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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT MEXICAIN EST ENTRE EN GUERRE SAINTE CONTRE SON PROPRE PEUPLE. ARRESTATIONS ARBITRAIRES D'HOMMES POLITIQUES COMME DE SIMPLES PASSANTS QUI AVAIENT LE MALHEUR DE SE TROUVER AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT, GENERALISATION DU VIOL DES PRISONNIERES, DE LA TORTURE Y COMPRIS SUR DES ENFANTS DE HUIT A DOUZE ANS , CENSURE DE TOUTE OPPOSITION... LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER. El nuevo gobierno mexicano a entrado en guerra santa contra su propio pueblo. Imposición, traición, doble discurso, ruptura del pacto social, ningún respeto por los derechos humanos con la consiguiente tortura, prisión, muerte de luchadores sociales e inocentes. Censura y desprecio por la cultura y la educación.... LA LUCHA COMIENZA.
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mercredi 29 avril 2009

La gripa porcina o de la alcancia

Es el tema del día, todo mundo habla y en la prensa hay artículos diarios, debates televisivos y la gente en los foros de Internet se leen comentarios bromistas, otros mas serios examinando las causas, los motivos, las verdades, las mentiras, los timings, las teorías del complot y que nombre darle que uno de los participantes del foro de rue89 propone que para no herir susceptibilidades por aquello de los maigos del sombrero, o por los mahometanos y judíos que no comen puerco, mejor llamarla la fiebre de la alcancía, otro dice lo siguiente:

La grippe H1N1 est-elle « porcine » ou « mexicaine » ?


“etrange maladie qu'aucun cochon n'a jamais eu, qui ne tue que des mexicains, et qui provient d'un virus totalement exotique…presque génétiquement bidouillé ?

Extraña enfermedad que ningún puerco había tenido, que solo mata mexicanos, y que viene de un virus totalmente exótico…. Casi un virus parchado

Unas ligas interesantes:

Expertos alertan sobre guerra biológica y negocio de Donald Rumsfeld con la "gripe porcina"
*'*'*'*'*

La globalización y sus catástrofes: del narco a la influenza

Alfredo Jalife

dimanche 14 décembre 2008

Au Mexique, le berceau du maïs contaminé par des OGM



Alerte à la biosécurité du maïs au Mexique : une étude moléculaire menée par des chercheurs mexicains, américains et néerlandais démontre la présence de gènes provenant d'organismes génétiquement modifiés (OGM) parmi les variétés de maïs traditionnels cultivées dans des régions reculées de l'Etat d'Oaxaca, dans le sud du pays. Et cela bien que le gouvernement mexicain ait maintenu jusqu'alors un moratoire sur l'utilisation de semences transgéniques.

Les résultats de cette étude incitent les experts à demander des mesures de protection bien plus restrictives, le type d'agriculture "à l'ancienne" pratiqué au Mexique - où la pollinisation du maïs est faite par le vent, et où les paysans ont l'habitude d'échanger leurs semences - paraissant aggraver le risque d'une contamination rapide par les OGM.

Un article qui en détaille les conclusions doit être publié dans le prochain numéro de la revue Molecular Ecology. Il a été rédigé par Elena Alvarez-Buylla, de l'Institut d'écologie de l'Université nationale autonome du Mexique, l'UNAM, avec la collaboration d'une dizaine d'autres scientifiques.

Leur travail pourrait relancer la polémique déclenchée en 2001 par un article très controversé de la revue Nature, dont les auteurs, les biologistes David Quist et Ignacio Chapela, de l'Université de Berkeley en Californie, révélaient que les maïs criollos (traditionnels) de la région d'Oaxaca, l'un des berceaux de cette céréale, étaient contaminés par les gènes Roundup Ready (RR) et Bt, propriétés de la firme américaine Monsanto.

Dans son ouvrage Le Monde selon Monsanto (La Découverte/Arte Editions, 2008), Marie-Monique Robin a raconté le "lynchage médiatique" dont M. Chapela a alors été victime, à l'instigation de l'entreprise dominante sur le marché des OGM. Nature avait fini par publier un désaveu, estimant que l'article des deux biologistes était insuffisamment étayé.

Sept ans plus tard, le travail dirigé par Mme Alvarez-Buylla confirme pourtant largement leurs conclusions, souligne un compte rendu publié dans Nature du 13 novembre. Les chercheurs ont découvert des transgènes dans trois des vingt-trois champs de la sierra nord de l'Oaxaca, où des échantillons avaient été prélevés en 2001, puis à deux endroits, lors de nouveaux prélèvements en 2004.

L'Américaine Allison Snow, de l'Université de Californie, auteur en 2005 d'une étude préliminaire qui semblait infirmer les découvertes d'Ignacio Chapela et David Quist (et avait été aussitôt exploitée par les partisans des OGM), publie dans le même numéro de Molecular Ecology une note complémentaire élogieuse, où elle juge que l'analyse moléculaire conduite par l'équipe de l'UNAM est "très bonne", et met en évidence "des signes positifs de transgènes".

Cette reconnaissance n'allait pas de soi. "Cela fait deux ans que nous bataillons pour publier les résultats de notre étude, déclare Mme Alvarez-Buylla. Jamais je n'avais rencontré autant de difficultés au cours de ma carrière ! On a essayé de freiner la diffusion de ces données scientifiques." Le biologiste José Sarukhan, chercheur à l'UNAM et membre de l'Académie nationale des sciences des Etats-Unis, avait ainsi recommandé l'article pour la revue de cette institution. Celle-ci l'a rejeté au mois de mars, au motif qu'il risquait de provoquer "l'attention excessive des médias, pour des raisons politiques ou liées au thème de l'environnement"...

Comment, malgré le moratoire, des transgènes d'OGM ont-ils émigré au fin fond des montagnes d'Oaxaca, mais aussi dans l'Etat de Sinaloa, le plus gros producteur de maïs de consommation humaine, dans le Nord, ou à Milpa Alta, un district à la périphérie de Mexico ? On les trouve dans 1 % des terrains analysés, ce qui est beaucoup dans le contexte mexicain, où 75 % du maïs planté viennent de grains sélectionnés par les paysans sur leur propre récolte.

La première hypothèse est que certains agriculteurs importent illégalement des semences transgéniques. De forts soupçons pèsent aussi sur la firme Pioneer, grande pourvoyeuse de semences de maïs hybrides, achetées par le Mexique aux Etats-Unis et distribuées aux petits agriculteurs à travers les programmes d'aide gouvernementaux.

Or des données préliminaires indiquent qu'un tiers des semences Pioneer est contaminé par des OGM, dont Monsanto a réussi à empêcher tout étiquetage distinctif à la vente.

Les auteurs de l'étude appellent à renforcer les "mesures de biosécurité" pour préserver les espèces natives du maïs, surtout au Mexique, son "centre d'origine". Il faudrait, disent-ils, se doter de laboratoires véritablement indépendants, et adapter les critères d'analyse moléculaire à la réalité mexicaine, au lieu de se fier "aux méthodes utilisées dans des pays tels que les Etats-Unis, qui ont un système agricole très différent du nôtre".

Mais leur plus grande inquiétude, aujourd'hui, concerne les projets des trusts pharmaceutiques, qui veulent rentabiliser la biomasse du maïs, et l'utiliser comme un bioréacteur afin d'exprimer, par exemple, des vaccins ou des anticoagulants. "Au vu des incidents qui se sont déjà produits aux Etats-Unis, où ils ont du mal à séparer ces bioréacteurs des OGM, on peut craindre que le maïs ne se transforme en poubelle de l'industrie pharmaceutique, au détriment de sa vocation alimentaire, s'alarme Mme Alvarez-Buylla. Que ferons-nous quand des anticoagulants arriveront dans la tortilla des Mexicains ?"

