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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT MEXICAIN EST ENTRE EN GUERRE SAINTE CONTRE SON PROPRE PEUPLE. ARRESTATIONS ARBITRAIRES D'HOMMES POLITIQUES COMME DE SIMPLES PASSANTS QUI AVAIENT LE MALHEUR DE SE TROUVER AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT, GENERALISATION DU VIOL DES PRISONNIERES, DE LA TORTURE Y COMPRIS SUR DES ENFANTS DE HUIT A DOUZE ANS , CENSURE DE TOUTE OPPOSITION... LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER. El nuevo gobierno mexicano a entrado en guerra santa contra su propio pueblo. Imposición, traición, doble discurso, ruptura del pacto social, ningún respeto por los derechos humanos con la consiguiente tortura, prisión, muerte de luchadores sociales e inocentes. Censura y desprecio por la cultura y la educación.... LA LUCHA COMIENZA.

jeudi 26 juillet 2007

Yahoo news

Et voila la photo de l'argent soit dissant du PAN

This March 16, 2007 file photo provided ...

This March 16, 2007 file photo provided by Mexico's Attorney General's office shows the largest seizure of cash in the history of drug enforcement, ar

AP - Mardi 24 juillet, 06h14

This March 16, 2007 file photo provided by Mexico's Attorney General's office shows the largest seizure of cash in the history of drug enforcement, around US$ 207 million seized at Zhenli Ye Gon's home, a Chinese-Mexican businessman in Mexico City. Mexican federal officials said on Monday, July 23, 2007, that alleged drug trafficker Zhenli Ye Gon, who is tied to the largest seizure of drug cash in world history, has been arrested in Rockville, Maryland. He is wanted in Mexico on organized crime, drug trafficking and weapons charges and Mexican officials have requested his arrest for extradition. (AP Photo/PGR) NO ARCHIVE



Le Mexique du fecal

RFI

Scandale narco-politique

Un trafiquant de drogue accuse le parti du président Felipe Calderon (photo) d'obtenir des fonds secrets.     (Photo : AFP)
Un trafiquant de drogue accuse le parti du président Felipe Calderon (photo) d'obtenir des fonds secrets.
(Photo : AFP)
Soupçonné par la justice mexicaine de trafic de drogue, Zhenli Ye Gon a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi près de Washington, aux Etats-Unis. En mars dernier, 205 millions de dollars en liquide ont été découverts dans sa propriété à Mexico. L’homme d’affaires mexicain d’origine chinoise affirme que cette somme appartient aux fonds secrets du Parti d'action nationale (PAN) du président Felipe Calderon.

De notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

Zhenli Ye Gon a donné des sueurs froides au président Felipe Calderon. Pour tenter de négocier sa liberté et récupérer les 205 millions de dollars confisqués par la justice mexicaine, il n’a pas hésité à faire chanter le gouvernement en faisant croire qu’il y avait une conspiration politique contre lui.

Il a soutenu que l’argent confisqué était des fonds secrets du parti action national, le parti au pouvoir et que son complice n’était autre que le ministre du travail. Après quatre mois de flottement le gouvernement qui craignait le pire, vient de se ressaisir.

Le procureur général de la République a rencontré à Washington, le chef de l’anti-drogue américain, pour que Zhenli Ye Gon soit arrêté et extradé au Mexique pour trafic de drogue.

Felipe Calderon a aussitôt déclaré que son gouvernement ne ménagerait pas ses efforts contre les délinquants quels qu’ils soient.

Mais pour retrouver toute sa crédibilité le gouvernement devra faire tomber des têtes, par exemple celles des hauts fonctionnaires qui ont permis à Ye Gon d’importer cinquante tonnes de pseudo éphédrine, une substance qui permet de fabriquer les drogues synthétiques.

