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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT MEXICAIN EST ENTRE EN GUERRE SAINTE CONTRE SON PROPRE PEUPLE. ARRESTATIONS ARBITRAIRES D'HOMMES POLITIQUES COMME DE SIMPLES PASSANTS QUI AVAIENT LE MALHEUR DE SE TROUVER AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT, GENERALISATION DU VIOL DES PRISONNIERES, DE LA TORTURE Y COMPRIS SUR DES ENFANTS DE HUIT A DOUZE ANS , CENSURE DE TOUTE OPPOSITION... LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER. El nuevo gobierno mexicano a entrado en guerra santa contra su propio pueblo. Imposición, traición, doble discurso, ruptura del pacto social, ningún respeto por los derechos humanos con la consiguiente tortura, prisión, muerte de luchadores sociales e inocentes. Censura y desprecio por la cultura y la educación.... LA LUCHA COMIENZA.
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mercredi 21 mai 2008

Reprise des manifestations à Oaxaca

RFI

Au Mexique, les professeurs et maîtres d'école de Oaxaca renouent avec les manifestations. Depuis lundi et pour 21 jours, 70 000 professeurs du syndicat des enseignants manifestent sur le Zocalo, la place principale de Oaxaca. On se souvient qu'il y a 2 ans, des affrontements avec les forces de l'ordre avaient mis cette ville coloniale à feu et a sang.

Le cortège des manifestants a envahi les rues d'Oaxaca.(Photo : AFP)

Le cortège des manifestants a envahi les rues d'Oaxaca.
(Photo : AFP)

Patrice Gouy

Comme si l'histoire se répétait, 5 000 enseignants, soutenus par l'APPO, l'Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca, ont organisé un campement rotatif, sous toile de plastique multicolores et carton, sur la place centrale de Oaxaca et les 20 rues adjacentes. Ils ont averti que si leurs revendications ne sont pas satisfaites, ils empêcheront la tenue de la Guelaguetza, un événement folklorique et commercial qui lance la saison touristique.

Cette grève de 70 000 professeurs, qui touche 13 000 écoles et plus d'un million d'élèves, est largement suivie dans les 7 régions de l'Etat. Les enseignants bloquent les routes, les ponts et les péages des autoroutes. Ils réclament de nouvelles élections syndicales pour évincer leurs dirigeants corrompus et surtout l'application des accords souscrits en octobre 2006 par le président Felipe Calderon.

Les hôteliers et restaurateurs de Oaxaca craignent que la situation ne dégénère et ne fasse fuir les touristes. Pour les rassurer, le gouverneur Ulises Ruiz a déclaré qu'il n'y avait aucun conflit avec le syndicat et que les négociations étaient en cours.

M : encore de paroles et ça promet du sang….


dimanche 11 mai 2008

LA BRIGADE BLANCHE D'OAXACA

Jorge Franco Vargas, dirigeant du PRI pour l'État d'Oaxaca, L'ex-procureur Lizbeth Caña Cadeza et Manuel Moreno Rivas, ancien chef de la police de l'État d'Oaxaca, qui forment les plus proches collaborateurs du gouverneur Ulises Ruiz, ont créé et dirigé un groupe parapolicier chargé de pourchasser les opposants à l'administration locale ainsi que certains groupes de narcotrafiquants

LA BRIGADE BLANCHE D'OAXACA

Jorge Franco Vargas, dirigeant du PRI pour l'État d'Oaxaca, L'ex-procureur Lizbeth Caña Cadeza et Manuel Moreno Rivas, ancien chef de la police de l'État d'Oaxaca, qui forment les plus proches collaborateurs du gouverneur Ulises Ruiz, ont créé et dirigé un groupe parapolicier chargé de pourchasser les opposants à l'administration locale ainsi que certains groupes de narcotrafiquants, selon les témoignages enregistrés dans les dossiers de l'instruction préliminaire PGR/SIEDO/UEIS/057/08 et PGR/SIEDO/UEITA/047-08, auxquels "Milenio" a pu avoir accès.

Selon le témoignage de "Luna", alias derrière lequel se cache un ancien fonctionnaire de l'État d'Oaxaca aujourd'hui témoin placé sous la protection de la PGR, ce groupe parapolicier, portant le nom d'Unidad Ministerial de Intervención Táctica (UMIT - "Force d'intervention tactique du ministère"), était formé d'agents de divers corps de police qui jouissaient de toute la "confiance" de hauts fonctionnaires pour effectuer des interventions policières au cours des protestations de 2006 contre l'administration PRI de l'Oaxaca.

"Luna" assista en mai 2007 à l'arrivée aux bureaux du palais de justice de l'Oaxaca de deux personnes dont la description concorde avec celle d'Edmundo Reyes Amaya et de Gabriel Alberto Cruz, les deux membres de l'EPR disparus en 2006 :

"L'un d'eux avait pour patronyme Pérez Amaya (sic), et ce n'est que quelques jours plus tard que j'ai su qu'ils appartenaient à l'EPR", dit "Luna" dans un des documents, où il précise que "leur arrestation a été effectuée par le groupe sous les ordres de Pedro Hernández, sous-directeur des opérations (de la police du ministère), mais je n'ai pas su où ils ont été envoyés". Il ajoute qu'il les a cependant vus sortir du palais de justice quelques jours après leur arrestation.

Après 28 de service dans l'Oaxaca, le commandant Pedro Hernández, ainsi qu'Ángel Cruz Reyes, son chauffeur, et Luis Edgar Toledo, agent de police, sont actuellement entendus au Centro Nacional de Arraigos, à Mexico, où le SIEDO les interroge dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Reyes Amaya et d'Alberto Cruz, membres de l'EPR disparus il y a plus de onze mois, mais aussi à cause de leurs liens présumés avec la bande des "Zetas" ("Les Z").

Suit...

lundi 28 avril 2008

Les jeunes de Oaxaca partent en Caravane...

Indymedia Paris

Traduction du communiqué des Jeunes du Mouvement Social de Oaxaca relatif à la première caravane pour la défense de la terre et des droits des peuples à en disposer. Cette caravane se rendra dans l'Isthme de Tehuantepec, région envahie par les multinationales mais toujours en résistance. En fin d'article, des précisions sur les relations Franco-Mexicaines et ce qu'ils appellent "le groupe de haut-niveau économique"...

Au digne peuple de Oaxaca,
Au peuple Mexicain,
Aux peuples du Monde,
Aux médias alternatifs.

Ceci est notre humble parole, mais cependant digne et juste. Nous sommes des jeunes qui se sont faits et forgés dans la lutte. Après l'année 2006, nous ne sommes pas retournés à nos occupations, nous ne nous conformons plus, nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas. Notre État - Oaxaca (NdT) - vit de trop nombreuses injustices qui blessent notre cœur. Tout ça, nous ne le voyons pas à la télévision et nous ne l'entendons pas non plus du côté des radios commerciales, le savent celles et ceux d'entre nous qui ont appris à regarder d'Autres Mondes qui naissent du fond de l'histoire.

C'est pourquoi aujourd'hui, nous prenons l'initiative d'aller à la rencontre de ces autres Mondes qui font partie de notre territoire, qui se font envahir par les grandes multinationales avec la bénédiction du gouvernement. Mais nous savons déjà, nous avons appris que quand le gouvernement parle de développement et de progrès il n'y a que réquisition et imposition. Là où ils nous disent qu'il y aura plus de travail, c'est que nous ne travaillerons plus pour nous, mais pour nourrir un patron, un cacique , ou ces mêmes gouvernants…situation que nous rencontrons dans notre État quelque soit l'endroit où l'on regarde.
Au Mexique comme dans le monde entier, beaucoup de peuples luttent et résistent contre ce « développement », contre ce « progrès », parce qu'ils savent que ça ne profitera qu'à quelques-uns, et que ces quelques-uns ne sont en rien les propriétaires légitimes du territoire et de ce qu'on y trouve.

Dans la région de l'Isthme de Tehuantepec, des villes ou villages comme Jalapa del Marqués, Juchitán, San Blas Atempa, Zanatepec ou Benito Juárez Chimalapas sont des points stratégiques pour le développement de méga-projets comme le

Plan-Puebla-Panama

http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=91

(PPP), l'Accord de Libre-Échange Nord Américain

http://fr.wikipedia.org/wiki/NAFTA

(ALENA), le

Couloir Biologique Meso-américain

http://www.cbmm.gob.mx/descripciondelproyecto.php

ou l'Alliance Pour la Sécurité et la Prospérité de l'Amérique du Nord

http://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_pour_la_s%C3%A9curit%C3%A9_et_la_prosp%C3%A9rit%C3%A9

(ASPAN, ou PSP en français). Et que ce soit bien clair : ces peuples ne luttent pas pour le développement, mais pour un mode de vie propre, digne et juste !

Cette proposition de caravane émane des [Rencontres des Jeunes du Mouvement Social

Oaxaqueño

http://encuentrodejovenesoaxaca.googlepages.com/

Suit...

dimanche 30 décembre 2007

Mexique: Oaxaca

Bonjour, ça fait un petit but de temps qu'on poste rien, il y a des vacances et alors beaucoup des activités dehors. Mais on est ici, et avec les choses qui se passent au Mexique, pays que vis une espèce de "tragédie", à cause de la situation et le mauvais gouvernement, voila des échantillonnes:



swissinfo.ch

Mexique: Crimes et impunité dénoncés à l'ONU
swissinfo.ch - 29 déc 2007
Au Mexique – spécialement dans l'Etat d'Oaxaca – il existe une très grande défiance face aux organes judiciaire. Il n'ya pas de justice. ...
Le gouvernement pris dans la logique de la « guerre sale » RISAL
2 autres articles >>

dimanche 4 novembre 2007

Acteal y Oaxaca

Sobrevivientes de la masacre de Acteal y familiares de las víctimas aún reclaman justicia

Campaña mediática del gobierno en favor de los culpables de la masacre de Acteal

Hermann Bellinghausen

El Estado mexicano “es responsable de la masacre de Acteal”, según se desprende de las denuncias, investigaciones y diligencias emprendidas por los sobrevivientes del ataque paramilitar del 22 de diciembre de 1997 y sus representantes legales, y de los numerosos hechos previos relacionados que condujeron a la muerte de decenas de indígenas y el desplazamiento de miles más en el municipio de Chenalhó, Chiapas, a partir del 19 de agosto de 1996, cuando fueron asesinados seis jóvenes bases de apoyo del EZLN (las primeras víctimas), y durante la segunda mitad de 1997.

Instalan ofrenda en Gobernación; exigen justicia para los oaxaqueños

Emir Olivares Alonso

samedi 29 septembre 2007

Oaxaca: liberté pour les prisionniers politiques!!!!

Indymedia Paris


Liberté pour les prisonniers et prisonnières politiques mexicains

la lutte continue a Oaxaca

David Venegas Reyes « El Alebrije », 25 ans, étudiant, membre de VOCAL (Voix oaxaquiennes construisant l'autonomie et la liberté), conseiller de l'APPO (Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca). Arrêté le 13 avril 2007 sous des accusations fausses et qui ont été deux fois modifiées (d'abord trafic de drogue, puis sédition et incendie volontaire, puis attaque contre des voies de communication et rébellion), il est enfermé au pénitencier central de Oaxaca. Avec lui des dizaines de militant-e-s, d'indigènes, de membres des mouvements sociaux sont emprisonné-e-s au Chiapas, à Oaxaca et dans tout le Mexique. L'EZLN (Armée zapatiste de libération nationale), Vocal, le CIPO-RFM (Conseil indigène populaire d'Oaxaca) et beaucoup d'autres organisations appellent à construire une campagne internationale pour la libération de ces personnes emprisonnées.