Joëlle Stolz

vendredi 1 février 2008

La marcha campesina

Se agotan tiempos para el diálogo: campesinos

Matilde Pérez U., Carolina Gómez y Gabriel León Zaragoza

Durante la marcha en defensa de la soberanía alimentaria, organizaciones campesinas, sindicales y sociales advirtieron al gobierno que “los tiempos de diálogo se están agotando”, y confiaron en que la concentración de ayer en el Zócalo no sea “de las últimas acciones” pacíficas que lleven a cabo para que sus demandas sean atendidas.

Intento de “boicot”

Quema de una figura que simbolizaba al titular de Sagarpa, durante el mitin campesino realizado en el Zócalo de la ciudad de México

El campo mexicano, desprotegido ante el acuerdo comercial, advierten productores

Luis Hernández Navarro

El viejo y desvencijado tractor que encabeza la descubierta de la marcha no arranca. Otros más han echado a andar sus motores y se preparan para rodar sobre Paseo de la Reforma. Faltan diez minutos para las cuatro de la tarde y miles de campesinos aguardan el banderazo de salida. Dos agricultores empujan la máquina descompuesta para que funcione. El vehículo carraspea y tose, hasta que finalmente cede. La manifestación comienza.

Fueron rechazadas la mayoría de las demandas de amparo contra el TLC

Alfredo Méndez

La mayoría de las demandas de amparo contra la entrada en vigor del capítulo agropecuario del Tratado de Libre Comercio de América del Norte (TLCAN) no tuvieron éxito. Casi todos los jueces que recibieron las peticiones ni siquiera las admitieron a trámite, con el argumento de que los ciudadanos inconformes no están obligados a consumir frijol, leche, azúcar y maíz, ya que, sin mencionar nombres, dijeron que la canasta básica de alimentos en el país es muy amplia y existen otros víveres que pueden adquirir, revelaron fuentes judiciales.

Aspecto del mitin por la soberanía alimentaria, realizado en la Plaza de la Constitución

Tractores “patrocinados”, primeros en llegar al Zócalo

Jaime Avilés

Perversiones de la política: la marcha nacional por la defensa del maíz mexicano llegó ayer al Zócalo encabezada por una columna de 50 tractores que –de acuerdo con una denuncia en poder de esta crónica– estaban “patrocinados por Monsanto” para exigir su “derecho a sembrar maíz transgénico”.

Miles de productores agropecuarios participaron en la Marcha en Defensa de la Soberanía Alimentaria

Exigen miles la renuncia de Cárdenas Jiménez

De los corresponsales

Miles de campesinos de todo el país alzaron la voz para rechazar la apertura del capítulo agropecuario del Tratado de Libre Comercio de América del Norte (TLCAN), que da “el tiro de gracia” al campo mexicano; exigieron la destitución del titular de la Secretaría de Agricultura, Ganadería, Desarrollo Rural, Pesca y Alimentación (Sagarpa), Alberto Cárdenas Jiménez, y advirtieron que en caso de que no se renegocie dicho acuerdo se deja latente el surgimiento de “estallidos sociales”.

Los subsidios en EU, veinte veces mayores que en México

Israel Rodríguez J.

Paysannes contre l'Alenna: sans mais... pas de pays

Bravo RFI!!! Un tres bon article sur la marcha

Forte mobilisation paysanne contre l'Alena

par Patrice Gouy

Le 1er janvier 2008, entrait en vigueur l’Accord de libre échange nord-américain (Alena). Cette ouverture commerciale des frontières devrait ruiner petites et moyennes exploitations agricoles et entraîner une migration supplémentaire de 10 % des Mexicains aux Etats-Unis. Trois cents organisations agricoles de tous bords se sont retrouvées à Mexico pour réclamer la renégociation de ce traité, et une nouvelle politique agricole.
Les paysans sont venus manifester en tracteur jusque devant le Palais national.( Photo : Gouy Patrice )

Les paysans sont venus manifester en tracteur jusque devant le Palais national.
( Photo : Gouy Patrice )

Des vaches sous le monument à la Révolution... Une distribution gratuite de 26 000 litres de lait... Une caravane de tracteurs et de moissonneuses-batteuses sur le Paseo de la Reforma, les champs Elysées mexicains : 130 à 150 000 paysans sont venus manifester ce 31 janvier à Mexico, pour former une grande alliance nationale et exiger une renégociation de l’Alena.

Dès les premières heures de la journée, des groupes de paysans ont formé des murailles humaines sur divers points de la frontière nord-américaine pour s’opposer à l’entrée sans taxes de 1 100 produits dont 4 hyper sensibles : le maïs, le haricot noir, la canne à sucre et le lait en poudre.

Pour Davis Padilla, du Barzon, cette mobilisation massive des paysans est une déclaration de guerre au gouvernement mexicain et aux fractions parlementaires du PRI (ancien régime) et du PAN (parti au pouvoir), qui refusent d’écouter les arguments du monde rural mexicain.

Héladio Ramirez, le président de la Commission du développement rural du Sénat, a demandé au gouvernement d’être prudent, car « le Mexique est au bord de l’instabilité sociale en raison de l’insupportable situation dans laquelle se trouve 30 millions de paysans ».

Même son de cloche à la Chambre des députés, où José Federico del Valle considère que « la libéralisation de tous les produits agricoles peut avoir de terribles conséquences pour les agriculteurs ».

Un bilan catastrophique pour le monde rural

Il y a 14 ans, lorsque le gouvernement mexicain signe l’Alena, il affirme que ce traité de libre commerce va créer des emplois et permettre au Mexique d’entrer de plein pied dans le premier monde.

Aujourd’hui, on s’aperçoit que, durant toutes ces années, les gouvernements ont regardé le monde rural se dégrader sans intervenir. Aucune politique agricole n’a été mise en place pour permettre aux exploitants d’être plus efficaces, pour éviter que les subsides ne disparaissent dans les poches des organisations corrompues ou ne soient accordés qu’aux groupes agro-industriels privilégiés par le gouvernement. Aucun effort n’a été entrepris pour former des techniciens compétents, pas plus qu’il n’y a eu de financement pour moderniser les exploitations agricoles.

« S’il y avait eu volonté politique, explique Max Correa, de l’ONG Sin Maïs no Hay País (Sans maïs, pas de pays), le gouvernement aurait mis en place des aides pour permettre aux paysans de regrouper leurs terres (85 % des agriculteurs possèdent en moyenne 2 hectares de terres), et pour réorganiser la production » (sur les 1,9 millions de producteurs de maïs, 79 000 seulement vendent leur grain sur le marché national ou international, ce qui veut dire que cette production est essentiellement de l’autoconsommation).

Suite

lundi 28 janvier 2008

Turbulencias

Gustavo Esteva

No sé cómo decir lo que quiero decir. “Están jugando irresponsablemente con fuego frente a la pradera seca”, dicen por ahí. O también: “La caldera está a punto de estallar y le siguen metiendo presión”. Ésa es la sensación a mi alrededor, lo que se huele en el aire.

¿Crisis política? No sé. El uso arbitrario de ciertos términos les ha quitado valor y sentido. Por su fuerza simbólica e importancia real, maíz y petróleo son material flamable, pero otros asuntos aparecen como posibles detonadores. La tierra zapatista, desde luego. Pero también Oaxaca.


(...)
Harían mal los campesinos en reducir sus reclamos a la revisión del capítulo agropecuario del TLCAN, algo que evidentemente puede y debe hacerse. El problema no está en el tratado, sino en la política adoptada por todos los gobiernos desde hace más de un cuarto de siglo. Eso es lo que el campo ya no aguanta más. Es un asunto de gobernanza… que puede convertirse en ingobernabilidad.