Julio 26

Les coyotes

Courrier International

ENTRE LE MEXIQUE ET LES ÉTATS-UNIS

Les clandestins ont rendez-vous avec les coyotes
Au moment où Washington érige un mur pour lutter contre l’immigration illégale, les candidats au rêve américain empruntent de nouvelles routes, parfois mortelles. Reportage dans le comté de Brooks, dans le sud du Texas.
L’immigration illégale charrie son lot de victimes : des corps d’hommes, de femmes et d’enfants morts en tentant d’entrer aux Etats-Unis sont trouvés régulièrement dans le comté de Brooks, dans le sud du Texas, non loin de la frontière mexicaine. On les photographie. La police utilise ces clichés pour enquêter, tandis que les citoyens les transmettent à leurs élus pour exiger que des mesures soient prises. Au Side Door Café de Falfurrias, la capitale du comté de Brooks, le décompte des cadavres fait partie des conversations quotidiennes, au même titre que le prix de l’alimentation ou la somme à prévoir pour réparer une clôture abîmée. “J’ai récupéré onze corps l’année dernière sur mon ranch, douze l’année précédente”, raconte Presnall Cage, un grand propriétaire terrien de la région. “J’en suis déjà à quatre pour cette année.” Il lui est aussi arrivé de conduire des survivants à l’hôpital, mais le plus souvent il est trop tard.
Alors que les autorités américaines de surveillance des frontières tentent de fermer certaines routes d’immigration, les clandestins continuent d’affluer, choisissant des itinéraires plus dangereux et plus isolés pour pénétrer à l’intérieur des Etats-Unis. Parmi ces nouvelles routes figure le réseau de sentiers contournant le dernier poste de la patrouille frontalière sur l’autoroute 281, dans le comté de Brooks. Un choix qui a des répercussions considérables sur ce comté de 7 685 habitants, dont certains vivent ici depuis des générations. Tout d’abord, les morts grèvent le budget local. Pour l’exercice 2007, les autorités du comté avaient affecté 16 000 dollars [11 600 euros] à la gestion des indigents décédés, mais, au mois de mai, elles avaient déjà dépensé 34 195 dollars. “Et encore, la période la plus chaude n’a pas commencé”, souligne le juge Raul Ramirez. “Ne vous méprenez pas. Je suis heureux de faire ça. Je dépenserais 120 000 dollars s’il le fallait, parce que c’est notre devoir”, insiste le magistrat dans son modeste bureau de Falfurrias. “Mais cet argent aurait pu servir à aider les plus pauvres d’entre nous”, ajoute-t-il. Près d’un tiers des habitants du comté vit sous le seuil de pauvreté, le revenu moyen des ménages y est de 21 000 dollars et les emplois manquent.
Les photos des morts sont conservées discrètement dans certains endroits de la ville, comme une sorte d’album collectif qui témoigne de ce qu’est devenu, ces dernières années, le comté de Brooks. Jadis plus connu pour son pétrole, sa pastèque et l’antenne locale de l’entreprise Halliburton, le comté est devenu un tombeau pour les plus fragiles et les moins chanceux. Le groupe local des Texas Border Volunteers [une milice privée de surveillance des frontières] collectionne les clichés de clandestins morts. Certains ressemblent à des compositions artistiques : un crâne au milieu de plantes rampantes ; la silhouette d’un jeune homme aux jambes légèrement pliées, la tête jetée en arrière contre un buisson, son cou dessinant un mouvement de danseur classique. Seul un gros plan sur son beau visage, la bouche ouverte, les yeux vides, évoque la mort. Certains corps sont à moitié nus. C’est l’un des effets de l’insolation : la raison flanche, et l’on croit à tort que se déshabiller apaisera la chaleur qui brûle tout le corps. Il n’est pas rare de trouver des récipients remplis d’eau près des morts par déshydratation. Les marcheurs inexpérimentés, surtout lorsqu’ils se perdent, économisent l’eau au lieu d’en boire régulièrement ; puis leurs cerveaux franchissent un nouveau palier, et ils ne sentent même plus la soif alors qu’ils sont précisément en train d’en mourir. Sur certains clichés, les corps sont si gonflés qu’ils semblent sur le point d’éclater. Sur une autre photo figure une jeune femme dont le visage et le buste sont intacts, mais ses jambes ont été dévorées jusqu’à l’os par un cochon sauvage. Luis M. López Moreno, consul du Mexique à McAllen [ville toute proche du Rio Grande, qui marque la frontière avec le Mexique], affirme que le bilan pourrait encore s’alourdir. La frontière est devenue si difficile à franchir que les travailleurs qui avaient pour habitude de rentrer chez eux une fois par an sont désormais coincés aux Etats-Unis, et certains de leurs proches, peu habitués à de telles expéditions, “cherchent à les retrouver” en se rendant au Nord. Les femmes, parfois accompagnées d’enfants, sont désormais plus nombreuses dans le flux des migrants. Et les jeunes immigrants clandestins, aujourd’hui majoritaires, généralement plus éduqués et plus citadins que leurs aînés, sont souvent moins aptes à affronter des conditions difficiles.