Alternative libertaire condamne les méthodes de l'Etat mexicain et réclame la libération immédiate des prisonniers politiques qu'il détient.

Alternative libertaire, 27 septembre 2007

mardi 11 septembre 2007

Signer pour Oaxaca

Indymedia Paris

C'est urgent, merci de la signer MAINTENANT !


INITIATIVE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE EUROPÉENNE Mai 2007

AU PARLEMENT EUROPÉEN

Les organisations et citoyens européens soussignés souhaitent attirer votre attention sur les faits suivants :

Nous avons appris que Ulises Ruiz Ortiz (URO) s'est imposé comme gouverneur à travers la fraude électorale la plus coûteuse et scandaleuse de l'histoire récente de l'Etat fédéral de Oaxaca, Mexique.

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cap097

Il a essayé de remplacer sa non-légitimité par des attitudes autoritaires et antidémocratiques telles que l'annulation de fait des garanties constitutionnelles de libre circulation, de manifestation, de droit de grève, d'organisation et d'expression, ainsi que la violation systématique et permanente des Droits de l'homme. En témoignent diverses déclarations et recommandations émises à son encontre par des organismes de défense des droits de l'homme à l'échelle fédérale, nationale et internationale, qui ont été systématiquement ignorées. L'un des derniers cas, parmi les plus notables, est celui qu'a exposé la Commission Civile Internationale d'Observation pour les Droits de l'homme (CCIODH), composée par des citoyens de douze pays de la Communauté Européenne.

Conférence de la CCIODH à Oaxaca - 147.3 ko
Conférence de la CCIODH à Oaxaca

Les agressions du gouvernement de Ulises Ruiz Ortiz contre le peuple de Oaxaca ont été multiples. Il a divisé et affronté des centaines de communautés indigènes ; il a destitué des autorités municipales nommées par les communautés elles-mêmes afin d'en imposer d'autres qui pouvaient garantir l'hégémonie de son parti, le PRI ; il a détruit une grande partie du patrimoine culturel de la capitale de l'État fédéral contre la volonté de ses habitants ; concernant les communautés indigènes les plus pauvres de l'État, il a systématiquement refusé d'apporter une réponse à leurs besoins de base, indispensables à leur survie, tels qu'eau potable, salles de classe, électricité, voies d'accès, centres de santé et soutien à la production ; les enseignants en grève, appuyés par les familles de leurs élèves, ont été agressés et emprisonnés, leurs demandes légitimes ont été refusées : augmentation de leur salaire en fonction du coût de la vie à Oaxaca, petits déjeuners, chaussures, uniformes et livres pour les élèves - les femmes qui ont participé à la grève et aux manifestations populaires et d'enseignants ont été agressées même quand elles étaient enceintes, ce qui a provoqué des fausses couches ; beaucoup ont été emprisonnées, violées ou tuées.

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cap123

Ulises Ruiz Ortiz a fermé les bureaux du journal « Noticias », l'unique quotidien qui ne se soit pas soumis à ses buts, sans que les plaintes et les déclarations de soutien d'organismes de journalistes et de défense des Droits de l'homme, nationaux et internationaux, n'aient obtenu le retour du droit à l'information et à la liberté de la presse dans l'Etat fédéral de Oaxaca

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dernières images de Brad Will
activiste Indymedia, avant son assassinat

Les peuples et les organisations indigènes, enseignantes et populaires, qui se sont opposés à tant d'actes arbitraires, ont été réprimés, leurs dirigeants de base parmi lesquels de nombreux enseignants, ont été poursuivis et emprisonnés ; le pouvoir n'a pas hésité à manipuler la loi pour créer de toute pièce et leur imputer des délits qu'ils n'ont jamais commis ; des dizaines de militants ont été et se trouvent encore en prison. Dans des cas extrêmes, les dirigeants ont même été assassinés par des sbires du gouvernement de Ulises Ruiz, ces derniers recevant en récompense des mandats de députés ou des postes dans les structures du gouvernement de l'Etat fédéral.

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cap124

Dans sa stratégie de la terreur, Ulises Ruiz a formé des groupes civils d'assassins qui ont semé la terreur dans les communautés et les organisations syndicales et communautaires dénonçant la barbarie gouvernementale.

Le 25 novembre 2006, le gouvernement de I'Etat fédéral a utilisé les forces de police et l'armée fédérale pour organiser la répression la plus brutale qu'Oaxaca ait connue et qui s'est soldée par l'arrestation de plus de 350 personnes - parmi lesquelles des femmes, des enfants et des personnes âgées - qui ont été transférées vers des maisons d'arrêt de « haute sécurité », en réalité des centres de torture officiels. 63 personnes sans défense ont été assassinées, de nombreuses personnes, hommes et femmes, ont été violées, il y a environ 50 disparus, 500 ordres d'arrestation sont maintenus à l'encontre de militants pour motif politique, et une violente répression s'est déchaînée contre les représentants de communautés indigènes, d'enseignants, de femmes et d'autres groupes sociaux qui développent une activité publique et ouverte, les obligeant à se cacher ou à s'exiler hors de l'Etat fédéral de Oaxaca.

Malgré la Clause Démocratique qui régit les accords commerciaux de la Communauté Européenne avec les autres économies du monde, certains pays de l'UE sont passés outre et ont avalisé de manière indirecte le comportement antidémocratique et les violations des Droits de l'homme dont se rend coupable le gouvernement du Mexique et de Oaxaca.

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cap133

Face à cette situation, nous vous demandons respectueusement ce qui suit

1. Que le Parlement Européen nomme une commission spéciale qui rassemble, dans le plus bref délai, les informations et recommandations que les différents ONG internationales de défense des Droits de l'homme ont élaboré au sujet du Mexique et de Oaxaca.

2. Que soient suspendues les relations commerciales avec ce pays une fois faite la preuve par la commission spéciale, conformément à la Clause Démocratique de l'UE, de violations des Droits de l'homme et de l'existence de personnes emprisonnées et poursuivies pour des raisons politiques au Mexique et particulièrement à Oaxaca.

3. Que le Parlement Européen promeuve la création d'instruments juridiques internationaux et l'accompagnement nécessaire pour obtenir la liberté immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, tels que Abraham Ramírez Vázquez, Juventino Garcia Cruz, Noel García Cruz et David Venegas ; la preuve que les personnes disparues sont en vie ; l'annulation des mandats d'arrêt contre les activistes sociaux et la garantie de la sécurité personnelle, physique et psychologique des personnes poursuivies pour des raisons politiques par le gouvernement d'Ulises Ruiz Ortiz, particulièrement de Jaquelina López Almazán, Alejandro Cruz López, Samuel Hernández Morales, Ulises Reynosa Guerrero, Leyla Centeno Castro et Cástulo López Pacheco.

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cap112

4. Pour garantir le point précédent et, cela de manière durable, que le Parlement européen crée une commission regroupant des membres du Parlement, des ONG de défense des Droits de l'homme européennes et mexicaines.

Avec nos salutations distinguées,


( signatures à retourner à : europa.oaxaca(à)gmail.com ; womenstrike8m(à)server101.com )

Lettre Parlement oaxaca 2 - 106.2 ko
Lettre Parlement oaxaca 2
(PDF, 106.2 ko)

lundi 10 septembre 2007

Indimedia Paris

Le Jouet Enragé / Spécial OAXACA

Un numéro spécial du journal "Le Jouet Enragé (El Jugete Rabioso)

Lundi 16 juillet, une répression systématique et sauvage a été organisée contre le mouvement social de l'État de Oaxaca, dans le sud du Mexique. La Police fédérale préventive (PFP, qui bénéficie d'un accord d'assistance signé par la France), le « FBI » mexicain, les polices de l'État et de la ville de Oaxaca ont conjugué leurs efforts pour encercler et attaquer un défilé populaire festif. Cette manifestation voulait simplement exprimer la dignité des peuples indigènes de cette région et le refus de la commercialisation et de l'utilisation d'une fête traditionnelle, la Guelaguetza, par le pouvoir du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz, responsable de dizaines d'assassinats et de centaines d'enlèvements, séquestrations et tortures contre l'Assemblée des peuples de l'Oaxaca (APPO).

La coopération policière FRANCO-MEXICAINE
dossier spécial
Petite relation des textes sur lesquels se fonde, sous le jargon technocratique, la participation active de la police française à la répression des mouvements populaires au Mexique, depuis la guerre de basse intensité opposée à l'EZLN au Chiapas, jusqu'à la sauvage répression de la Commune de Oaxaca, en passant par celle d'Atenco, en 2006. Et, aujourd'hui, la Guelaguetza…
(...)

à imprimer (et à diffuser !), 4,2 Mo
oax1.pdf

à lire à l'écran, 0,5 Mo
oax2.pdf


http://lejouetenrage.free.fr

L'APPO à Paris

Indymedia Paris

OAXACA - Intervention des représentants de l'APPO à Paris

Vendredi 7 Sept à 20h, à l'invitation d'Alternative Libertaire, 92 rue d'Aubervilliers, deux représentants de l'APPO présentaient la situation à Oaxaca

Première intervention, centrée autour de l'historique de cette lutte de la montée des agressions et des résistances en retour de divers secteurs de la population de l'Etat de Oaxaca, notamment des communautés indigènes.

Cliquez ici :

Pour écouter (51mn)
Pour télécharger (45Mo)

Deuxième intervention, à propos du rôle joué par les médias, les radios qui redonne la parole au peuple et l'expérience de la prise de la télévision (Canal 9). Le rôle des femmes, dans cette prise en main des médias notamment.

Cliquez ici :

Pour écouter(34mn)
Pour télécharger (30Mo)

NB : il existe une excellente vidéo "Morena / mucho mas que la mitad de la esperanza" sur le rôle de la COMO (Coordination des femmes des Oaxaca) dans la prise de Canal 9 (DVD de Mal de OJO TV) - besoin de sous-titrage en français !

Ces présentations ont été suivies d'échanges très intéressants sur le Plan Puebla-Paname et le "canal seco" et la résistance à ce plan, sur la coopération policière franco-mexicaine et notre rôle, sur une initiative auprès du Parlement Européen, etc...

Planton au centre de Oaxaca - 246.4 ko
Planton au centre de Oaxaca
Banderolle : Ils ne feront pas taire le peuple de Oaxaca, car sa lutte est celle de la raison
Vive l'APPO

samedi 25 août 2007

Le figaro

Les "Indiens des nuages" à l'heure de la globalisation


De notre envoyé spécial à Latuvi FRÉDÉRIC FAUX

Un paysan de l'État d 'Oaxaca. Malgré la modernisation substancielle de certains villages et l'arrivée des touristes, un jeune sur deux par encore vivre et travailler aux États-Unis.
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Un paysan de l'État d 'Oaxaca. Malgré la modernisation substancielle de certains villages et l'arrivée des touristes, un jeune sur deux par encore vivre et travailler aux États-Unis.
Magana/AP.

Les Zapothèques de l'État d'Oaxaca souffrent autant qu'ils profitent de la globalisation.