Desde el golpe de Estado incruento de Miguel de la Madrid se inició una política ciega e irresponsable de hostigamiento a los campesinos. Tras desmantelar todo el aparato estatal construido en medio siglo para apoyarlos, que a pesar de sus ineficiencias y corruptelas los respaldaba, se utilizaron todos los instrumentos del régimen autoritario, incluyendo la reforma del artículo 27 constitucional, para deshacerse de los campesinos. “Mi obligación como secretario de Agricultura”, decía en 1991 Carlos Hank, “es sacar del campo a 10 millones de campesinos.” “¿Qué hará con ellos?”, le preguntó un periodista. “Ésa no es mi área de trabajo”, respondió cínicamente Hank. En 2000 el infausto señor Usubiaga elevó la meta a 20 millones. Y en eso están. Convirtieron el país en el mayor productor de emigrantes del mundo. En vez de acciones efectivas ante el cierre progresivo de esa compleja válvula de escape, el cual se combinará con el fin de la protección en su impacto sobre los campesinos, se usa una propaganda ridícula para esconder la realidad.

Existe un grave problema de gobernanza. Quienes se encuentran a cargo de las instituciones de gobierno se muestran incompetentes en el arte de gobernar. Lo ignoran o lo desprecian. Ignoran también que al recurrir en estas circunstancias a la fuerza policiaca o militar, por debilidad política, agravarán las crisis actuales, en vez de resolverlas. Y así podrán llegar a crear auténticos problemas de ingobernabilidad.

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jeudi 3 janvier 2008

Geopolítica del desalojo

Jornada

John Saxe-Fernández
http://jsaxef.blogspot.com


(...)

La historia del país muestra que desregulación bancaria, aperturismo comercial, especulación financiera, explotación de la fuerza de trabajo y depredación de los recursos naturales desembocaron en ciclos de guerra civil que cobraron poco más de un millón de vidas. El subdesarrollo, el desempleo y la polarización, lejos de aminorar, se acrecientan con el TLC, gestado bajo impulso, préstamos y recetas del BM-FMI y del BID, parte de un “bilateralismo intensivo” que ahora Bush, con el aval de Calderón, amplía a la “seguridad nacional”, el derecho penal y el Poder Judicial.

El proceso, con nombres y apellidos, emana de una red de complicidades, intereses y transas de clase acentuadas desde la crisis de 1982 y del sometimiento neoliberal a las ambiciones y lucros del capital monopolista de dentro y de fuera, consignados en Forbes y en el portafolio de negocios de Pemex. Ello con su cauda de despidos –cientos de miles de ferrocarrileros, trabajadores y técnicos de Pemex-CFE, “desalojados” de sus puestos de trabajo– y del desarme de los contratos colectivos.

El “modelo”, lejos de conducirnos al primer mundo, como proclamaban tecnocracia e intelectuales “anexos”, ahogó al país y su vital sector agropecuario en más desempleo, sometimiento y subdesarrollo, “expulsando” a millones, en su mayoría hombres entre los 15 y 45 años, forzados a migrar. El BM, promotor de la apertura, reconoce que el campo expelió a un cuarto de su población en 10 años. En EU ya residen 29 millones de mexicanos, 19 millones de ellos nacidos allá.

La “geopolítica del “desalojo”, que envía al norte a millares de personas para que se desempeñen como nannies, cocineros, domésticas, jardineros, recolectores de basura, etcétera, se intensificará 10 por ciento en 2008, dejando en el camino miles de “indocumentados”, perseguidos, rechazados, muertos o ingresados en campos de detención. Lo que es acompañado de un asimétrico flujo migratorio “de norte a sur”, como detectó Mike Davis (TomDispatch.com 12/10/07), compuesto de masas de estadunidenses que ingresan a México “para gozar de retiros gloriosos de bajo presupuesto y de segundos hogares comprables en México”. Según Davis, el número de “gringos” que viven en México creció con el TLCAN “de 200 mil a un millón (una cuarta parte de todos los expatriados de EU)”. Y con más de 70 millones de ellos “aguardando expectantes su retiro dentro de las próximas dos décadas, los expertos predicen una marejada de inmigración barata buscando climas cálidos… La demanda de tierra está subiendo el valor de la propiedad en detrimento de los habitantes locales, que junto a sus niños terminan viviendo en tugurios o simplemente se ven forzados a emigrar al norte, mostrando el lado de la medalla del aumento de la invasión”.

Debe concitar atención el magno desalojo de mexicanos de su espacio nacional y la mencionada “invasión” (silenciosa), como otro motivo de fondo de la política económica, demográfica y de seguridad de EU, impulsada desde Los Pinos y Hacienda. Las consecuencias geopolíticas, perceptibles en Baja California, son extensivas a todo México. No es algo nuevo, como apreciará quien recuerde el papel de los “colonos” en la anexión de Texas a EU: Davis advierte que la generación de baby-boomers (nacidos entre 1946 y 1964) no está sólo preparando “un retiro eventual”, sino que “está especulando cada vez más en propiedades y condominios mexicanos llevándose sus tiendas tipo Hooters, Burger King y Starbucks”. Si no es frenado, este asimétrico dinamismo “migratorio”, de ida y vuelta, “probablemente produzca una marginalización social intolerable y la devastación ecológica”.

Ya docenas de grupos campesinos, de trabajadores y derechos humanos y los comercializadores agrícolas (La Jornada, 31/12/07, p. 7) advierten que este esquema provocará “una catástrofe económica y social para la mayoría de los productores, inseguridad alimentaria y vulnerabilidad para la seguridad y gobernabilidad” del país.

mercredi 2 janvier 2008

Que se passe au Mexique?

Mobilisation suite à la fin des droits de douanes sur le maïs au 1er janvier

Pleinchamp

La suppression totale des droits de douanes sur plusieurs produits agricoles comme le maïs, à partir du 1er janvier 2008, prévue par l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena/USA-Canada-Mexique), sera accompagnée d'une mobilisation des petits paysans inquiets au Mexique.

Lundi soir à minuit, des militants opposés à la libéralisation agricole ont programmé des actions. « Nous allons entamer un mouvement social et une campagne pour dénoncer l'action du gouvernement mexicain qui privilégie les intérêts des monopoles (des grandes exploitations privées, ndlr) et condamne trois millions de Mexicains au chômage et à l'exil vers les Etats-Unis », a déclaré Victor Suarez, patron de l'Association des entreprises productrices de l'agriculture. Victor Suarez envisage de convoquer une manifestation nationale pour le 14 janvier.

Outre le maïs, la suppression de la dernière barrière douanière concerne le haricot, le sucre et un millier de produits agricoles ou agro-alimentaires des trois pays signataires de l'Alena, entré en vigueur début 1994.

Selon le gouvernement mexicain, la mesure n'aura pas d'impact majeur sur l'agriculture mexicaine.

Mexilios: Non, parce qu'ils ne mangent pas du mais, et ne gagnent pas 100 dollar par mois, même on se doute s'ils savent ce quoi un paysan?????

mercredi 19 décembre 2007

No más alimentos baratos

Jornada

Economist Intelligence Unit

Precios

Altos ingresos en Asia y subsidios al etanol en EU han acabado con la era de alimentos a bajo precio

Ampliar la imagen Foto: Ilustración de Marga Peña

Ampliar la imagen A principios de septiembre pasado el precio mundial del trigo se elevó a más de 400 dólares por tonelada, el más alto alguna vez registrado A principios de septiembre pasado el precio mundial del trigo se elevó a más de 400 dólares por tonelada, el más alto alguna vez registrado Foto: Roberto García Ortiz

Ampliar la imagen

Una de las características más peculiares de las pasadas elecciones en Venezuela fue la escasez de alimentos básicos. Algo similar sucedía en Rusia antes de las elecciones parlamentarias. Los gobiernos de ambos países ricos en petróleo habían decidido controlar los precios de los productos alimenticios, con las consecuencias habituales. Estos controles se han extendido de manera sorprendente, una acción refleja ante uno de los cambios más notables que se han visto en los mercados de alimentos durante años: el final de los productos baratos.