“Hank”, un guide de chasse qui souhaite garder l’anonymat, estime sauver des vies. Discrètement, il oriente ses chasseurs à l’écart des sentiers afin que les clandestins ne soient pas abattus par accident. Ses clients, des hommes intrépides dans leurs domaines d’activité, comme la haute finance ou la politique, peuvent parfois flancher devant le spectacle des clandestins. “Les chasseurs prennent peur et paniquent, surtout s’ils voient passer un groupe de trente personnes, explique Hank. La situation des clandestins s’est tellement dégradée que, l’année dernière, nous avons dû acheter des talkies-walkies pour communiquer entre nous.” Les chasseurs s’en servent aujourd’hui pour appeler leur guide à l’aide. Arrivé chez lui, Hank plonge dans le plateau de son pick-up et en tire un sac à dos noir identique à ceux qu’il trouve “quasiment tous les jours”. A l’intérieur, des vêtements sales, un peigne, du déodorant, un rasoir, un miroir, une pince à épiler : le contenu typique d’un sac abandonné par un clandestin à un point de ramassage au bord de l’autoroute. Dans la maison, avec sa femme et ses deux enfants, Hank nous montre son pistolet 9 mm à crosse d’argent, qu’il ne porte que depuis peu, pour se protéger. Les coyotes, ces passeurs qui guident les migrants en échange de grosses sommes d’argent, sont pervers, affirme-t-il. Et ce n’est rien comparé aux membres des gangs qu’il a commencé à voir passer il y a deux ans, comme ces représentants de la Mara Salvatrucha [gang d’origine salvadorienne, tentaculaire, présent en Amérique centrale, aux Etats-Unis, au Canada], tatoués de la tête aux pieds, le crâne rasé. Contrairement aux autres clandestins, “ils ne vous parlent jamais”, explique-t-il.
Le comté de Brooks est situé à environ 110 kilomètres de la frontière avec le Mexique. Son poste-frontière effectue plus d’interceptions et de saisies de drogue que n’importe quel autre aux Etats-Unis. Les migrants sont souvent déposés au sud du poste-frontière par les coyotes, ou bien rejoignent le comté à pied depuis la línea [la frontière], après environ soixante heures de marche. Ils atteignent alors les points de ramassage situés sur l’autoroute aux alentours de Falfurrias. Les Minutemen du coin [nom donné aux milices privées qui se chargent de surveiller les frontières] ont même surnommé un des sentiers à l’ouest de l’autoroute 281 la “piste Hô Chi Minh” en raison de l’affluence qu’il connaît. C’est dans ces paysages austères et superbes, dans cette ville jadis accueillante, loin des cénacles où sont rédigées les lois sur l’immigration, que la réalité de la politique américaine d’immigration (ou plus précisément son absence de politique) révèle toute sa part sombre, quasi invisible pour le reste du pays. “A Washington, et même à Austin [capitale du Texas], on n’a aucune idée de ce qui se passe ici”, affirme le shérif du comté de Brooks, Balde Lozano. “Le pire, ce sont les morts. Quand nous arrivons, certains sont morts depuis quelques minutes, d’autres depuis des mois. Sans compter tous ceux que personne ne retrouve jamais.” Son bureau jouxte un parking où des centaines de voitures saisies à des trafiquants attendent d’être vendues aux enchères. Parmi celles-ci figurent des modèles sport tape-à-l’œil, des berlines familiales, des vans branlants, des pick-up flambant neufs. Certains véhicules arborent des logos de sociétés bidon. “Ça a empiré, ça, c’est sûr, assure le shérif. Il y a toujours eu des gens à pied. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de véhicules qui les transportent. Le trafic d’êtres humains génère désormais plus d’argent que le trafic de drogue.” La vente aux enchères des véhicules saisis lui a déjà permis de financer l’achat de jumelles à vision nocturne (4 000 dollars la paire), la construction d’une nouvelle prison ainsi que l’acquisition de nouvelles voitures de patrouille pour faire la chasse aux coyotes.