QUAND ils parcourent les chemins bétonnés de Latuvi, où des pancartes rappellent aux habitants qu'il faut se laver les dents trois fois par jour et qu'il est obligatoire de trier ses poubelles, Rosa et Malachie ne cachent pas leur satisfaction. « Oui, le village s'est amélioré », affirme Malachie, qui vit depuis trente ans aux États-Unis, dans la vallée de San Fernando en Californie. « Lorsque nous étions enfants, il n'y avait pas de voitures, les pistes étaient impraticables ; aujourd'hui, tout a changé, il y a même un café Internet », ajoute fièrement sa soeur Rosa, autre Californienne d'adoption qui revient régulièrement se reposer dans son village de naissance.
Latuvi, bourgade zapotèque de 620 habitants nichée dans les montagnes de l'État d'Oaxaca, au sein de l'une des plus grandes forêts du Mexique, n'est plus ce trou boueux et misérable qu'ils ont connu jadis. Le long de la rue principale, de la chapelle à l'école, trois épiceries et un « bureau des téléphones » ont ouvert leurs portes. Les plus grandes innovations, cependant, sont venues de la mairie : c'est dans sa cour qu'est garé le bus qui relie le village à la vallée d'Oaxaca. C'est elle, aussi, qui gère le magasin communautaire, le centre de santé et le fameux café Internet, ouvert il y a tout juste un an.
Car si Latuvi est fière d'être un confetti de l'immense Mexique, dont le drapeau est honoré tous les lundis dans la cour de l'école, le village s'est surtout affirmé ces dernières années comme une institution zapotèque, régie par les us et coutumes traditionnels. « Ici, les partis politiques n'ont pas lieu d'être, nous fonctionnons avec notre propre calendrier », résume Artemio Sebaius, l'agent municipal de Latuvi. Ce paysan de 38 ans a été élu avec une trentaine d'adjoints par l'assemblée du village pour un mandat d'un an, sans rétribution. « Tous les quatre ans, les habitants de Latuvi savent qu'ils vont devoir se consacrer à la communauté, explique Artemio. C'est un grand honneur, mais aussi un grand sacrifice. Ma femme doit me remplacer aux champs et nous vivons avec les économies que nous avons faites les trois années précédentes. »
Ce service public s'impose à tous les habitants, appelés à fournir un travail gratuit, le tequio. « Chaque semaine, nous choisissons dans la liste des chefs de famille une équipe de dix personnes... Cela nous permet de faire des choses que les autres communes ne peuvent pas se permettre », se félicite Artemio. À Latuvi, qu'il pleuve ou qu'il neige, il y a ainsi toujours un groupe de tequio qui refait une route, cure un fossé ou défriche une parcelle. Et les jours de tequio général, comme ce dimanche, c'est presque tout le village qui se mobilise pour poser une canalisation. Benito, chapeau blanc sur la tête, a marché près d'une heure depuis sa ferme pour participer à ces travaux communautaires : « Le tequio, c'est comme un impôt, explique-t-il. Ça peut prendre près de trente jours dans l'année, mais tout le monde le fait volontiers. » Si quelqu'un refusait de participer ? « Impossible, répond Benito. C'est une tradition que l'on inculque dès l'enfance... Même les jeunes générations, à partir de 18 ans, participent au tequio. »
«Être indien était une honte »
Loin d'être en voie de disparition, ces « us et coutumes » ont été renforcés par la mondialisation. « Les Zapotèques se sont aperçus qu'ils n'étaient pas isolés et qu'ils partageaient un ensemble de valeurs avec d'autres peuples indigènes, remarque l'anthropologue Manuel Rios. Pendant longtemps, être indien était considéré comme une honte... Aujourd'hui, c'est le contraire : leur sens de l'organisation et leur relation privilégiée avec la nature sont devenus des atouts. » Des traditions que les habitants de Latuvi tentent de cultiver, même si les déplacements en ville, de plus en plus fréquents, les ont fait évoluer. La langue zapotèque est encore parlée par la moitié du village. Les marchands ambulants, autrefois les seuls étrangers à s'aventurer dans ces montagnes, sont rejoints par les écotouristes, accueillis dans des cabanes communautaires. La guérisseuse traditionnelle, dont les ordonnances ne sont composées que de prières et de plantes médicinales, doit partager ses patients avec un médecin résident, fraîchement sorti de l'université.
Même la fête du village, rythmée par des processions pas très catholiques de poupées géantes, s'adapte aux temps nouveaux. Depuis deux ans, elle se célèbre sans mezcal, cet alcool d'agave dont quelques verres suffisent à abattre les plus robustes. « Les ivrognes affalés dans les rues donnaient une mauvaise image de Latuvi, sans compter avec la violence au sein des familles... Alors nous avons interdit le mezcal au village », martèle Artemio. Un autre règlement communautaire, dont on ne trouvera aucune trace dans la législation mexicaine, permet chaque nuit de barrer les accès routiers par des chaînes. Tous les soirs aussi, une patrouille parcourt les rues afin d'assurer un juste repos aux citoyens. Armés d'une seule lampe de poche, ces policiers sans uniforme n'ont jamais besoin de renforts pour se faire obéir : « Nous sommes désignés par l'assemblée du village, rappellent-ils, et personne n'oserait se dresser contre elle. »
L'exil américain
Comme Malachie et Rosa le soulignaient, « le village s'est amélioré ». Pourtant, comme il y a trente ans, les jeunes continuent à s'exiler pour Oaxaca, Mexico ou Monterrey, la capitale industrielle du pays. Et bien sûr pour l'Amérique, qui ne cesse de faire rêver Latuvi. « Chaque année, entre dix et quinze jeunes partent pour la Californie, soit la moitié d'une génération », soupire Artemio. L'exode, qui rend de plus en plus difficile l'organisation du tequio, a parsemé le village de belles maisons inachevées à étage, avec des vitres fumées et des piles de parpaings qui s'entassent devant l'entrée. « On les appelle les maisons fantômes, explique Braulio, un natif de Latuvi coiffé d'une casquette du club de basket de Los Angeles Lakers. Les migrants les font construire depuis les États-Unis... mais ils ne rentrent pas. »
Ce maçon aux larges épaules a choisi de revenir il y a plus d'un an, après deux séjours clandestins aux États-Unis. « On ne part pas là-bas pour faire du tourisme, plaisante-t-il. Il faut travailler du lundi au dimanche, neuf ou dix heures par jour. Il n'y a pas de sorties, pas de loisirs, mais ça vaut la peine, poursuit-il en faisant visiter sa villa de quatre chambres, bâtie en bas de Latuvi. Au Mexique, même après une vie de travail, je n'aurais jamais pu me l'offrir. » La migration sait aussi se montrer généreuse. « Même là-bas, on n'oublie pas le village, rappelle Braulio. À Los Angeles, une soixantaine de chefs de famille de Latuvi se retrouvent tous les deux mois dans un parc pour échanger des nouvelles et parler du pays. On fait parvenir notre contribution à la commune pour compenser les tequios que l'on ne peut pas faire. Et bien sûr on envoie de l'argent aux femmes, tous les mois. »
Cet afflux de dollars a amélioré la vie quotidienne des habitants de Latuvi mais n'a pas arrêté le flux migratoire. Passer la frontière est une tradition qui remonte aux années quarante, quand les États-Unis invitaient des travailleurs mexicains à participer à l'effort de guerre. Aujourd'hui, les jeunes du village connaissent mieux le marché du travail de Los Angeles ou Oakland que celui d'Oaxaca ou Mexico. Pour Valeria Isunza, qui prépare une thèse sur les « pueblos mancomunados » (voir encadré), la migration est devenue une nouvelle tradition, voire un rite de passage : « Traverser illégalement la frontière des États-Unis est une manière de montrer que l'on est un homme, et revenir avec de l'argent est un moyen de s'affirmer au sein de la communauté. »
La principale cause de l'exil reste identique à celle qui a poussé Malachie et Rosa à partir il y a plus de trente ans : « Luchar por la vida »... la lutte pour la vie. L'expression revient comme une antienne dans la bouche de ceux qui vont partir, ou qui sont déjà revenus, tous attirés par ce « Norte » où l'on gagne en une heure le salaire d'une journée au pays. La vallée de Latuvi a beau être irriguée par des torrents qui descendent été comme hiver de la montagne, ses champs compter parmi les plus fertiles de l'État d'Oaxaca, vivre des fruits de la terre y est toujours aussi difficile.
Fermes en ruine
« Nous habitons un pays riche, mais nous sommes restés pauvres », résume Eligio, un vieux paysan installé depuis des lustres dans le hameau d'El Manantial, perdu au fond d'un chemin herbeux. Assis dans sa maison aux planches disjointes, Eligio peine à énumérer toutes ses récoltes : maïs, haricots, courgettes, pastèques, pois chiches, pommes, pêches... « Tout ça pousse sans engrais, grâce à Dieu, mais le problème c'est la vente », soupire-t-il. Une plainte qui se répète dans toutes ces fermes isolées où seuls les anciens, comme enracinés, arrivent encore à survivre. Leurs parents, depuis des lustres, allaient à dos d'âne vendre leurs produits au marché de Teotitlan del Valle ; un bourg situé mille mètres plus bas, dans un paysage d'herbe rase et de cactus, où l'on parle un autre dialecte zapotèque et où il faut avancer sa montre d'une heure... Un autre monde. « Maintenant, on peut y aller en autobus une fois par semaine mais rien n'a changé, maugrée Eligio. Personne ne nous achète notre production en gros, nous sommes trop loin. »
De sa fenêtre, Eligio a vu les fermes les plus isolées tomber en ruine, mangées par la végétation. Près du chemin et près de la nouvelle ligne électrique, des maisons fantômes ont poussé, habitées le temps d'un été par des enfants au drôle d'accent gringo. Il ne peut alors s'empêcher de penser aux siens, dont la photo orne le seul meuble de sa maison : Mathias et Romero sont aussi partis aux États-Unis et aujourd'hui, cela fait tout juste un an.

vendredi 24 août 2007

Astillero

Jornada

La carta de la que habla Julio, fue publicada a finales de julio. Si quiere leerla esta aqui

Julio Hernández López

Mirada de pastores

"Alto peligro" ven 45 curas en Oaxaca

"Ha llegado la hora del cambio real"

¿Plan oficial de exterminio de pobres?

La política de elites sigue su marcha "institucional" mientras en el país los problemas desatendidos y las injusticias impunes continúan abonando el terreno de la rebeldía social. En Oaxaca, por ejemplo, 45 sacerdotes han advertido que lo que sucede allá les preocupa por su "alto peligro", pues "hay en el pueblo mucha desesperanza y total desconfianza a sus instituciones; nadie duda que el conflicto oaxaqueño se ha ido administrando conforme a cálculos políticos de conveniencia partidaria y de poder nacional. No han importado las muertes, los encarcelamientos injustos con expedientes torcidos y por ello el atropello descarado a las leyes. Nadie cree que en verdad se busque con las decisiones gubernamentales la paz".