A principios de septiembre el precio mundial del trigo se elevó a más de 400 dólares por tonelada, el más alto alguna vez registrado. En mayo se ubicó en alrededor de 200 dólares. Aunque en términos reales su precio esté lejos de las alturas que escaló en 1974, todavía es el doble del promedio de los 25 años pasados. A principios de año el precio del maíz sobrepasó 175 dólares por tonelada; de nuevo, un récord mundial. Ahora ha bajado, como el trigo, aunque 150 dólares por tonelada está aún 50% por arriba del promedio de 2006.

(...)

Sin embargo, lo más notable del actual ataque de agflación (de “agricultura” e “inflación”: alza en el precio de los alimentos que se produce como resultado de un aumento de la demanda de productos de consumo humano: maíz, girasol, caña de azúcar, soya, colza, canola, para su uso como combustibles alternos: biocombustibles, biodiesel) es que los precios sin precedente están llegando en un momento no de escasez, sino de abundancia.

Según el Consejo Internacional de Granos, organismo comercial con sede en Londres, la cosecha total de cereales de este año será de mil 660 millones de toneladas, la mayor registrada, y 89 millones de toneladas más que la del año pasado, también abundante. Que la producción de granos más grande de la historia no sea suficiente para evitar precios de escasez indica que algo fundamental afecta la demanda mundial de cereales.

El meollo del problema

Dos cosas, de hecho. Una es la creciente riqueza en China e India. Riqueza que nutre la demanda de carne, lo que a su vez aumenta la demanda de cereales para alimentar ganado. El uso de granos para pan, tortillas y chapatis está vinculado al crecimiento de la población del mundo. Durante décadas ha sido uniforme, reflejando la desaceleración del aumento de la población. Pero la demanda de carne se vincula al crecimiento económico (ver gráfica) y, por quinto año consecutivo, el PIB global muestra una tasa de expansión de más de 4%.

Ingresos más altos en India y China han propiciado que millones de personas sean lo bastante ricas para adquirir carne y otros productos alimenticios. En 1985, el consumidor chino promedio consumió 20 kilos de carne; ahora consume más de 50. El apetito cárnico de China podría estar rondando la saciedad, pero otros países siguen su ejemplo: en conjunto, los países en vías de desarrollo han tenido un consumo uniforme de cereales desde 1980, pero la demanda de carne se ha duplicado.

No hay por qué sorprenderse, también los agricultores cambian: para alimentar su ganado ahora utilizan alrededor de 200 o 250 millones más de toneladas de granos que hace 20 años. Ese aumento representa, por sí solo, una proporción significativa de la cosecha total de cereales del mundo. Calorías para producir calorías: una persona necesita más granos si los come transformados en carne que si los ingiere como pan; se requieren tres kiloos de cereales para producir un kilo de carne de cerdo, ocho para un kilo de ternera. Así que un cambio dietético se multiplica varias veces en los mercados de grano.

(...)

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dimanche 16 décembre 2007

Los nuevos jinetes del Apocalipsis

“Cámara fuerte de semillas” en el Ártico

Bill Gates, Rockefeller y los gigantes de la biogenética saben algo que ignoramos
F. William Engdahl

“Bill Gates invierte decenas de sus millones junto con la Fundación Rockefeller, Monsanto Corporation, Syngenta Foundation y el gobierno de Noruega, entre otros, en lo que llaman ‘el banco semillero del día del juicio final.’ Oficialmente, el proyecto se llama la Cámara Semillera Global Svalbard en la isla noruega de Spitsbergen, parte del grupo de islas Svalbard.”

Proyecto apocalíptico, racista y manipulador. Aterrador desde todos los puntos de vista, ya que contiene el germen del nazismo (financiado por los Rockefeller), por medio de la exterminación de “linajes indeseables” como los negros y los indo-americanos si no es que de todos los mexicanos. Por medio por ejemplo de vacunas contra el tétanos modificadas para provocar la infertilidad femenina y aplicadas por la OMS, o bien por medio de la manipulación genética del maíz para causar el mismo efecto sobre la fertilidad masculina.

El proyecto es que los USA y cuatro trasnacionales lleguen a controlar la alimentación a nivel mundial, ya lo dijeron los Rockefeller : si controlas el petróleo se controla al país, si se controla la alimentación se controla al pueblo.

Además de crear semilla genéticamente modificadas OMG para ser utilizadas como armas bacteriológicas, contra poblaciones que se subleven a los dictados de los imperialistas.

Así por medio de la pseudos revolución verde otra vez impulsada por los Rockefeller en los años 70, se hicieron estragos en los sistemas de producción agrícola, por medio de la utilización de pesticidas y abonos químicos altamente nocivos tanto para la salud humana como contra el ambiente, y ahora los OMG prometen peor.

“El tiempo dirá si, Dios no lo quiera, el banco de semillas del día del juicio final de Svalvard de Bill Gates y la Fundación Rockefeller forma parte de otra Solución Final, involucrando la extinción del difunto, gran planeta Tierra.”

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http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7529

dimanche 9 décembre 2007

El rezandero y las ancianas del pueblo hacen oración en náhuatl con un sahumerio en los cuatro puntos cardinales de la capilla de San Miguel Arcángel, en lo alto de uno de los cerros del pueblo, para agradecer los resultados de la siembra en la celebración de la Danza de las Milpas, en Chiepetepec, Guerrero

El sustento de la vida

Luis Hernández Navarro

Somos hombres de maíz, pueblos nacidos de la mazorca. En el germinar del grano, en el brote de la nueva milpa, en la aventura del sacrificio y la resurrección de Cintéotl, que moría para convertirse en alimento, que se sacrificaba para sostener a la humanidad, está una de las claves más valiosas de nuestra identidad.

Una mujer muestra una mazorca del maíz almacenado en su casa. La producción anual es para autoconsumo y les dura todo el año

Acciones sociales por el maíz y el frijol

Gabriel León Zaragoza

Ante el desdén de los poderes Ejecutivo y Legislativo por retirar el capítulo agropecuario del Tratado de Libre Comercio de América del Norte (TLCAN), las 300 organizaciones integrantes de la campaña nacional en defensa de la soberanía alimentaria y la reactivación del campo mexicano comenzarán mañana, en el zócalo capitalino, cinco jornadas de ayuno en defensa de la independencia alimentaria.

Polémica sobre la interrupción de la comercialización del maíz MI 810

NOUVELOBS.COM

Una orden suspende la venta y la utilización del maíz genéticamente modificado hasta febrero de 2008. Un gesto puramente simbólico, ya que las siembras se efectuan en primavera. La Alianza para el planeta denuncia(revela) uno devuelto en causa de las decisiones de Grenelle del Medio ambiente.


C) Reuters

El gobierno publicó el jueves, 6 de diciembre la orden que suspendía la comercialización de semenes del maíz MI 810 sobre el territorio nacional hasta el voto de la ley, y lo más tarde hasta el 9 de febrero de 2008, " conforme a las conclusiones paradas(detenidas) por el presidente de la República al final de Granea " del medio ambiente, anunció en un comunicado el ministerio de la Ecología, del Desarrollo y de la Organización duradera. Este anuncio suscitó reacciones diversas.

" Hemos sido engañados en el momento de Granea del medio ambiente ", considera la Confederación campesina en un comunicado, observando que " el ministerio de la Ecología había anunciado la puesta en ejecución de la cláusula de salvaguardia al mismo tiempo que una orden de suspensión para el maíz MI 810 ".