Le trafic d’êtres humains génère plus d’argent que le trafic de drogue

Lourdes Treviño-Cantu persiste à décrire les clandestins comme des “voyageurs”. C’est une descendante directe de Ramón de la Garza, l’un des tout premiers colons à s’être installés dans le comté, au début du XIXe siècle, à l’époque où le Mexique et l’Espagne attribuaient à ceux-ci de vastes parcelles. Traditionnellement, lorsque des migrants demandaient à manger, la mère de Lourdes rentrait dans sa maison pour préparer des tortillas qu’elle distribuait ensuite aux voyageurs affamés. Mais, dernièrement, les choses ont changé. “S’il s’agissait des mêmes immigrants qu’autrefois, la peur ne serait pas là, on fermerait les yeux. S’ils venaient juste pour avoir une vie meilleure, cela ne me poserait pas de problème. Avant, les voyageurs venaient seuls ou avec un ou deux de leurs proches et ils étaient humbles, polis. Aujourd’hui, ils viennent en bandes. Ils sont désespérés, prêts à tout.
Beaucoup sont plutôt bien habillés, et ils ont tous l’air de vouloir se rendre à Houston. Cela n’a plus rien à voir”, raconte-t-elle. Les experts comme les habitants s’accordent à dire que les candidats à l’immigration sont, dans leur vaste majorité, des Mexicains très pauvres ou simplement modestes. Ils sont en quête d’un emploi meilleur ou cherchent à rejoindre des proches. Néanmoins, selon le shérif Lozano, c’est dans le comté de Brooks qu’a été arrêté le premier migrant appartenant au gang de la Mara Salvatrucha. Par ailleurs, les coyotes ont souvent un casier judiciaire. Voilà pourquoi, dans la famille de Lourdes Treviño-Cantu, tout le monde cherche désormais à protéger son foyer. Une de ses sœurs a fait installer une clôture autour de sa maison, une première dans la famille.
Dans le comté de Brooks, 92 % de la population est d’origine hispanique, et même les Anglo-Saxons blonds aux yeux bleus sont bilingues depuis leur tout jeune âge. Ici, on se sent donc proche des immigrants, avec ou sans papiers, ou du moins ne sont-ils pas perçus comme des étrangers. “Beaucoup de familles qui vivent ici sont venues par le même chemin”, rappelle le chef de la police, Eden Garcia. Mais cette proximité joue de moins en moins, parce que les migrants sont plus nombreux à sillonner le comté, que cela porte atteinte aux propriétés privées et qu’ils comptent désormais des criminels dans leurs rangs.
Presnall Cage a grandi sur les quelque 18 000 hectares du ranch familial. “On les voyait passer depuis des années, des travailleurs agricoles, uniquement des hommes, se souvient-il. Ils nous faisaient signe et nous demandaient si nous avions du travail ou à manger. Ils faisaient toute la route à pied depuis le Mexique, seuls ou par deux, et ils savaient où se trouvaient les campements de cow-boys, où ils s’arrêtaient pour quémander un peu de café ou de nourriture. Six mois plus tard, on les voyait repasser dans l’autre sens, ils rentraient retrouver leurs familles.” Aujourd’hui, ce sont des groupes bien plus conséquents qui traversent le ranch et leurs guides sont équipés de téléphones portables et de GPS. Presnall Cage dépense plus de 50 000 dollars par an pour réparer les dégâts causés par les migrants sur son ranch : clôtures tordues ou arrachées, tuyaux déterrés pour boire de l’eau, bêtes qui s’enfuient parce que les portails ont été laissés ouverts. Tous les vendredis, bien que cela n’entre pas dans leurs attributions, les cow-boys de Presnall Cage partent faire le ramassage des détritus et ramènent des centaines de kilos de sacs en plastique, gourdes, sacs à dos et autres effets abandonnés. Le propriétaire se souvient du bon vieux temps, avant l’afflux récent d’immigrants, et semble perdu dans ses pensées. “Pendant toutes ces années, on n’a jamais trouvé un seul mort.”