En un texto de 29 puntos escrito el mes pasado (que está disponible en www.astillero.tv), 15 presbíteros de la arquidiócesis de Oaxaca (de entre los cuales este tecleador destaca el nombre de Manuel Arias Montes, presidente del consejo presbiteral y destacado teólogo indígena), otros 15 de la diócesis de Tehuantepec, ocho de la de Puerto Escondido y siete de la prelatura de Huautla, establecen que "el poder federal, con la presencia de sus militares, sus policías y sus arreglos políticos, primero era considerado cómplice, pero ahora se arraiga la convicción, en Oaxaca y en el país, de que es un poder totalmente subordinado al poder gubernamental local. Queda así desprestigiado el Ejército, por ser considerado enemigo del pueblo, y debilitada la autoridad moral y la capacidad del gobierno federal como garante de la justicia y la paz social en el país".

Los firmantes del documento se definen como "un grupo de sacerdotes de Oaxaca con mirada de pastores" que "hemos estado cerca de este pueblo sufriente. Los padecimientos y logros que nuestros ojos han visto, las palabras de indignación o de esperanza que nuestros oídos han escuchado, los cuerpos y espíritus lastimados o luchando que nuestras manos y corazones han palpado, de eso damos testimonio". Incluso se preguntan "¿cómo desaparecerá la idea que hay en muchos de que la 'solución' que llegó del poder olía a plan de exterminio físico y/o mental de grupos humanos y pueblos? Muchos sienten que la parte más inhumana del neoliberalismo, que cree que se puede prescindir de los pobres, se está aplicando en Oaxaca. Estas preocupaciones ya no se sabe quién puede resolverlas".

Los cuarenta y cinco sacerdotes hacen un exhorto a los políticos y los poderosos: "deben comprender que ha llegado el momento del cambio real. No hagan más largo y doloroso el camino, pues si éste ya empezó no va a detenerse; es posible incluso que un día empiece y después, como en Argentina, suene masivamente en todo el país el grito 'que se vayan todos'. Den muestra de que pueden gobernar de otra manera, con inteligencia, diálogo, acuerdos y respeto al pueblo. También es una obligación ética y de buen gobierno no seguir militarizando nuestro estado; ni este ni otro gobierno se sostienen bajo la amenaza de las armas". Mirada de pastores.

Astillas

Por otra parte, la farsa electoral oaxaqueña continúa, pues apenas ha pasado el altamente desairado proceso para designar diputados locales y ya vienen los comicios municipales. Un ejemplo de la descomposición extrema de organizaciones otrora vinculadas a los intereses populares lo da la Coalición Obrera Campesina Estudiantil del Istmo, la famosa COCEI, que este domingo designará de entre sus varias "expresiones" a candidatos que formen parte de las planillas que contenderán por el gobierno municipal de Juchitán. En las "elecciones internas" participarán las versiones COCEI-Panal, de los hermanos Gloria y Héctor Sánchez López (éste, un saltimbanqui partidista que actualmente es "secretario técnico" de la comisión nombrada por Ulises Ruiz para montar la farsa de una "reforma de Estado"); COCEI-Alternativa, con Leopoldo de Gyves de la Cruz y su hijo Emilio; COCEI-PT-PRI, y la COCEI-Ulises... Fabián Iliusha Ramírez Mejía dice que le hace "reír" la "estupidez de algunos 'dizque trabajadores de la pluma', seudoperiodistas salidos de coladeras marxistas" a quienes no les queda claro que Felipe Calderón es el presidente de México. Por ello ha escrito a este tecleador, para imponerle tal claridad, pues "este es el país donde vives y vive tu familia, y te guste o no, así va a ser por seis años (...) el mismo Jesús Ortega ya te calificó en un desplegado, ¿qué más quieres para darte cuenta que como tú hay una bola de ignorantes, retrógradas izquierdistas. Seguramente fuiste de las huestes del CEU y CGH que ahora ocupan distinguidos puestos en el PRD o en el gobierno de damier del DF" (dado que el diccionario no registra la voz "damier", es de suponerse que el delicado redactor quiso hablar de mierda pero invirtió el orden de las sílabas, para que no fuesen malsonantes). El enérgico Ramírez Mejía (fram0120@avantel.net) es licenciado en informática y maestro en administración por la UNAM, donde ha impartido clases relacionadas con tecnología web y auditoría en informática. Además, "ha colaborado en BBVA-Bancomer, IBM de México y actualmente en Banamex-Citigroup", banco éste donde es responsable de "la estrategia para el uso de herramientas de administración de pruebas a sistemas informáticos". Al final de su carta, Fabián Iliusha escribió nueve veces, todo con mayúsculas: "Felipe Calderón, presidente constitucional de México"... Y, mientras arrecia la guerra comercial en que chinos encuentran peligros en la soya estadunidense, luego del escándalo de las pinturas con plomo en juguetes; y la novia del chino que oficialmente es mexicano es tomada en rehén judicial en Estados Unidos para que siga el escándalo político-comercial en México; y el coordinador de los senadores perredistas dice que el compromiso en el Informe de Calderón es no aceptar su presencia en tribuna, aunque no necesariamente impedirla (así han sucedido muchos embarazos: breviario de ginecología política astillada), ¡feliz fin de semana!

Fax: 5605-2099 * juliohdz@jornada.com.mx * www.juliohernandez.com.mx

mercredi 22 août 2007

Oaxaca news

Indymedia paris

Oaxaca derniéres nouvelles

le boucher fasciste gouverneur de Oaxaca continue de plus belle

il a d'ailleur été récompensé de ses exactions par une tournée dans les popottes yankees

Note d'information sur Oaxaca n° 23, août 2007.

Et voilà, les affaires reprennent, ou plutôt, à Oaxaca, elles ne se sont pas arrêtées. L'été a été riche en événements tristes, scandaleux, ou réjouissants, suivant les cas et les points de vue. On rappellera ici les principaux, dans l'ordre chronologique puisqu'il faut en choisir un.

Guelaguetza : nouveaux affrontements

La Guelaguetza, ce n'est pas rien dans l'Etat d'Oaxaca. Fête populaire traditionnelle, elle est l'occasion pour les différents peuples de présenter aux autres les nouveautés de leurs danses, de leurs chansons… Elle représente à la fois la grande diversité culturelle de l'Etat et l'envie de vivre ensemble de ses composantes, c'est-à-dire qu'elle est profondément indienne dans son fondement même : cette dialectique entre diversité et unité est typique du fonctionnement de la pensée indigène - pardon pour le jargon.

Seulement, voilà : ce chatoiement de couleurs et de sons est évidemment très attirant pour les touristes. C'est ainsi que les marchands de soupe et leur commis, le malgouverneur Ulises Ruiz Ortiz, se sont acharnés ces dernières années à en faire un événement officiel et commercial.

Comme en 2006, le mouvement populaire oaxaquègne a appelé à boycotter la Guelaguetza domestiquée et à en tenir une réellement populaire. Mais URO n'aime pas qu'on défie son autorité, et encore moins qu'on touche à son porte-monnaie. Il a donc envoyé le 16 juillet ses polices (d'Etat, municipale, parallèle...) réprimer violemment la Guelaguetza populaire. Bilan : une vingtaine d'arrestations. La plupart de ces personnes ont, bien sûr, passé de mauvais moments, mais ont toutes été relâchées dans la semaine ou les deux semaines suivantes. Il faut dire que le Mexique s'apprêtait à recevoir quelques personnalités internationales : rien moins que la secrétaire générale d'Amnesty International et le responsable de la Commission interaméricaine des droits humains (voir ci-dessous)...

Mais il y a eu aussi le 16 juillet plusieurs blessés dont trois graves, Jesús Alfredo López García, César Grijalva et Emeterio Marino Cruz Vásquez. Le premier n'est autre que l'avocat du Comité de libération 25-Novembre, fondé par le peintre oaxaquègne Francisco Toledo, pour recenser les prisonniers liés au mouvement social, recueillir des fonds pour payer les cautions, et en général obtenir leur libération. Jesús López est aujourd'hui tiré d'affaire, mais il l'a échappé belle : rien que pour ses blessures à la tête, il a fallu 18 points de suture ; or il en avait sur tout le corps. César Grijalva, qui l'accompagnait, est psychologue du CL 25-11 ; il s'en est moins bien tiré : un policier lui a tranché les tendons de la main droite avec une bouteille qu'il venait de casser pour cet usage. Jesús López a raconté tout cela en détail dans "La Jornada" du 4 août.

Quant au troisième, Emeterio Cruz, il est toujours hospitalisé. Maçon de son état et membre du Comité pour la défense des droits indigènes de Santiago Xanica, il a été laissé pour mort par la police. Il est sorti du coma assez vite, mais a dû subir plusieurs opérations lourdes, dont une trachéotomie. Il a toujours besoin d'assistance médicale pour respirer, se nourrir, uriner.

Un mot sur la Guelaguetza officielle et commerciale. Grâce à ce déploiement policier, elle a réussi à se tenir. Mais l'assistance, un peu clairsemée, était en bonne partie constituée d'un public mercenaire. Une vidéo consultable sur le site de l'APPO montre en effet deux responsables du PRI local, liste en main, en train de distribuer alentour des billets de 200 pesos, à l'effigie de la tendre poétesse du XVIIe siècle Sor Juana Inés de la Cruz... Amis de la poésie, bonjour !

Dernier détail pittoresque : 300 policiers municipaux d'Oaxaca se sont mutinés et déclarés en grève le 9 août. Ils n'avaient toujours pas touché la coquette prime (entre 4 600 et 6 000 pesos) qu'on leur avait promise pour qu'ils osent affronter l'APPO...

Rapports accablants d'Amnesty et de la CIDH

La france et les états unis Complice

Le rapport Oaxaca : clameur pour la justice, présenté début août à Mexico par Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International en personne, rend compte d'innombrables atteintes aux garanties individuelles, perpétrées par les forces de police : usage excessif de la force, arrestations arbitraires, mise au secret des détenus, mauvais traitements et torture, menaces, harcèlement à l'encontre des défenseurs des droits humains et des journalistes, violation des procédures judiciaires et du droit à un jugement équitable... Remarquons que "les forces de police", cela englobe non seulement tous les corps de police de l'Etat d'Oaxaca, mais aussi la Police fédérale préventive. C'est bien pourquoi le rapport signale également que le gouvernement fédéral doit intervenir pour faire appliquer dans tout le pays les traités et conventions signés par le Mexique. Irene Khan a même souligné la "politique schizophrénique" du gouvernement mexicain, champion des droits humains à l'étranger, mais s'asseyant dessus dans son propre pays. C'est une façon de démolir l'argument - invraisemblable - d'un prétendu respect du fédéralisme, et de l'impossibilité pour le gouvernement central de passer par-dessus la souveraineté des gouvernements des Etats.

Toujours pince-sans-rire, Ulises Ruiz a déclaré aussitôt que ce rapport était "partial", puisqu'il représentait le point de vue des opposants à son régime, et qu'il "manquait de fondement". Ben voyons ! Tout le monde sait qu'Amnesty a l'habitude de parler à la légère !

Quelques jours plus tard, le 7 août, c'était Florentín Meléndez, président de la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH), qui enfonçait le clou. Il s'est dit "profondément préoccupé" par l'impunité qui règne dans le pays face à la torture ou aux disparitions forcées, de même qu'aux crimes contre des journalistes. Il a affirmé également que la CIDH est préoccupée par "l'état de violence" qui sévit depuis plus d'un an à Oaxaca.

Bien entendu, FeCal (Felipe Calderón) s'est engagé auprès d'Irene Khan et de Florentín Meléndez à tenir le plus grand compte de leurs observations..

