des bourses aux emplois. Nous étions là et nous filmions toute cette effervescence démocratique. Les mouvements sociaux ont pris de multiples formes, dont l'une nous a particulièrement intéressés : le Mouvement national des entreprises récupérées.
NAOMI KLEIN : Nous avions décidé depuis un moment déjà de faire un film sur les alternatives possibles face à la crise que nous voyions monter dans le système néolibéral. Nous avions été de toutes les manifestations, de tous les forums [du mouvement altermondialiste] et nous commencions à sentir les limites de la simple protestation. Un peu partout, la crise s'aggrave, l'écart se creuse entre riches et pauvres, la privatisation conduit à aggraver la corruption et le chômage. Mais chaque fois que nous avons essayé de débattre avec les gens qui appliquent les recettes néolibérales, au lieu d'assumer et de dire : "On fait ça parce que c'est très efficace, que ça crée des emplois et de la richesse", ils répondaient : "Il n'y a rien d'autre à faire". Le plus grand obstacle que nous ayons rencontré, c'est ce fatalisme, cette idée qu'il n'y a pas d'alternative. Alors, nous avons voulu trouver des exemples qui allaient à l'encontre de cette idée. Nous commencions nos recherches quand l'Argentine a connu cette crise spectaculaire de décembre 2001, avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues tapant sur des casseroles, cinq présidents en trois semaines, ces assemblées de quartier et ces unions de chômeurs. Nous voulions suivre des expériences sur la durée, alors nous nous sommes installés pour plusieurs mois et nous avons filmé. Le contexte économique et le rôle du FMI sont à peine effleurés dans votre film.
C'est peut-être dommage pour les spectateurs qui ne connaissent pas la situation de l'Argentine à l'époque ?
AVI LEWIS : On aurait pu faire un film entier sur les politiques du FMI en Argentine, mais d'une part il en existe déjà, et d'autre part nous voulions montrer une histoire qui donne de l'espoir. Et nous avons choisi comme fil conducteur celle de l'occupation de la Forja San Martín, une usine de pièces détachées pour l'automobile. Nous avons suivi Freddy Espinosa, le président des ouvriers de la coopérative Forja, du premier jour de l'occupation de l'entreprise en faillite jusqu'au redémarrage de la production six mois plus tard. Pour ce qui est de la situation économique et politique du pays, nous l'avons résumée dans les dix premières minutes du film. Nous voulions faire un documentaire, pas une conférence !
NAOMI KLEIN : Cela dit, impossible d'évoquer l'Argentine sans parler du FMI. N'oubliez pas que ce pays était leur vitrine. Le FMI est une sorte de fantôme pour les Argentins. Tout le monde sait qu'il est là mais on ne le voit pas, il n'a pas de visage. Pendant la préparation des élections de mai 2003, où l'ancien président Carlos Menem affrontait notamment Néstor Kirchner, une délégation du Fonds est venue à Buenos Aires pour rencontrer tous les candidats et s'assurer que, quel que soit le vainqueur, les principes de base de la politique du FMI seraient respectés. Ce qu'ils appellent la "stabilité macroéconomique". Ils ont fait la même chose au Brésil avant l'élection de Lula, la même chose en Corée du Sud – où ils ont fait signer à tous les candidats un engagement pour l'avenir. La démocratie est profondément remise en question par ces pratiques. Le peuple garde-t-il ou non le contrôle de l'économie ou sont-ce des gens non élus qui doivent décider pour lui, ailleurs ? Le résultat est que les gens deviennent cyniques et désabusés, parce qu'ils ont l'impression que, quel que soit le candidat qu'ils élisent, ils auront la même politique.
AVI LEWIS : Une scène du film montre quelques instants le représentant du FMI. Pour la tourner, nous avons dû faire la planque pendant une journée entière sur le parking de l'hôtel où était descendue la délégation. Ces gens cultivent la discrétion, ils n'accordent pas d'interviews, ne font pas de conférences de presse. Alors qu'ils ont leur mot à dire sur tout ce qui se décide en Argentine ! Votre film finit par un happy end. Ces quelques ouvriers qu'on voit au début rentrer timidement dans leur ancienne usine déserte, on les voit dans les dernières images produire à nouveau des pièces détachées. Vous ne connaissiez pourtant pas l'issue, au début du tournage ?
AVI LEWIS : Pour nous, l'essentiel était d'avoir le début. Le premier jour d'une occupation. La fin, bien sûr, on ne la connaissait pas. Cela pouvait se terminer par un échec, par une expulsion, par une répression, par des disputes internes. Mais en fait, ces gens étaient légalistes, ils ont tout fait par voie de justice. Ce n'était pas très spectaculaire, ça n'allait pas vite. Au bout de cinq mois, nous n'avions plus d'argent, nous avons dû rentrer au Canada pour commencer le montage. Et une semaine avant la date limite, ils ont recommencé à produire : nous avons pris l'avion et nous avons filmé ça. D'où le happy end !
Propos recueillis par Sophie Gherardi
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Filotea y Meximiliano
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