L’identification des corps est devenue une routine

Le Dr Michael Vickers est vétérinaire. Il a fondé, il y a quatre ans, la milice privée des Texas Border Volunteers. Souvent armés, ils poursuivent et encerclent immigrants et coyotes. Mieux équipés que les forces de l’ordre locales, ils disent être financés en partie par les propriétaires de ranch. Leur objectif affiché est de transmettre la situation géographique des clandestins “à la patrouille de surveillance des frontières”. Ils estiment à un millier le nombre de personnes qui passent chaque jour par cette région, un chiffre confirmé par d’autres sources. La police, en sous-effectifs, n’en arrête qu’une poignée. “Ce que je ne supporte pas, c’est leur mépris total pour nos propriétés, pour les lois de l’Etat et pour les lois fédérales”, assène Michael Vickers à propos des “étrangers”. “Je ne leur en veux pas de chercher à venir, mais qu’ils le fassent légalement. Ça me rend dingue. Ils nous volent notre pays.” Propriétaire d’une clinique et membre d’un comité d’Etat pour la santé des animaux, Michael Vickers est un homme apprécié dans la région. Parmi ses 200 volontaires venus de tout le Texas et d’ailleurs figurent d’anciens policiers et militaires. Le soir surtout, et plus encore les soirs de pleine lune, ils s’égaillent dans la nature à cheval, à bord de camions blancs et de 4 x 4 et sillonnent les ranchs avec l’autorisation des propriétaires. Le ranch de Michael Vickers se trouve dans la “zone de ramassage” au bord de l’autoroute 281. En septembre 2006, une femme nue a été retrouvée morte sur sa clôture. Il arrive que les femmes abandonnent leur groupe pour éviter les agressions, précise le vétérinaire, mais cela ne suffit pas à les mettre en sécurité. Linda, l’épouse de Michael Vickers, a un jour dégainé son pistolet 9 mm pour arrêter une Brésilienne qui la suivait vers sa maison. “S’ils sont malintentionnés, vous êtes en mauvaise posture, affirme-t-elle. Nous devons donc être armés.” Un autre jour, raconte le couple, leur chien leur a rapporté un crâne humain.
Selon le shérif Lozano, les activités des volontaires sont contraires à la loi, “mais personne ne s’en plaint”. Michael Vickers reconnaît que ses hommes en tenue de camouflage peuvent être pris pour des représentants des forces de l’ordre, et que les chiens qu’ils prennent avec eux peuvent faire peur aux clandestins. Il se targue de perturber les “livraisons” des coyotes, de sauver des vies en retrouvant les immigrants perdus ou à la traîne et d’être sur place pour cueillir tous ceux qui, ne pouvant aller plus loin, voudraient se rendre. Les Texas Border Volunteers ont au moins le sentiment de faire quelque chose contre ces nouveaux arrivants indésirables.
A McAllen, le consul mexicain López Moreno précise que son gouvernement soutient un programme de travail temporaire, comme celui qui avait fait ses preuves jusqu’aux grandes réformes des lois américaines sur l’immigration de 1986 et 1996. “C’était une sorte de porte à tourniquet : les Etats-Unis la faisaient tourner ou non selon leurs besoins, explique le consul. Tous les problèmes sont apparus lorsqu’on a mis fin au système.” Cette “fluidité” (les travailleurs pouvaient plus facilement faire la navette entre un emploi aux Etats-Unis et leur famille au Mexique) était bénéfique pour les deux pays, soutient le diplomate. Or les Etats-Unis ont toujours besoin de travailleurs et le Mexique de travail. “Mais, avec le système actuel, il n’y a plus que des candidats à la mort”, regrette-t-il. Un tiers de l’équipe du consul travaille au département pour la protection, qui se charge des recherches des personnes portées disparues par leur famille au Mexique et du rapatriement des corps. Une tâche si éprouvante que le consulat de McAllen est classé comme un poste diplomatique difficile. José Luis Diaz Mirón Hinojosa, qui se rend sur place quand des corps sont retrouvés, s’occupe désormais de 40 à 50 affaires par an. En rendant les corps des disparus, “j’apporte une certitude aux familles”, explique-t-il. C’est une maigre consolation, mais les morts du comté de Brooks sont plus faciles à identifier que d’autres : 80 % peuvent être renvoyés aux familles. Autour du Rio Grande, ce pourcentage est bien plus faible, car les corps se détériorent plus vite dans l’eau. Ce sont souvent les coyotes eux-mêmes qui indiquent les morts aux forces de l’ordre en appelant directement le shérif ou la police. Un jour, un coyote a même donné un plan au consul. L’identification des morts est une routine qui s’est répétée 56 fois l’année dernière dans le comté de Brooks. En tout, le comté a enregistré 76 décès, dont seulement 20 qui ne concernaient pas des migrants. Jusqu’au milieu des années 1980, rappelle ce dernier, les immigrants clandestins “n’avaient pas impérativement besoin des coyotes, mais maintenant il leur faut toute une logistique”. Les itinéraires sont devenus plus compliqués. Dans certains cas, il faut faire des détours que seuls les passeurs connaissent. L’attrait de l’argent facile, 1 500 dollars pour convoyer un passager sans papiers à Houston, et l’absence de poste-frontière à franchir se sont révélés trop tentants pour certains habitants de Falfurrias.
“Bill”, un conducteur d’engins de travaux publics âgé de 43 ans, marié et père d’un enfant, a franchi le pas, il y a deux ans, en devenant coyote “par accident”. Quelqu’un lui a proposé une grosse somme pour transporter un clandestin tout juste sorti du désert sur un trajet sans risque. Et cet “argent de poche” est petit à petit devenu une habitude. Depuis peu, Bill travaille avec un vrai passeur, un coyote à plein temps, qu’il dépose dans la ville de Mission deux fois par semaine pour 700 dollars le trajet : une entreprise là aussi sans risque, car la patrouille des frontières arrête rarement les véhicules roulant vers le sud. Selon les autorités, il n’y a sans doute pas plus d’une dizaine de coyotes originaires du coin. Bill n’est pas l’un de ces méprisables coyotes qui mentent et peuvent abandonner quelqu’un à la mort pour peu qu’ils aient pris un peu de retard sur leur planning. “J’essaie de monter une entreprise de fosses septiques. Encore sept mois, et je pense que j’aurai assez d’argent pour le faire”, assure-t-il. Récemment, un policier l’a arrêté parce que sa plaque d’immatriculation n’était pas en règle et il a trouvé un clandestin dans sa voiture. Pour cette infraction, Bill a reçu une mise en garde et a été remis en liberté. Mais cela a été porté à son casier judiciaire. Il a perdu son emploi et a dû en prendre un autre, moins bien payé. Bill a désormais deux solutions : arrêter ou continuer à jouer les coyotes tout en redoublant de prudence. S’il est repris, c’est la prison. Une éventualité qu’il ne supporterait pas. Poursuivre cette activité lui fait aussi un peu peur, de la même façon que certains habitants se méfient des coyotes du coin, de crainte qu’ils ne soient liés à d’autres plus vils et plus puissants. “Ils ont raison d’avoir la trouille, affirme Bill, pas de moi, mais des autres. Chacun de nous travaille pour une chaîne, et si vous prenez un maillon à la chaîne d’un autre ou si vous faites quelque chose qui déplaît, on vous dit : ‘La mafia va s’occuper de toi.’ La mafia mexicaine.”
Mary Jo McConahay
The Texas Observer