Mano de hierro interministerial


Según el sindicato, resulta " sea bien el ministerio de la Agricultura que se hubiera quedado con la última palabra en la mano de hierro interministerial que parece valorarse hasta el último fin de semana y más allá ". " Dejados estupefacto por esta decisión que consiste en helar los semenes en invierno, somos muy chocados para que el ministro de la Agricultura hubiera cedido a la presión de las camarillas agro-industriales que acusen la perennidad de las explotaciones agrícolas y la supervivencia de los campesinos ", afirma la Confederación campesina.


" Proceso opaco y unilateral "

Las asociaciones de la Alianza para el planeta anunciaron por su parte la suspensión oficial de " su participación al proceso de control de Grenelle mientras el dispositivo de control en cinco colegios no es restablecido ". Este anuncio es continuación de la "entrega(" descuento) en causa por el gobierno de la decisión de Grenelle de acelerar al nivel europeo la cláusula de salvaguardia sobre la cultura del maíz MON810 ", mientras que el presidente de la República, el ministro de Estado y la secretaria de Estado, estaban " sin embargo comprometidos(contratados) " sobre esta decisión, subraya la Alianza para el planeta. En un comunicado, pide al " ministro de Estado Juan - Luis Borloo de organizar con urgencia una reunión del grupo de contacto inter colegios y de parar un proceso opaco y unilateral que zapa(socava) los resultados de Grenelle ".

Leer mas : http://reverso.nouvelobs.com/url/result.asp?url=http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20071207.OBS8849/polemique_sur_larret_de_la_commercialisation_du_mais_mo.html&autotranslate=on&template=General&directions=2097160

Polémique sur l'arrêt de la commercialisation du maïs MON 810

NOUVELOBS.COM

Un arrêté suspend la vente et l'utilisation du maïs génétiquement modifié jusqu'en février 2008. Un geste purement symbolique, puisque les semis ont lieu au printemps. L'Alliance pour la planète dénonce une remis en cause des décisions du Grenelle de l'Environnement.


(c) Reuters

Le gouvernement a publié jeudi 6 décembre l'arrêté suspendant la commercialisation de semences du maïs MON 810 sur le territoire national jusqu'au vote de la loi, et au plus tard jusqu'au 9 février 2008, "conformément aux conclusions arrêtées par le président de la République à l'issue du Grenelle" de l'environnement, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable. Cette annonce a suscité des réactions diverses.

"Nous avons été trompés lors du Grenelle de l'environnement", estime la Confédération paysanne dans un communiqué, en observant que "le ministère de l'Ecologie avait annoncé la mise en œuvre de la clause de sauvegarde en même temps qu'un arrêté de suspension pour le maïs MON 810".


Bras de fer interministériel


Selon le syndicat, il apparaît que "ce soit bien le ministère de l'Agriculture qui ait eu le dernier mot dans le bras de fer interministériel qui semble s'être tenu jusqu'au week-end dernier et au-delà". "Stupéfaits de cette décision qui consiste à geler les semences en hiver, nous sommes très choqués que le ministre de l'Agriculture ait cédé à la pression des lobbies agro-industriels mettant en cause la pérennité des exploitations agricoles et la survie des paysans", affirme la Confédération paysanne.


"Processus opaque et unilatéral"

Les associations de l'Alliance pour la planète ont annoncé pour leur part la suspension officielle de "leur participation au processus de suivi du Grenelle tant que le dispositif de suivi à cinq collèges n'est pas rétabli". Cette annonce fait suite à la "remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d'activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810", alors que le président de la République, le ministre d'Etat et la secrétaire d'Etat, s'étaient "pourtant engagés" sur cette décision, souligne l'Alliance pour la planète. Dans un communiqué, elle demande au "ministre d'Etat Jean-Louis Borloo d'organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle".


Le Grenelle, "un Sarko show parmi d'autres"

"Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM... Les premières mesures de suivi et de mise en oeuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de six semaines", a déploré Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l'Alliance pour la planète. "Ce résultat est évidemment lié au processus unilatéral choisi à ce stade par le gouvernement". L'Alliance "demande au président de la République et au ministre d'Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance", a-t-il ajouté.

A la suite du retrait de l'Alliance pour la planète du processus du Grenelle de l'environnement, Yann Wehrling, porte-parole et coordinateur du comité de suivi du Grenelle des Verts, a estimé que "les premières mesures" prises après le Grenelle sont "loin d'être à la hauteur", alors que le rendez-vous "devait être jugé sur les actes". "La France rate une nouvelle fois l'occasion de mener les politiques écologiques qui s'imposent - et qui finiront par s'imposer", a-t-il ajouté. "En l'état, le Grenelle ne semble être qu'un Sarko show parmi d'autres."


Monsanto scandalisée par l'arrêté

La société Monsanto, "tout en rappelant sa volonté de respecter la loi française", s'est dite pour sa part "scandalisée par cette décision scientifiquement infondée et incohérente par rapport aux bénéfices environnementaux de la technologie". "A l'heure où l'Allemagne confirme que les semences de MON810 peuvent continuer à être commercialisées dans ce pays, l'arrêté de suspension français apparaît d'autant plus injustifié et inopportun", poursuit Monsanto dans un communiqué. "Le gouvernement ne fournit aucun fondement scientifique à l'appui de son arrêté de suspension. Et pour cause: à aujourd'hui, les données scientifiques nouvelles requises par la législation européenne pour décider d'une telle suspension n'existent pas", souligne Jean-Michel Duhamel, président de Monsanto Europe du Sud.

Dans un communiqué, les semenciers s'interrogent sur le bien-fondé de la décision du gouvernement, estimant qu'elle "n'est basée sur aucun fait scientifique nouveau". Ils espèrent que "la loi relative aux biotechnologies laissera enfin aux agriculteurs le choix de produire avec ou sans OGM et permettra de mettre un terme à une situation qui, du fait de cet arrêté, est, à l'heure actuelle, particulièrement floue". (avec AP)

mercredi 14 novembre 2007

Quelques verités sur l'ethanol

En changeant de sujet, un topique d'interet et actualite

Ethanol : la bulle américaine éclate

Hausse des prix des céréales, demande saturée, les producteurs de carburant vert font grise mine.

* * *
legrandsoir.info
Affamer les pauvres. L’éthanol et le prix de la tortilla mexicaine, par Noam Chomsky.


CommonDreams.org, 16 mai 2007.

Le chao provoqué par ce qu’on appelle l’ordre international est bien néfaste pour ceux qui se trouvent dans les niveaux inférieurs de la structure. Les tortillas [crêpes de maïs mexicaines] sont maintenant l’enjeu d’un conflit. Dans plusieurs régions du Mexique le prix des tortillas a augmenté de plus de 50%. En janvier, dans la ville de Mexico, des dizaines de milliers de travailleurs et de paysans ont manifesté sur le Zócalo, place centrale de la ville, pour protester contre le prix trop élevé des tortillas.

En réponse le gouvernement du président Calderón est parvenu à un accord avec les producteurs et les détaillants pour fixer une limite aux prix de la tortilla et de la farine de maïs, très probablement une solution temporaire.

La hausse des prix menace le principal produit alimentaire des Mexicains pauvres. C’est l’un des résultats de ce qu’on pourrait appeler l’effet éthanol, conséquence de l’acharnement des Etats-Unis à vouloir produire de l’éthanol à partir du maïs - substitut énergétique du pétrole, dont les principales réserves se trouvent bien sûr dans les régions du monde où l’ordre international est le plus menacé.

Ainsi l’effet éthanol aux Etats-Unis a fait monter les prix d’une bonne quantité de produits alimentaires, comme les céréales et la volaille. Il n’existe pas de relation directe entre l’instabilité au Moyen-orient et le coût de l’alimentation aux Etats-Unis, bien entendu. Mais comme toujours dans le commerce international les puissants font incliner la balance. Depuis bien longtemps l’un des objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis a toujours été de créer un ordre global dans lequel les entreprises états-uniennes disposent d’un libre accès aux marchés, aux ressources et aux opportunités d’investissement. C’est ce qui est communément appelé le « libre échange », dénomination qui ne résiste pas au premier examen sommaire.