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Election des députés locaux : ¡Que se vayan todos !

"Qu'ils dégagent tous !" Ce cri du cœur du mouvement social argentin, adressé aux politiciens de tous bords en 2001, a sûrement été pensé très fort par plus d'un-e Oaxaquègne à l'occasion de l'élection des députés au Congrès local, le 5 août dernier.

Force est de constater que la consigne, donnée au nom de l'APPO par certaines de ses composantes (le Front populaire révolutionnaire, notamment), d'un vote sanction à l'égard du PRI d'Ulises Ruiz et du PAN de FeCal, a été suivie d'une certaine manière... et étendue à tous les partis politiques ! 70 % d'abstention ! Du jamais vu jusqu'ici.

Sachant d'autre part qu'il en va des élections comme de la Gelaguetza officielle (gens amenés par camions, parfois sous la menace, et petite gratification à la sortie), la participation sincère et spontanée à ces élections n'a pas dû dépasser les 15 % du corps électoral.

Dans ces conditions, il est normal, et dérisoire, que le PRI ait raflé tous les sièges. URO et les siens ont beau fêter leur succès, ils savent parfaitement qu'il s'agit d'une victoire à la Pyrrhus. S'il est vrai qu'ils gardent leurs sièges et les privilèges qui vont avec, ils ne peuvent pas ne pas voir le violent rejet populaire dont est l'objet toute la classe politique de l'Etat. Les petites magouilles grâce auxquelles URO parvenait à mettre dans sa poche les opposants (voir, par exemple, Note n° 22) ne sont pas passées inaperçues auprès de la population. Et comme disait Coluche, "les gens, c'est pas que des cons !". Ils ont compris que la classe politique oaxaquègne dans son ensemble était gangrenée, et l'ont traitée comme telle, par le mépris.

Cela dit, ce résultat inattendu contrarie certains plans de l'équipe d'Ulises Ruiz. Ces élections comportent d'une part l'élection directe au suffrage majoritaire pour les 25 circonscriptions de l'Etat. Mais il y a également une part de proportionnelle : 17 des 42 députés sont choisis sur les listes fournies par les partis en fonction des résultats globaux. Or si un parti, comme c'est le cas du PRI, obtient tous les sièges du système majoritaire, il n'a droit à aucun député à la proportionnelle. La tuile ! Car URO comptait bien, grâce à l'immunité parlementaire, assurer l'impunité à deux de ses assassins en chef, Jorge Franco Vargas et la sémillante Lizbeth Caña Cadeza, respectivement responsables de la police et de la justice en 2006 ; il les avait placés en tête de sa liste de députés à la proportionnelle.

Bien sûr, il n'était pas question de les présenter au scrutin majoritaire, leur impopularité pesait trop lourd ; mais à la proportionnelle, en principe, c'était du velours. Et patatras ! Le bel échafaudage s'effondre. Il semblerait qu'une manœuvre soit en cours pour rattraper le coup. Le PRI pourrait reconnaître qu'il y a eu fraude dans les deux circonscriptions où le résultat était le plus serré, et refiler deux sièges au PRD (gauche). Tout bénéfice pour le PRI, qui se donne ainsi une image de démocrate réglo, garde une écrasante majorité, et case ses deux assassins. L'attrait de deux misérables sièges sera-t-il assez fort pour que le PRD avalise ce honteux marchandage, et donne à nouveau raison aux 70 % d'abstentionnistes ?

Quatre Espagnols (catalans) arrêtés

Le soir même du scrutin, le dimanche 5 août, cinq personnes, un Mexicain et quatre citoyens de l'Etat espagnol étaient arrêtés alors qu'ils se promenaient sur le zócalo d'Oaxaca, sans qu'on leur donne la moindre indication sur ce qui leur était reproché. Les policiers les ont ensuite emmenés "à un endroit qui semblait être une caserne". Là, ils leur ont confisqué toutes leurs affaires, y compris leurs passeports. On les a cagoulés, on a obligé les deux hommes à s'agenouiller, et les trois femmes à relever leur corsage. Les femmes ont ensuite fait l'objet d'attouchements sexuels. On les a photographiés de face et de profil. Quelques-uns ont reçu des coups, tous des menaces, des insultes et des humiliations. Au bout d'une heure et demie de ce traitement, on les a enfin conduits devant un agent du Ministère public, qui ne les a pas informés davantage du motif de leur arrestation. Ils ont ensuite été transférés à Itzalpa (District fédéral) et remis au service national de migration (INM) en vue de leur expulsion du territoire mexicain, puisqu'ils étaient... sans papiers !

Heureusement, l'une des Catalanes, Laia Serra, avocate de la Commission civile internationale d'observation des droits humains (CCIODH), avait eu le temps de contacter la sénatrice Rosario Ibarra, fondatrice du mouvement Eureka pour la recherche des disparu-e-s. Celle-ci a pu présenter en urgence un "amparo" (recours) qui a permis d'éviter l'expulsion immédiate.

Entre-temps, l'affaire commence à faire du bruit en Catalogne et dans le monde, ce qui n'arrange pas l'image du Mexique auprès de ses hôtes Florentín Meléndez et Irene Khan. Celle-ci fait savoir publiquement qu'Amnesty International lance un appel mondial à ses adhérents pour qu'ils exigent du gouvernement mexicain qu'il enquête à fond sur les détentions arbitraires, les abus et violations des droits humains commis à l'encontre des militants des mouvements sociaux d'Oaxaca et Atenco. Il faut donc de toute urgence se débarrasser du bâton merdeux. Et c'est ainsi que l'INM, le 13 août, après avoir "vérifié la légalité du séjour" des quatre étrangers, les libère. Leur compagnon mexicain, lui, l'avait déjà été après versement d'une caution.

Les frères Sosa transférés dans l'Etat d'Oaxaca

Le 16 août, Flavio et Horacio Sosa ont été, enfin, transférés dans une prison de l'Etat d'Oaxaca. Leurs avocats le réclamaient depuis longtemps. Leur présence dans un pénitencier fédéral de haute sécurité n'avait aucune justification légale, puisque rien de ce qui leur est reproché n'est un crime fédéral. C'est à la justice ordinaire d'Oaxaca de les juger, c'est donc dans l'Etat d'Oaxaca que doit se passer leur détention, dit la loi mexicaine ; depuis le 4 décembre qu'ils sont en prison, il était temps de s'en rendre compte. URO n'a pas fait de cadeau à la famille Sosa : la prison de San Juan Bautista Cuicatlán se trouve aussi loin que possible de la capitale de l'Etat, à 104 kilomètres au nord. Cependant, si on se souvient que pour les autres prisonniers de l'automne 2006, leur rapatriement dans l'Etat d'Oaxaca avait été le prélude à leur libération, celui des frères Sosa est de toute façon une bonne nouvelle.

Dix nouveaux mandats d'arrêt

Toutefois, il ne faudrait pas croire trop vite à la conversion démocratique d'Ulises Ruiz et au retour à la normale dans l'Etat d'Oaxaca. Le 13 août, le pouvoir judiciaire de l'Etat a lancé dix nouveaux mandats d'arrêt contre des membres du Conseil de l'APPO, pour avoir "poussé leurs sympathisants à agresser la police" le 16 juillet. Même si toutes les preuves existent pour montrer que ce jour-là, c'est la police qui a agressé les manifestants, et pas l'inverse... Détail bien à la manière d'URO : la "justice" a publié un communiqué dans lequel elle cite une quinzaine de noms de responsables de l'APPO, sans dire lesquels précisément font l'objet d'un mandat d'arrêt. Il a dû trouver ça dans un manuel de guerre psychologique de la CIA ou dans les écrits du colonel français Lacheroy grand inspirateur des bouchers tueurs et violeurs de la PFP l'équivalent mexicains des " démocratiqes " Crs et gardes mobiles français*1

En tout cas, pour les soutiens, pas question de baisser la garde…

20 août 2007.

http://oaxacaenpiedelucha.blogspot.com/

*1 Qui d'ailleurs les " forment " les " entrainent " et les conseillent " on a vu les résultats a Atenco et Oaxaca ils sont effrayants

mardi 21 août 2007

PLAZA PÚBLICA
Ruiz: impunidad cínica
Miguel Ángel Granados Chapa
20 Ago. 07


No por dádiva gratuita del gobierno local, que mañosamente quiere atribuirse el mérito, sino como parcial corrección de una injusticia, han tenido que ser dejados en libertad o devueltos a Oaxaca para ser procesados allí casi todos los presos o deportados por el cacicazgo local

Mediante la complicidad que en defensa propia le depararon los gobiernos de Vicente Fox y Felipe Calderón, Ulises Ruiz usó el sistema penitenciario federal para combatir a sus opositores. Ciudadanos que no deberían estar presos o, mereciéndolo debían quedar recluidos en penales oaxaqueños, porque son locales los procesos penales que se les incoaron y porque se cometieron en Oaxaca los hechos presuntamente punibles, fueron deportados o conducidos a cárceles de alta o mediana seguridad de la Federación, en entidades distantes del lugar donde se les perseguía.
Un centenar y medio de personas detenidas de modo arbitrario y más bárbaramente (si cabe la gradación) sometidas a proceso, fueron llevadas a Tepic, de donde paulatinamente fueron devueltas a Oaxaca, en la medida en que la justicia federal protegía a esas víctimas de la insolencia ilegal practicada por el gobierno de Ulises Ruiz. Casi todas han salido en libertad, amparadas ante la evidencia de que se actuó indebidamente en su contra. Los hermanos Erick, Horacio y Flavio Sosa Villavicencio corrieron suerte semejante, sólo que con peculiaridades atribuibles al papel que ejercían (o las autoridades les atribuían) en el movimiento social contrario a Ruiz, organizado en la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca. Erick Sosa, por entero ajeno a las actividades de sus hermanos, fue sin embargo el primero en ser reprimido. Sin motivo, salvo el parentesco con sus hermanos, fue detenido en Oaxaca el 28 de noviembre de 2006, horas después de la redada que produjo la cuerda enviada a la capital nayarita. A pesar de que en su vida diaria nada permitía imputarle delito alguno, se le capturó y de inmediato fue catalogado como reo de gran peligrosidad y remitido a Matamoros, uno de los tres penales federales de alta seguridad, destinados a hospedar reos de delincuencia organizada y otros ilícitos de gravedad semejante. Tan clara era la ajenidad de Erick Sosa al activismo de sus hermanos, tan obvia su inocencia, que tuvo que ser puesto en libertad el 9 de junio pasado, seis meses después de ilegal detención.
Tras la captura de Erick, sus hermanos Flavio y Horacio supieron que les había llegado el turno. Trataron de evitar ser detenidos, y viajaron en los primeros días de diciembre pasado de Oaxaca a la Ciudad de México. Junto con otros miembros de la dirección de la APPO (Ignacio García Maldonado y Marcelino Coache Verano), no sólo necesitaban preservar su libertad sino quedar en condiciones de iniciar contactos con el nuevo gobierno federal. Flavio Sosa, entre ellos, había sido antes interlocutor de la Secretaría de Gobernación en los estériles, por simulados, intentos de establecer la concordia entre gobernantes y gobernados en Oaxaca. Se presumía, y hasta habían sido emitidas señales en tal dirección, que los nuevos gobernantes buscaban si no propiciar la conciliación al menos que se distendiera, mediante sus buenos oficios la situación.
No era verdad que así ocurriera. Por lo contrario, los cuatro delegados de la APPO fueron detenidos por agentes de la Policía Federal Preventiva y de la Federal de Investigación y de inmediato, como si fueran reos sentenciados por delitos federales y no sujetos a órdenes de aprehensión emitidas por jueces locales oaxaqueños, llevados al penal del Altiplano. García Maldonado y Coache quedarían después en libertad, y recluidos en la antigua La Palma los hermanos Sosa Villavicencio.
A Flavio se le cargaron las acusaciones. Se iniciaron en su contra seis procesos, algunos por delitos tan extravagantes como el robo de un camión cisterna y una excavadora, denunciado por funcionarios municipales de Miahuatlán. Eran ésos y otros cargos tan inverosímiles, que amparos dictados por jueces federales lo han exonerado en al menos dos de los expedientes. Al mismo tiempo que se pretendía lograr la libertad plena, mediante recursos contra las órdenes de aprehensión o los autos de procesamiento, la defensa de los Sosa Villavicencio pugnó también porque salieran de una cárcel absolutamente impropia para su caso (aun si fueran responsables de los delitos señalados, extremo al que no se ha llegado pues no hay sentencia alguna todavía) y fueran trasladados a penales de Oaxaca. El 6 de agosto obtuvieron un amparo que aseguraba ese objetivo y aunque estaba pendiente la revisión de inmediato solicitada por el Ministerio Público federal, el jueves al mediodía fueron trasladados a la cárcel de San Juan Bautista Cuicatlán.
El mismo gobierno que hasta el extremo de infringir las normas carcelarias que regulan la reclusión en los penales de alta seguridad insistió en alejar de sí a los hermanos Sosa Villavicencio, pretendió obtener provecho político del traslado y lo presentó a la opinión pública como un gesto de su autoría, como un acto de buena voluntad, y no como el efecto de fallos judiciales. En el indeseable caso de que la segunda instancia del amparo negara el traslado y los presos tuvieran que volver al Altiplano, el gobierno de Ruiz no podría sostener su mentira propagandística.