Cela n’est en rien différent de ce que la Grande-Bretagne, antécesseur dans la domination mondiale, avait imaginé durant la deuxième moitié du XIXème siècle quand elle adopta le libre échange, non sans avoir auparavant atteint une puissance industrielle bien supérieure à tous ses rivaux potentiels grâce à 150 ans d’interventionnisme étatique.

Les Etats-Unis ont dans une grande mesure suivi le même modèle. Généralement les grandes puissances désirent un certain niveau de libre échange lorsqu’elles considèrent que cela favorise les intérêts économiques qu’elles protègent. Cela a toujours été, et cela reste, l’un des caractères principaux de l’ordre international.

Le boom de l’éthanol relève de la même logique. Comme le signalent C. Ford Runge et Benjamin Senauer, spécialistes de l’économie agricole, dans le dernier numéro de Foreign Affairs, « l’industrie du biocombustible n’est pas activée par les forces du marché mais elle est depuis longtemps dominée par les intérêts de quelques entreprises », notamment par Archer Daniels Midland, le plus grand producteur d’éthanol.

La production d’éthanol se maintient grâce aux subventions de l’Etat et grâce aux tarifs douaniers forts élevés qui empêchent l’entrée de l’éthanol brésilien issu de la canne à sucre, nettement meilleur marché et de meilleure qualité. En mars lors d’un voyage du Président Bush en Amérique latine, la seule chose à laquelle il soit parvenu c’est à un accord avec le Brésil pour une production conjointe d’éthanol.

Mais Bush, tout en répétant la rhétorique du libre échange pour autrui soulignait que les hauts tarifs douaniers qui protègent les producteurs états-uniens seraient maintenus, ainsi que bien entendu tous les dispositifs d’aides gouvernementales pour cette branche.

Malgré les énormes subventions apportées à l’agriculture [états-unienne], financées par les contribuables, les prix du maïs et des tortillas ont augmenté très vite. L’un des facteurs c’est que les industriels commencent à utiliser les variétés de maïs mexicain qui sont meilleur marché. Cela fait monter les prix. Le Traité de libre commerce (TLC) de 1994 peut jouer un rôle de plus en plus important. Les déséquilibres initiaux du TLC ont eu pour conséquence d’inonder le Mexique de produits de l’agro-industrie subventionnée - contraignant bien des producteurs mexicains à abandonner leur terre.

L’économiste mexicain Carlos Salas après une analyse détaillée des données a signalé que, après une augmentation constante jusqu’en 1993, l’emploi dans l’agriculture a commencé à baisser avec l’entrée en vigueur du TLC, notamment parmi les producteurs de maïs - conséquence du TLC selon les conclusions de Carlos Salas et d’autres. Un sixième de la force de travail mexicaine dans l’agriculture a disparu depuis le début du TLC, et ce n’est pas fini. Cela fait baisser les salaires dans d’autres secteurs de l’économie et cela fait augmenter l’immigration vers les Etats-Unis. Ce n’est certainement pas tout à fait par hasard si le Président William Clinton a militarisé la frontière mexicaine -auparavant assez ouverte-, en 1994, juste au moment de l’entrée en vigueur du TLC.

Le Mexique auparavant autosuffisant sur le plan alimentaire est devenu dépendant des Etats-Unis du fait de la politique de « libre échange ». Le prix du maïs augmentant aux Etats-Unis, sous la pression des grandes entreprises et de par l’interventionnisme de l’Etat, on peut anticiper que les prix continueront d’augmenter de façon drastique au Mexique. De plus en plus les biocombustibles sont susceptibles d’« affamer les pauvres » dans le monde, disent Runge et Senauer, dans la mesure où les produits sont transformés en éthanol pour les privilégiés - le manioc en Afrique sub-saharienne pour prendre un autre exemple préoccupant.

De la même façon, dans le sud-est asiatique, les forêts tropicales sont taillées et brûlées pour produire de l’huile de palme destinée aux biocombustibles. Et aux Etats-Unis l’environnement est menacé par l’utilisation de grandes quantités d’intrants dans la production de maïs pour d’éthanol.

Le prix élevé de la tortilla, comme les autres soubresauts de « l’ordre international », montre le lien qui existe entre les événements du Moyen-orient au Midwest [« Moyen Occident », région centrale des Etats-Unis] et la nécessité d’établir des relations commerciales basées sur des accords vraiment démocratiques entre les personnes, et non sur des intérêts dont l’objectif principal ce sont les bénéfices des grandes entreprises subventionnées et protégées par l’Etat qu’elles dominent complètement, sans la moindre considération pour le coût humain.

Noam Chomsky

Titre original : « Starving The Poor »

- Source originale (anglais) : www.commondreams.org

- Version espagnole : www.aporrea.org

- Traduction : Numancia Martínez Poggi

Articles connexes:

Dr. Miguel Angel Altieri : "Les biocombustibles sont un mode d’impérialisme biologique", par Roberto Aguirre.


Mexique : maïs et infamies, par Silvia Ribeiro.

Amérique latine : le mouvement en faveur des biocombustibles est en marche, par André Maltais.


Avec l'ALENA La campagne est devenue une immense usine à pauvreté

Mexique: Paradoxes de la dévastation rurale

lire cet article en espagnol

par Luis Hernández Navarro

Curieuse ironie. La principale marchandise d’exportation rurale, la plus rentable, celle qui rapporte le plus de devises au pays, est la seule qui n’a pas été négociée dans l’Accord de Libre-Échange Nord-Américain (ALENA).

La force de travail que constituent les migrants est restée hors de l’accord commercial. Elle a énormément augmenté depuis sa signature. Elle ne bénéficie d’aucune protection. Elle travaille dans des conditions terriblement désavantageuses par rapport aux travailleurs formels. Malgré cela, l’année dernière, elle a, depuis les Etats-Unis, transféré au pays des fonds pour une valeur d’environ 21 milliards de dollars.

Les effets combinés de l’ouverture des frontières à l’importation d’aliments, de la privatisation et de la dérégulation ont vidé le monde paysan de sa population. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, depuis que le Mexique est entré dans l’ALENA, la campagne a perdu le quart de sa population (La Jornada 20 octobre 2007). Les jeunes paysans ont dû quitter leurs villages et leurs terres pour chercher du travail dans les centres urbains ou de l’autre côté de la frontière. Le pays est devenu le principal exportateur de main-d’œuvre du monde. La patrie de l’oncle Sam est leur destination principale.

Ceux qui ont négocié le traité pour le Mexique savaient que cela se passerait ainsi. Selon eux, c’était une étape nécessaire pour la « modernisation », car une nation comme la nôtre ne pouvait garder 30% de sa population en zone rurale. Il fallait l’envoyer vers les villes.

Les technobureaucrates affirmaient que l’accord commercial stimulerait la croissance de l’économie et créerait suffisament d’emplois pour les exilés. Ils déclaraient qu’il était plus efficace de porter assistance aux paysans devenus pauvres dans les grandes villes que dans les communautés rurales. Ils disaient qu’importer des céréales de base et oléagineuses des Etats-Unis était bon pour le Mexique et ses secteurs défavorisés parce que c’était moins cher de les produire aux Etats-Unis qu’au Mexique. Ils promettaient que notre avantage comparatif en agriculture semi-tropicale – le créneau de marché où nous sommes les plus rentables - créerait de la richesse dans les campagnes et compenserait les achats d’aliments à l’étranger.