Si en este momento tiene eficacia su treta política es porque con la anuencia y el apoyo irrestrictos del gobierno federal, el gobernador se beneficia de una impunidad a la que él añade cinismo. Una declaración complaciente del subprocurador Juan de Dios Castro, que en el fondo se aviene a la violación de derechos humanos perpetrada por el gobierno local, fue denunciada por éste como si se le increpara. Y nada más lejos que eso.

vendredi 17 août 2007

Seguramente estos tambien exageran

Jornada

Emite exhorto a los gobiernos federal y estatal

Pide la CIDH investigar las violaciones en Oaxaca

VICTOR BALLINAS

El presidente de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), Florentín Meléndez, urgió ayer a los gobiernos federal y de Oaxaca investigar de manera objetiva e imparcial las violaciones a los derechos humanos cometidas en esa entidad entre junio y diciembre de 2006, y en julio de 2007, que incluyen "muertes violentas, ejecuciones extrajudiciales, torturas, brutalidad policial, uso desproporcionado de fuerza, detenciones masivas, incomunicación y aislamiento de detenidos, uso de francotiradores y gases lacrimógenos, agresiones a periodistas y llamados públicos a atacar a defensores de derechos humanos y líderes sociales".

Desde Washington, después de que el titular del organismo y relator para México sobre los derechos de las personas privadas de su libertad, Florentín Meléndez, visitara Oaxaca del 8 al 11 de agosto, la CIDH emitió ayer un exhorto a los gobiernos federal y estatal para que investiguen de manera imparcial las violaciones a los derechos humanos cometidas durante la represión de manifestaciones públicas, que paguen reparación de daños a las víctimas y que los hechos no queden impunes.

Meléndez manifestó al gobierno mexicano "su profunda preocupación" por la información que recibió en su reciente visita a esa entidad, de que hay al menos dos personas desaparecidas, varios muertos, otros torturados y heridos de gravedad. Agregó que fue informado por organizaciones civiles, defensores, víctimas y afectados de "la falta de investigación en unos casos de violaciones a las garantías y la lentitud para iniciar las investigaciones en otros", por lo que urgió a que las autoridades de ambos niveles de gobierno, de acuerdo con su competencia, avancen con celeridad en dichas indagatorias, esclarezcan la verdad y finquen responsabilidades legales.

En especial, Meléndez pidió esclarecer cuanto antes el paradero de Edmundo Reyes y Raymundo Rivera, "cuya desaparición fue denunciada públicamente y familiares de los afectados también lo denunciaron en mi vista a Oaxaca".

La CIDH subrayó que la situación que prevalece en Oaxaca obedece a circunstancias y hechos de carácter estructural que han afectado derechos fundamentales de la población, particularmente de los indígenas, y estas afectaciones se manifiestan "en la impunidad, la inequidad, la exclusión social y la discriminación racial".

La CIDH informó que durante la visita realizada del 8 al 11 de este mes por Meléndez, fueron recibidas numerosas denuncias sobre violaciones a derechos humanos, ante lo cual expresó: "manifiesto mi profunda preocupación por los hechos de violencia y las violaciones de derechos humanos ocurridas recientemente en Oaxaca, las cuales han afectado gravemente derechos de muchas personas y han obstaculizado el normal funcionamiento de las instituciones del estado y de la sociedad en general".

Recordó que se ha pronunciado públicamente sobre el tema en varias ocasiones, que ha emitido comunicados de prensa al respecto el 31 de octubre de 2006 y el 20 de junio pasado, e insistió en que ha exhortado a las autoridades federales y estatales a investigar de manera objetiva e imparcial las violaciones a las garantías que se cometieron durante la represión en esa entidad.

La CIDH señaló que Meléndez visitó en el hospital de especialidades de Oaxaca a Emeterio Marino Cruz, de oficio albañil, quien esta grave de salud por "la golpiza que presuntamente le habrían propinado agentes de policía momentos después de su detención, en julio de este año".

La comisión apuntó que espera que "este grave caso sea investigado a la brevedad posible, como se ha comprometido el gobierno de Oaxaca".

La CIDH sostuvo: "observamos que el derecho de reunión y la libertad de expresión materializan la participación ciudadana y la fiscalización del accionar del estado en cuestiones públicas, por tanto, el accionar de las fuerzas de seguridad, en el contexto de manifestaciones públicas, no debe desincentivar el derecho de reunión, sino protegerlo".

Subrayó que la disolución de una manifestación debe justificarse en el deber de proteger a las personas y ser ejercida (la fuerza) con moderación y proporción al objetivo legítimo que se persiga.

La CIDH urgió a las autoridades a adoptar medidas y políticas tendientes a esclarecer los hechos y las violaciones de derechos humanos, e identificar y sancionar a los responsables conforme a la ley.

jeudi 16 août 2007

OAXACA: l'échec du processus électoral

Indymedia Paris

Oaxaca des chemins différents

Les résultats des élections du 5 août 2007 donnent une grande leçon de dignité de la part des peuples d'Oaxaca qui luttent et qui résistent Oaxaca, 5 août 2007 : des chemins différents

Les résultats des élections du 5 août 2007 donnent une grande leçon de dignité de la part des peuples d'Oaxaca qui luttent et qui résistent ; celle-ci va au-delà des analyses creuses que font les partis politiques à propos de la participation piégée aux élections locales. Pour le PRI et Ulises Ruiz, les résultats sont une preuve de l'appui inconditionnel du peuple à son gouvernement, tandis que pour la coalition Pour le bien de tous [PRD-PT-Convergencia], l'abstentionnisme est dû à la politique de terreur du gouvernement Fasciste d'Ulises Ruiz.

Ces deux positions évacuent la signification évidente de l'échec du processus électoral. L'énorme abstention, d'environ 73 %, est une manifestation catégorique du mépris que les peuples d'Oaxaca dans leur immense majorité ressentent envers la classe politique de tous les partis. Et il ne peut en être autrement, puisque cette classe politique est la même qui a fait échouer les avancées des peuples d'Oaxaca vers une vie plus juste et plus digne. Les uns, le PRI et le PAN, en appuyant Ulises Ruiz et sa politique répressive, et en protégeant les coupables des crimes contre le mouvement social.

Les autres, les partis de la soi-disant gauche, comme le PRD, le PT et Convergencia, en marchandant leur soutien, et celui des projets qu'ils représentent, pour réaliser les changements profonds que nos peuples exigent, en échange de la participation électorale et du vote pour des candidats dont beaucoup sont corrompus, menteurs, mus par l'ambition personnelle.

Oaxaca a changé et rien ne sera plus comme avant. Tandis que la classe politique, tous partis confondus, s'obstine à poursuivre, dans l'inertie, vers le vide et la destruction, les hommes et les femmes d'Oaxaca qui luttent et qui résistent ont décidé de s'écarter de ce chemin-là, le chemin électoral truffé de pièges et de frustrations, pour exercer à la place leur droit à la construction active, autonome et libératrice de leur avenir.

Cette inertie de la classe politique est aussi représentée dans les organes de prise de décision du mouvement social, la direction de la 22e section [du Syndicat national des travailleurs de l'éducation, SNTE] et le Conseil [de l'État d'Oaxaca] de l'APPO, qui reçoivent aujourd'hui une leçon magistrale ; pourvu qu'ils en tirent profit ! Les peuples d'Oaxaca qui avancent dans cette lutte leur ont démontré qu'ils n'étaient pas "les masses", bonne pâte qu'ils peuvent modeler à leur goût et à leur profit. À ce mouvement participent des milliers de femmes et d'hommes simples, avec un cœur en or, mais sûrement pas des naïfs qui acceptent tout sans broncher, et surtout sans participer aux "orientations" décidées par quelques leaders, qui s'obstinent à prendre la tête de ce mouvement uniquement pour réaliser leurs propres ambitions, personnelles ou de groupe.

Le résultat est que la décision autoritaire et partisane de quelques chefaillons autoproclamés du Conseil de l'APPO, celle de convaincre d'un vote sanction contre le PRI et le PAN pour favoriser les candidats et les intérêts des partis de la soi-disant gauche, a été un échec retentissant. Et cela parce que, à la différence de l'année dernière, y compris dans la même action concrète d'appeler à un vote sanction comme un élément de plus de la lutte, on a oublié le "commander en obéissant", et il est devenu de plus en plus évident que les organes de prise de décision du mouvement suivent un chemin, et les peuples d'Oaxaca un autre. Il semblerait que les seuls moments où tout le monde marche ensemble, c'est pendant les manifs.

Heureusement, dans cette divergence, le chemin qu'ont choisi les gens d'en bas, l'APPO légitime, est le chemin de l'autodétermination courageuse et pacifique. Malheureusement, le chemin prévu par les directions ressemble toujours davantage à celui des partis politiques, et à leur inertie en route vers le vide.

Beaucoup d'analyses et d'interprétations vont maintenant venir de ceux d'en haut. Ulises Ruiz et le PRI vont décortiquer le processus électoral et justifier ainsi leur projet économique néolibéral et leur politique répressive. De leur côté, les partis de la soi-disant gauche vont divaguer entre la récrimination envers le gouvernement, la récrimination et le chantage voilé envers le peuple pour n'avoir pas voulu les accompagner sur leur chemin vers le vide, jusqu'à essayer de le convoquer pour défendre leurs intérêts, les sept sièges municipaux* qui leur garantiraient une source de revenus suffisante pour les trois années à venir.

Oaxaca a changé, et rien ne sera plus comme avant. Le chemin qu'on entrevoit s'écarte aussi bien des institutions du pouvoir corrompu que de la voie des armes. Les deux options ont assiégé de façon provocatrice le mouvement pacifique des peuples d'Oaxaca, et celui-ci n'est tombé dans aucune provocation, bien au contraire il continue à construire lentement, sans découragement ni impatience, son propre chemin inédit vers la libération.

À travers tout l'État, de manière silencieuse, discrète, mais profondément sage et pleine d'aspirations, s'est dégagé un accord pour sanctionner, par l'abstention, toute la classe politique. Car c'est toute cette classe, tous les partis politiques, qui sont directement responsables des dommages que subissent nos peuples. Cette sanction s'est exercée de diverses manières, depuis l'abstention personnelle jusqu'à l'accord décidé en assemblées de peuples indiens, comme à San Pedro et San Pablo Ayutla, de ne pas permettre l'installation des urnes électorales sur leur territoire.

Le chemin qu'on entrevoit est difficile et fatigant, car à chaque tournant nous guettent les partis de gauche et de droite et les représentants du pouvoir économique ; ils veulent nous faire revenir, au moyen des menaces, des tromperies et des promesses de toujours, au chemin qu'en tant que peuples nous avons décidé de déserter grâce à des initiatives discrètes, personnelles ou communautaires. Et aussi grâce à cette leçon du 5 août, à travers laquelle les peuples d'Oaxaca sont en train de rejeter l'État, le gouvernement et le capital de leurs vies et de leurs territoires de façon courageuse, catégorique et pacifique.

Même dans la minuscule conception des choses imposée par la civilisation occidentale, celle d'une division obligatoire entre gagnants et perdants, la majorité des peuples d'Oaxaca ne participe à aucun de ces groupes, car elle est au-dessus d'eux. L'échec des partis de gauche dans ces élections n'est pas l'échec du mouvement social, car il est devenu évident que les chemins sont différents. À Oaxaca, on entrevoit le chemin vers une authentique libération.

David Venegas Reyes "Alebrije" - Centre pénitentiaire de Santa María Ixcotel.

* Après les élections pour les députés locaux, le 5 août dernier, doivent se tenir des élections municipales en octobre.

http://oaxacalibre.org/oaxlibre/

Article copié du site du Centre de médias alternatifs de Bruxelles

http://cemab.be/

mardi 14 août 2007

Jornada

Magdalena Gómez

"Haiga sido como haiga sido" o el fin justifica los medios

Ulises Ruiz obtuvo una victoria pírrica con su carro completo el pasado 5 de agosto conseguido con el abstencionismo de 70 por ciento; sin embargo, estará regodeándose en la frase acuñada por su aliado Felipe Calderón cuando se le interrogó en un programa televisivo sobre las circunstancias de la elección de 2006: "como dicen en mi pueblo: 'haiga sido como haiga sido'". Lo que importa es hacerse del poder, el fin justifica los medios.

Lo cierto es que la situación en Oaxaca requiere una lectura cuidadosa sobre el mensaje del electorado. Al respecto menudean las "explicaciones"; algunos recuerdan la tradicional distancia de los legisladores con la población: el congreso local es visto como subordinado al gobernador. La dirigencia del PRD estatal acusa de traición a integrantes de su propio partido sin reconocer que muchos de sus candidatos no tenían cara presentable y que sus campañas no transmitieron un mensaje político claro. El PRI utilizó sus métodos tradicionales de cooptación: compra de votos, manejo de programas oficiales, pero tampoco tuvo mucho éxito porque no hubo participación masiva a su favor, y en ese sentido los electores mantienen el rechazo expresado en 2006.

La APPO no ofrece una postura clara, se le escucha decir que fue un triunfo del abstencionismo, pero eso no explica por qué puede serlo si llamó al "voto de castigo" aun cuando no hiciera mucho esfuerzo para lograrlo.

Obviamente Andrés Manuel López Obrador no queda fuera del escenario; algunos consideran que su llamado a votar por sus candidatos y contra Ulises no fue suficiente porque los detractores de la APPO lo ven cercano a esos grupos "radicales". Otros sectores le han criticado lo contrario: que no esté suficientemente cerca, sobre todo de exigir castigo a las violaciones de derechos humanos. Un hecho real es que la masiva participación a su favor en julio de 2006 y la manipulación de los resultados no dejó en los oaxaqueños mucho ánimo electoral ni confianza en las instituciones.

Por otra parte, no faltaron quienes se apresuraron a insinuar y otros a afirmar que el abstencionismo sepulta la vía pacífica política. Habrá que irse con cuidado, porque la gente si bien está harta de discursos y muy distante de los partidos políticos, ello no significa automáticamente el abandono de los medios pacíficos de lucha y resistencia. Ya viene el mes de octubre con sus elecciones municipales y ahí se podrán contrastar muchas de las apreciaciones vertidas sobre el contundente rechazo a participar en las elecciones del pasado 5 de agosto.

Por lo pronto se equivocan quienes consideren a Ulises Ruiz fortalecido y con impunidad garantizada; las elecciones no detuvieron la denuncia y presión de esclarecimiento de sus responsabilidades, no son intercambiables. Si bien la complicidad y alianza del calderonismo con el PRI y sus gobernadores preciosos, y no tanto, se ha puesto una vez más en evidencia ante la nula respuesta que se dio a las recientes visitas fuertes y cargadas de razones tanto de Amnistía Internacional (AI) como de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), representados por la secretaria general Irene Khan, y el presidente Florentín Meléndez Padilla, respectivamente.

En su visita a México, Khan presentó el informe de AI: Oaxaca: clamor por la justicia, el cual sustenta que entre junio de 2006 y abril de 2007 se produjeron en el estado violaciones graves de los derechos humanos. Al menos 18 personas murieron en circunstancias controvertidas y decenas, entre ellas varios menores, fueron víctimas de detenciones arbitrarias y reclusión en régimen de incomunicación.

AI recibió numerosos informes de tortura, malos tratos, juicios injustos, amenazas y hostigamiento a quienes defendían y promovían los derechos humanos. Y describe a los operadores: "policías vestidos de civil y hombres no identificados, al parecer autorizados, apoyados o tolerados por las autoridades estatales. Sin quedar fuera las autoridades federales tanto por acción como por omisión".

Por su parte, el presidente de la CIDH exhortó a los gobiernos federal y estatal a impulsar políticas públicas para la protección de los derechos.

La cereza del pastel en el caso Oaxaca será la postura que adopte la Suprema Corte de Justicia sobre la reglamentación de sus investigaciones en casos graves de violación a derechos humanos. No hay buenos augurios si se adopta el proyecto inicial que pretende acotar los dictámenes, no señalar responsables de violaciones ni proponer ningún tipo de castigo en los casos sujetos a estudio.

El Centro Pro de Derechos Humanos ha manifestado su preocupación al respecto, recordando a la Corte que su intervención es constitucional y se produce ante la ineficacia del sistema de administración de justicia. Oaxaca necesita que se restablezca el estado de derecho y la Corte debe contribuir a ello.

Oaxaca sigue en pie

Jornada

Luis Hernández Navarro

Oaxaca: ¡que se vayan todos!

El verdadero triunfador de los comicios oaxaqueños del pasado 5 de agosto fue el voto de castigo a todos los partidos. En las elecciones para renovar la Cámara de Diputados local todas las formaciones políticas perdieron las elecciones. Los ciudadanos, simple y llanamente, desertaron de la contienda partidista.

¡Que se vayan todos! Ese fue el enérgico mensaje enviado a la clase política oaxaqueña. Los pueblos están hartos de la partidocracia y sus politiquerías, de los políticos profesionales y sus marrullerías, de quienes están en el gobierno y de quienes dicen ser opositores parlamentarios. Ni les creen ni les confían ni los quieren.

Sólo asistió a las urnas uno de cada tres posibles votantes. En muchas comunidades indígenas la abstención fue aún mayor. Apenas votó 10 por ciento del padrón electoral. Si la gente que ha luchado por cambiar la sociedad y la política en Oaxaca no salió a sufragar es porque está convencida de que, más allá de las siglas en las que se arropan, los políticos tradicionales son todos iguales.

El Partido Revolucionario Institucional (PRI) puso en juego todas las mapacherías que forman su capital político. A pesar de ello, sólo logró recoger una votación similar a la que obtuvo Roberto Madrazo como candidato presidencial. Pero en ello no hay novedad. No en balde Ulises Ruiz, a pesar del descalabro en los comicios federales del año pasado, es uno de los mayores defraudadores electorales del país. El voto a favor de los candidatos del tricolor fue comprado en comunidades marginadas del estado con meses de anticipación, con cargo al erario. La coacción se dejó sentir en las regiones donde aún dominan los caciques. El embarazo de urnas, los carruseles y la alteración de actas estuvieron a la orden del día.

Los comicios se efectuaron en medio de un clima de intimidación y terror gubernamental hacia la oposición popular. Muchos dirigentes sociales tuvieron que pasar a la clandestinidad o, cuando menos, salir del estado para no ser detenidos o agredidos físicamente. Otros, de plano están en la cárcel. En plena campaña se realizaron detenciones arbitrarias.

Por supuesto, en esas condiciones el PRI se llevó el carro completo. ¿Por qué ahora iba a ser distinto? Los demás partidos han demostrado que a la hora de la verdad, se comportan casi igual que el Revolucionario Institucional. ¿Por qué la gente iba a apoyarlos? ¿Acaso los legisladores del Partido de la Revolución Democrática (PRD) y el Partido del Trabajo (PT) en la pasada legislatura no apoyaron una y otra vez a Ulises Ruiz?

La derrota electoral no fue responsabilidad de un movimiento popular que, mayoritariamente, vio con desconfianza los comicios. El PRD hizo todo para perder. Y lo hizo muy bien. Excluyó de sus listas a la mayoría de candidatos que provenían de las filas de la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO). No obstante que en varios distritos existen fuertes organizaciones sociales con liderazgos reconocidos y arraigo, postuló a dirigentes de su partido prácticamente desconocidos. En algunos distritos, el sol azteca propuso como candidatos a figuras ligadas a Ulises Ruiz. Por supuesto, manejó las posiciones plurinominales como un botín de guerra, colocando en ellas, a pesar de su pésima reputación, a los barones del partido y amigos que los acompañan.

Las organizaciones de la APPO que a título individual se involucraron en la campaña quedaron relegadas a posiciones sin importancia, y sin recursos económicos significativos para hacer proselitismo. Al participar electoralmente sin tener el consenso del conjunto de los integrantes de la Asamblea, lastimaron aún más la precaria unidad alcanzada. Otras, con una larga y eficaz tradición de lucha electoral, bloqueadas por la burocracia perredista, optaron por integrarse a las listas de partidos como Alternativa Socialdemócrata. El voto opositor de quienes deseaban participar en la contienda terminó dispersándose.

En el mejor de los casos, el PRD se comportó como si fuera a obtener automáticamente el porcentaje y las curules alcanzadas durante los pasados comicios federales de 2006, sin tener que abrir sus listas a los candidatos del movimiento popular. Creyó que los ciudadanos que hace poco más de un año castigaron al PRI y al Partido Acción Nacional (PAN) son realmente simpatizantes leales a sus siglas.