Rien de tout cela ne s’est passé. L’ouverture commerciale a mis en compétition des acteurs inégaux en condition d’égalité et a dévasté l’agriculture nationale. La production rurale ne s’est que peu modernisée, l’économie n’a pas crû de manière significative et il n’y a pas eu assez de création d’emplois. Les programmes de lutte contre la pauvreté dans les villes et les services en faveur des quartiers pauvres des grandes agglomérations ont décliné. Le prix des céréales sur le marché mondial a augmenté et on a dû en importer à un prix élevé alors qu’on aurait pu en semer. La récolte de produits tropicaux tels que le café et le cacao a stagné. On se retrouve sans autosuffisance alimaentaire et sans avantages comparatifs.

La campagne est devenue une immense usine à pauvreté qui expulse sa population jeune, scolarisée et entreprenante. Les villages et hameaux sont devenus des aires de stationnement d’êtres humains où vivent des vieux, des femmes et des enfants, en partie grâce aux fonds que leurs familles leur envoient depuis les Etats-Unis.

Evidemment, ceux qui ont négocié ou inspiré cet accord commercial désastreux pour la campagne mexicaine sont loin d’avoir rendu des comptes pour leur sottise. Au contraire, ils ont été récompensés : Luis Tellado a été nommé secrétaire aux Communications et aux Transports dans le gouvernement actuel et Santiago Levy directeur de l’Institut mexicain de Sécurité sociale pendant la présidence de Vicente Fox (2000-2006).

Dans le même temps, la campagne est devenue un territoire fertile pour la culture des stupéfiants et pour le blanchiment de l’argent du trafic de drogue. Dans les zones d’irrigation où ni les banques commerciales ni celles de développement n’octroient de crédits suffisants, le financement des cultures et des récoltes de particuliers est devenu le moyen habituel de blanchir l’argent provenant d’activités illicites.

Dans plusieurs régions du territoire national, le paysage montre des incohérences en apparence inexplicables. De grandes et luxueuses propriétés terriennes entourées de parcelles misérables. Des communautés dotées de nombreuses antennes paraboliques et de camionettes dernier cri à côté de cabanons très pauvres. Des villages où de généreux bienfaiteurs, enrichis du jour au lendemain, construisent des églises et font des travaux publics.

De telles inégalités ne peuvent s’expliquer par la chance, un poste au gouvernement ou un retour de migration réussie. Encore moins par l’esprit d’entreprise des uns et le conformisme des autres. Les trafiquants de drogue qui se plaisent à se déguiser en agriculteurs ou éleveurs de bétail abondent. Ils ne sont pas rares les habitants de communautés enclavées dans des chaînes de montagnes abruptes qui ont décidé de passer de la culture des céréales de base à des cultures plus rentables, bien que moins sûres. Ils ne sont pas rares non plus les petits paysans du nord qui sont disposés à servir de « mules » pour le transport de petites quantités de drogue de l’autre côté du río Bravo.

Il est vrai que la culture du pavôt et de la marijuana a précédé et dépasse le traité du libre-échange mais celui-ci a ouvert des possibilités de croissance insoupçonnées pour ceux qui se dédient à la culture de stupéfiants. En une récolte de « produits non conventionnels », un paysan peut gagner l’équivalent de 10 ans de revenus « normaux ». D’autant plus s’il doit affronter la concurrence de produits fortement subventionnés en provenance de notre voisin. Il aura alors la possibilité de s’acheter une arme moderne et une camionette et de gagner des revenus suffisants pour boire.

Paradoxe de la nouvelle colonisation : la conquête des marchés agricoles mexicains par les grandes compagnies alimentaires états-uniennes a ricoché et a rendu encore plus redoutables sur leur pays deux de ses principaux cauchemars contemporains : l’essor de l’immigration illégale et l’augmentation du trafic de la drogue. La destruction de la base productive rurale mexicaine a provoqué un exode masstytif vers les Etats-Unis et la conversion de vastes régions du Mexique en zones de culture de drogue. Décidément, personne ne sait pour qui il travaille.

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En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:

RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine
URL: http://risal.collectifs.net/

Source : La Jornada (www.jornada.unam.mx) 23 octobre 2007

Taduction : Jac Forton, pour le RISAL (http://risal.collectifs.net).

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Même sujet:

Trois ans après, les comptes de L'Alena

Par Sylvie Laporte

Cela fait maintenant presque trois ans que l'Accord de libre échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique,est entré en vigueur. Peut-on en dire plus aujourd'hui sur les craintes qu'il avait soulevées concernant l'économie mexicaine ?

Le matraquage médiatique sur le caractère inéluctable de la mondialisation est tel qu'il n'est peut-être pas inutile de rappeler sur quelles bases repose essentiellement l'Alena : à savoir qu'il s'agit exclusivement d'un accord de libre-échange. Il ne prévoit en rien la libre circulation des personnes (un de ses objectifs est au contraire de limiter l'immigration mexicaine aux Etats-Unis). Il est signé entre trois pays de niveau de développement inégal ( c'est un euphémisme), et surtout d'inégal degré de dépendance réciproque : au début des années 90, moment où s'est décidé le traité, le PNB par tête mexicain représentait un dixième de celui des Etats-Unis ; les échanges commerciaux avec les Etats-Unis représentant environ 70 % du commerce extérieur du Mexique, mais seulement 4 % de celui des Etats-Unis. Enfin, les Etats-Unis sont le premier investisseur étranger au Mexique, avec plus de 60 % des investissements directs, dont 60 % dans l'industrie.

Cette disproportion fondamentale doit toujours être gardée à l'esprit en examinant les premières conséquences de l'Alena ; c'est elle qui justifiait les craintes exprimées à l'époque par les opposants au traité, au Mexique comme aux Etats-Unis : l'Alena aurait pour conséquence d'accentuer l'orientation vers l'extérieur de l'économie mexicaine, dans le sens d'une spécialisation vers des produits à faible valeur ajoutée, dont la fabrication requiert peu de qualifications. L'« avantage comparatif » principal du Mexique, à savoir les bas salaires, avec un différentiel de 1 à 7 en moyenne (et de 1 à 14 dans les maquiladoras), serait exploité à fond, voire renforcé. Dans le même temps, une pression à la baisse s'exercerait sur les salaires américains, d'autant plus que les délocalisations d'entreprises aggraveraient le chômage au nord du Rio Grande ; l'absence de normes sur l'environnement au Mexique donnerait toute latitude aux entreprises pour aller y polluer à leur aise, ce qu'elles ne peuvent plus faire aux Etats-Unis. Enfin, l'agriculture mexicaine serait livrée sans retenue aux forces du marché, avec à la clé un renforcement de la pauvreté dans les campagnes et de la dépendance alimentaire.

Face à ces craintes, les défenseurs du traité arguaient de l'attrait accru du Mexique pour les investisseurs, de la possibilité pour ces derniers de s'orienter vers des produits à valeur ajoutée plus élevée, ce qui à terme engendrerait au Mexique des créations d'emplois, des salaires plus élevés, un pouvoir d'achat accru, et donc une dynamique « vertueuse » d'industrialisation.

Une agriculture sacrifiée

En ce qui concerne le secteur agricole, la cause semble dès maintenant entendue.

L'agriculture mexicaine était déjà gravement touchée par la crise : entre 1982 et 1994, la production a augmenté d'à peine 1 % en moyenne par an, alors que la population augmentait de 2,2 % par an. Elle ne produit plus que 7 % du PIB, alors qu'elle occupe le quart de la population active. En conséquence, les importations de produits alimentaires ont triplé au cours de cette période. Dans le même temps, l'orientation vers l'exportation s'affirmait par une diversification des produits (fruits, légumes, productions agro-alimentaires variées) et un doublement des exportations.