A juzgar por los resultados, tampoco parece haber sido muy útil para remontar la adversidad electoral la estrategia de Andrés Manuel López Obrador, basada en recorrer pueblos y municipios, afiliar a personas al "gobierno legítimo" y denunciar la imposición presidencial, pero que se desentiende de la dinámica de lucha local y renuncia a facilitar la construcción de organizaciones sociales autónomas. Ciertamente, a su paso por varias localidades de Oaxaca, López Obrador cosechó muchas simpatías y efectuó reuniones más numerosas que las realizadas durante la campaña electoral, pero esos mítines no catalizaron la gestación de una fuerza alternativa.

Por lo demás, a escala nacional, el PRD no ha hecho demasiado por frenar la represión en Oaxaca. Sus dirigentes han enmudecido ante lo que allí sucede. Fueron capaces de enmendar la decisión de los perredistas locales de ir a las elecciones sin Convergencia. pero no mucho más. Por lo visto, están más ocupados en sus pleitos internos que en denunciar la grave situación por la que atraviesan los derechos humanos en la entidad. La única excepción notable es la de doña Rosario Ibarra. Sin embargo, la senadora no pertenece a ese partido y formalmente está adscrita a la fracción parlamentaria del PT.

Así las cosas el ¡que se vayan todos! del pasado 5 de agosto es, también, una indicación del rumbo que la sociedad oaxaqueña ha decidido seguir para cambiar las cosas en su entidad: la organización y movilización desde abajo. Una ruta lenta pero, en las actuales circunstancias, la única eficaz.

RFI

Oxaca : la lutte contre la deforestation

«Selon la communauté de San Isidro, les habitants du village voisin arrivent armés, détruisent tout sur leur passage.»

Les paysans indiens luttent contre la déforestation pour la sauvegarde des ressources naturelles.

par Angèle Savino

Oaxaca, forever

Indymedia Paris

Oaxaca : virer le gouvernement de nos vies

Nous n'attendrons pas cinq cents ans de plus pour gagner notre libération.

Le climat de répression violente et brutale continue à Oaxaca. Les corps policiers répressifs et l'armée mexicaine maintiennent leurs opérations de harcèlement, de traque et d'intimidation, avec une stratégie qui essaie de semer la terreur au moyen de la violation quotidienne des droits humains et civiques, des arrestations arbitraires, des disparitions forcées, des tortures, des viols et des assassinats. Le tyran tente d'imposer sa vision du monde à tou-te-s les Oaxaquègnes et de protéger ses intérêts et ceux de ses sbires, sans aucun respect pour les opinions, la culture et la vie des majorités.

Fait partie de cette stratégie la décision d'incarcération prise à l'encontre d'un groupe de nos compañer@s, sur la base de charges tout aussi infondées que cela avait été le cas pour des centaines de compañer@s que les autorités ont été obligées de remettre en liberté ; il s'agit de María Guadalupe Sibaja, Silvia Gabriela Hernández, Belem Areli Hernández, Isabel Martínez Hernández, Juan Diego García et José Francisco García Martínez. Sont également dans cette situation Eliel Miguel González Luna, Jorge Luis Martínez, Olivo Martínez Sánchez, Julio Alberto Ortiz López et Gonzalo González López, professeurs de la 22e section du Syndicat national des travailleurs de l'éducation.

Ulises Ruiz constitue un exemple extrême et aberrant d'une situation caractéristique du moment dans le pays et dans le monde : les politiques néolibérales ne peuvent s'appliquer que par la force, moyennant l'emploi des corps policiers et militaires et la complicité des partis politiques. Les députés et les juges, de même que les fonctionnaires du gouvernement, se soumettent servilement et sans dignité aucune aux diktats du tyran. Ils soutiennent ainsi le règne de l'arbitraire et de la répression, sous lequel le sang du peuple continue de couler.

Le 5 août auront lieu les élections des députés locaux. Dans de nombreux villages circule encore l'espoir que, dans cette conjoncture, il serait possible d'envoyer au Congrès des représentants honnêtes, qui pourraient prendre en charge les changements nécessaires. Un groupe important d'organismes civils a proposé des réformes légales qui apporteraient à l'Etat les instruments de la démocratie participative, tels que la révocation du mandat, l'initiative populaire, le référendum, le plébiscite et le budget participatif. Il s'agit d'efforts légitimes qu'on ne doit pas mépriser. Le vote sanction qui a été appliqué l'an dernier a été une preuve de la capacité de notre mouvement à concerter la volonté populaire et à faire un usage efficace de la tranchée électorale.

A l'heure actuelle, cependant, ces attitudes nous font courir le risque de tomber dans des illusions contreproductives. Il suffit de voir les noms des candidats à la députation pour se rendre compte de la distance qui existe entre les partis politiques et les intérêts populaires. Il y a là des délinquants connus et des gens qui se sont distingués par leur incompétence. Dans tous les partis, il y a des hommes liges d'Ulises Ruiz, qui a appris du vote sanction de l'année dernière et qui a décidé à présent de se protéger en intervenant dans les candidatures de tous les partis. Au lieu de contribuer aux changements profonds qui sont nécessaires à Oaxaca, s'abandonner à l'illusion électorale devient actuellement un obstacle additionnel. L'attitude naïve de croire que le vote va installer au pouvoir des représentants des intérêts du peuple nous distrait des tâches que nous devons réaliser et nous prive de la capacité de décider par nous-mêmes de notre destin.

Il nous faut, dans ces conditions, reprendre les vrais principes démocratiques : que ce soit nous-mêmes qui fassions les propositions et que ce soit notre voix qui dicte le cap et prenne les décisions, à partir de ce qui est nôtre, à partir de la communion et la solidarité qui sont dans les racine du peuple oaxaquègne, à partir de l'esprit fraternel et communautaire qui nous caractérise.

Depuis plus d'un an, le grand mouvement social dans lequel s'est obstiné le peuple d'Oaxaca a rompu avec toute sorte de préjugés et a apporté de grandes innovations à la lutte sociale et politique. L'occupation pacifique des médias publics et privés, les barrikades, les médias libres, les assemblées régionales, les communes en résistance, la communes autonome de San Juan Copala, le système d'échanges avec des monnaies sociales impulsé par l'Initiative citoyenne, l'Assemblée populaire des colonias [quartiers populaires] d'Oaxaca, sont à peine quelques exemples des innombrables initiatives prises directement par les gens, sans avoir besoin d'attendre des indications ou des décisions du conseil de l'Etat de l'APPO, qui s'occupe essentiellement de la coordination des grandes mobilisations quand elles sont nécessaires.

Pour réaliser une transformation vraiment profonde, il nous faut maintenir encore et toujours l'esprit de changement qui a été l'un des apports les plus précieux de ce mouvement de mouvements. Dans nos propres espaces, dans l'action quotidienne de chaque personne, dans notre quartier, notre communauté, notre lieu de travail ou d'études, dans chacun des espaces où nous agissons, il nous faut contribuer à conquérir une authentique autonomie. C'est pour l'autonomie que luttent les peuples indigènes depuis cinq cents ans, cela est devenu évident en 1995 quand on a vu publiquement que 417 des 570 communes ont décidé que leur destin politique soit lié à leurs propres "us et coutumes", à la "communalité" et à la libre détermination. C'est pour l'autonomie et sa pleine reconnaissance que nous continuons à lutter, pour défendre la Terre Mère et protéger nos territoires et nos cultures.

Les peuples et communautés d'Oaxaca ont montré au fil des siècles que la vie en commun pacifique et solidaire et l'harmonie conviviale entre gens différents ne sont pas une utopie. Elles sont l'expression naturelle et historique de notre volonté. La division et la confrontation, qui amènent la violence entre les peuples, naissent d'un mode de vie imposé par l'argent et le capital, et d'un système de gouvernement despotique, non de nos traditions et coutumes politiques.

Nous avons résisté plus de cinq cents ans à ce qu'on a essayé de nous imposer. Nous avons été capables de maintenir en vie ce qui est nôtre. Nous avons fait face à la répression et à la violence de l'Etat, malgré sa férocité. Notre mouvement de mouvements a démontré que l'immense majorité des Oaxaquègnes sont uni-e-s dans la défense de notre culture et dans la lutte pour une vie juste et digne, que jusqu'à présent on nous a refusée.

Nous ne sommes pas disposés à résister cinq cents ans de plus. L'heure est venue de nous diriger vers notre libération et de prendre l'initiative. C'est le moment de l'action autonome et libertaire, depuis tous les coins et recoins de l'État d'Oaxaca.

Voix oaxaquègnes construisant l'autonomie et la liberté (VOCAL)

Oaxaca, 28 juillet 2007.

Traduit par el Viejo.

* * *

attaque du site de Vocal

Aux peuples de Oaxaca, du Mexique et du monde :

Dans la nuit du 7 août, la page Web de Voix Oaxaqueñas Construisant l'Autonomie et la Liberté (VOCAL) a subi une attaque de la part d'un hacker en qui l'a laissée sans contenus.

Encore une fois, la liberté d'expression du peuple d'Oaxaca est attaquée par ceux qui se disent démocrates, ceux se vantent d'avoir gagné des élections auxquelles la majorité du peuple a décidé de ne pas participer (plus de 70 % d'abstention) comme une manière de montrer leur rejet d'un système qui leur refuse leurs droits les plus élémentaires.

Si le 24 juillet, le site web d'informations alternatives Oaxacalibre (qui a subi 4 attaques, une quelques jours avant que la brutale répression n'ait lieu contre le Guelaguetza Popular, laissant le site inutilisable) et Radio Planton (qui a récemment du changer la fréquence d'émission en raison des constantes interférences qui les empêchaient d'être écoutées par le peuple) dénonçaient la situation de répression de l'information, qui remonte au 14 juin 2006, quand les forces de police de l'état ont détruit les installations de l'émettrice du magistère, maintenant c'est le tour du web de VOCAL, un lieu de diffusion des luttes pour l'autonomie des peuples et des colonies, à la marge du système de partis et d'oppression. Il faut ajouter que d'autres médias comme Radio Disturbio , ont aussi l'objet d'attaques contre le droit à la liberté d'expression.

La lutte entre la prétention du pouvoir pour contrôler l'information et le droit du peuple de manifester librement quel est son point de vue à propos de ce qui se passe à Oaxaca, a été un élément essentiel de la lutte qui s'est livrée dans les mois centraux du conflit. Les attaques continuelles aux médias non contrôlés par le gouvernement sont une démonstration de plus que le conflit n'est pas terminé.

VOCAL, comme tant d'autres espaces et individu(e)s, continuera à construire son projet politique à travers de la relation directe et l'écoute attentive des peuples de Oaxaca, et continuera aussi à diffuser quelle est sa vision politique et quelles sont les propositions concrètes qu'elle développe en vue de renforcer l'autonomie des peuples et de leur droit de choisir quel est le mode de vie qu'ils souhaitent pour eux-mêmes. Ni la répression physique à laquelle nous sommes soumis, ni celle du droit à l'information fera que nous fassions un pas en arrière sur le chemin de la libération du peuple des gouvernements oppresseurs.

Voix Oaxaqueñas Construisant l'Autonomie et la Liberté (VOCAL), 08 août 2007. http://vocal.lunasexta.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1&Itemid=1

Traduction : http://amerikenlutte.free.fr