En outre, cette période a déjà été marquée par une ouverture du secteur rural au marché : renforcement de la propriété individuelle, libération des prix, abandon de toute forme de crédit bonifié. Le gouvernement a abandonné pour l'esssentiel l'objectif d'autosuffisance alimentaire et entrepris de liquider ce qui pouvait subsister de la réforme agraire et du système de l'ejido. Néanmoins, l'Alena a porté le coup de grâce. Une des conditions préalables à sa signature était en effet la réforme de l'article 27 de la Constitution, abolissant le caractère collectif du système de l'ejido et remettant sur le marché toutes les terres. On sait comment cette mesure a été accueillie dans les montagnes du Sud-Est mexicain...

En tant que tel, le traité s'est traduit par une aggravation de la situation des producteurs mexicains, en particulier pour des produits de culture traditionnelle comme le maïs, soumis à la concurrence de l'agriculture la plus productive et la plus subventionnée du monde. Concrètement, la majorité des produits agricoles entrent dans la catégorie de ceux que le traité prévoit de « libérer » de toute taxe à l'horizon de dix à quinze ans, les légumes, légumineuses, agrumes, entre autres, étant exemptés de tout droit d'entrée au Mexique depuis 1994. Les importations mexicaines de céréales devraient atteindre le record de 11 millions de tonnes cette année, contre 5 à 7 millions les années précédentes. Selon une association de Washington, Public Citizen, l'Alena a été l'occasion d'un « boom pour les grands agriculteurs du Midwest ».

Pour lire la suite: pauillac.inria.fr/.../volcans/09.96/trois.html

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samedi 27 octobre 2007

Citrouille sans Cendrillon

On parle peu du Mexique dans sa dimension culturelle, peut être parce qu’on est énerves contre le gouvernement et l’inertie d’une partie de la société, mis appart tout cela, le Mexique est un grand pays riche en histoire, traditions et culture, un pays qu’a donne beaucoup au monde, que feront les frenchis sans les haricots verts ? je me demande……. Voila un joli article sur les cucurbitacées

Citrouille, potiron, potimarron... quelles courges!

par Simone Estran

Est-ce pour leurs formes et leurs couleurs variées que les courges sont tant célébrées tout au long de l'automne? Elles font en effet l'objet d'un certain nombre de fêtes et festivals dans toute la France. Sans oublier bien sûr les diverses manifestations liées à Halloween...

Le simple nom de courge recouvre des légumes-fruits très différents les uns des autres, qui reflètent l'étonnant polymorphisme de la famille des cucurbitacées. Courgette, potiron, citrouille, pâtisson, potimarron, calebasse et gourde, entre autres, se disputent la même parenté.

Les courges sont apparues dans l'alimentation au Mexique 8.000 ans avant notre ère. Mais il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour qu'elles apparaissent sur les catalogues européens de graines.

On distingue cinq espèces de courges comestibles:

- "Cucurbita maxima" est représentée par les potirons (Rouge vif d'Etampes et Jaune gros de Paris), les giraumons, les potimarrons et d'autre courges moins connues (courge de Hubbard, ou l'oblongue et bleutée Blue Banana). Ces fruits sont parmi les plus gros.

- "Cucurbita pepo", ou "courge vraie", regroupe les courgettes, les pâtissons, la courge spaghetti ou encore les citrouilles.

- "Cucurbita moschata": ces "courges musquées" gagnent à être gardées en hiver; elles prennent alors une teinte brun cuivré. Elles se divisent en deux groupes: celles dont le fruit est en forme de poire plus ou moins allongée (Butternut, Sucrine du Berry, Musquée de Nice...) et celles dont le fruit a l'apparence d'un potiron très côtelé, plus ou moins aplati (courges musquées américaines ou japonaises, courge Musquée de Provence).

Deux autres espèces proviennent d'Amérique centrale:

- "Cucurbita mixta" (courges mexicaines)

- "Cucurbita ficifolia", plus connue sous le nom de Siam ou melon de Malabar.

D'autres courges sont récoltées pour la décoration: "Cucurbita

foetidissima (non comestible), "Cucurbita lageneria (groupe des gourdes) et "Cucurbita benincasa" (groupe des calebasses).

Entières, les courges peuvent être conservées sans problème pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à température ambiante.

D'une faible teneur en calories (à peine 30 aux 100g), les courges sont bien pourvues en minéraux, oligo-éléments, vitamines variées et fibres.

Pourvu d'une écorce souvent coriace, il n'est pourtant pas nécessaire d'éplucher un potiron, celle-ci devenant très douce à la cuisson: on se contentera de bien la nettoyer. Mais sa saveur délicate, souvent peu prononcée, demande à être réhaussée par un judicieux dosage d'épices et d'aromates:

- en salade: potiron râpé cru, servi comme des carottes, avec une vinaigrette un peu corsée.

- en soupe: à servir dans le légume creusé (potiron ou potimarron), avec clou de girofle, poivre long et noix de muscade. Pour une soupe plus copieuse, ajouter des moules et du safran, ou des lardons et du fromage râpé.

- en gratin: les courges rouges ou les courges spaghetti, précuites, sont coupées en tranches, avec noix de muscade et cardamome, et gratinées avec du parmesan.

- en soufflé: la chair d'un petit potimarron mélangée à des jaunes et des blancs d'oeuf battus en neige ferme, avec piment de Jamaïque, citronnelle, cumin, sera cuite dans la coque évidée. Ajouter du haddock, des crevettes ou du munster.

- en dessert: utiliser la courge sucrine ou la courge butternut (au goût de beurre noisette) pour des tartes ou des flans. Les beignets de courges sont un délice: tranches cuites passées dans une pâte à beignets et plongées trois minutes dans l'huile bouillante. Les saupoudrer de sucre glace. AP

se/com/mw

vendredi 26 octobre 2007

Videos grains

Série matières premières agricoles

1/5. Le blé Voir la vidéo


2/5. Le riz Voir la vidéo


3/5. Le soja Voir la vidéo


4/5. Le lait Voir la vidéo


5/5. Le maïs Voir la vidéo

Video mais


Vidéo: 5/5 Le maïs - Patricia Colmant
"Ces matières premières agricoles qui valent de l'or"

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26/10/07 [Fermer la fenêtre] © Les Echos

En France la baguette au Mexique la tortilla

Les prix agricoles ont augmenté de 18,3 % en un an en France

(...)
La hausse est particulièrement forte pour les céréales, avec une progression de 20,5 % en septembre, et de 95,8 % sur un an. Le prix du blé tendre, qui sert à fabriquer le pain, progresse de 23,2 % en septembre. Il a doublé en un an, tandis que le maïs a gagné 78 %.

(...)

Les raisons de ces hausses planétaires sont conjoncturelles (aléas climatiques et donc baisses de récoltes), mais également structurelles (croissance rapide de la demande mondiale). De fait, les produits agricoles pourraient ainsi s'inscrire durablement à des niveaux élevés.
(...)
Laetitia Clavreul

* * *

Et au Mexique:

Le cauchemar mexicain s’appelle tortilla


par Alioune Zergal

Le Mexique gronde. L’effet dominos provoqué par la hausse du prix du maïs, avec lequel sont concoctés les tortillas, continue de faire des dégâts. Concurrencés par leurs homologues nord-américains largement subventionnés, les producteurs mexicains abandonnent leurs terres. Selon l’organisation Carnegie Endowment for International Peace, près de 6 millions d’agriculteurs mexicains auraient ainsi quitté leurs exploitations depuis 2004. Conscient du problème et de la pénurie de maïs, le président Calderon a dû donner son feu vert aux importations états-uniennes. Greenpeace a imméditement réagi. Selon l’ONG, sur les 36 millions de tonnes de maïs déjà importées, 40 à 60 % sont d’origine transgénique.

Ce qui s'est passe en avril, et en l'actualité:

En risque de perte 6 millions de tons de mais blanc, pour manque des silos, et le goubernement encore en Foxilandia???? Pardon maintenant Calderolandia....

Podrían perderse 6 millones de toneladas de maíz blanco