La plaie d’Oaxaca s’est rouverte

COURRIER INTERNATIONAL


Un an après les violences qui ont fait de nombreuses victimes, les heurts ont repris. Même El Universal, un quotidien conservateur proche du PRI, désapprouve le gouverneur d’Oaxaca et en appelle à l’Etat fédéral.
La paix ne revient pas à Oaxaca. Une fois de plus, des membres de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca (APPO) ont affronté les forces du gouvernement de l’Etat [le 16 juillet dernier]. Il y a encore eu des dizaines de blessés. Ce conflit fait monter la fièvre dans tout le pays, comme en témoignent les sabotages revendiqués par l’Armée populaire révolutionnaire la semaine dernière [l’Ejercito popular revolucionario (EPR) a commis plusieurs attentats dans des exploitations pétrolières depuis début juillet]. Un remède d’urgence s’impose contre ce mal qui menace tout le corps social. L’année dernière, les “appistes” [membres de l’APPO] et les instituteurs en grève n’ont pas célébré la fête traditionnelle du Lunes del Cerro [elle a lieu les deux derniers lundis de juillet. Deux grands bals populaires sont organisés, au cours desquels les habitants s’offrent des cadeaux]. Les instituteurs, qui réclamaient des augmentations de salaire, étaient alors soutenus par certains groupes [de la population locale] ulcérés par l’attitude du gouverneur [de l’Etat] Ulises Ruiz Ortíz.
Le conflit a donc repris. Pourquoi ? A cause d’un affrontement confus entre la police [municipale et de l’Etat] et les instituteurs de la section 22 du Syndicat national des travailleurs de l’enseignement (SNTE). Une fois de plus, les revendications sociales se sont heurtées à la défense d’intérêts politiques et aux maladresses officielles. Une fois de plus, la ville d’Oaxaca a été plongée dans le chaos : bâtiments publics occupés, barricades dressées, véhicules brûlés, batailles de rue. L’année passée, le bilan avait atteint des dizaines de morts et des centaines de blessés. Heureusement, la semaine dernière, il n’y a eu que des blessés. On en vient à se réjouir que la violence ne déborde pas, qu’il n’y ait pas de morts.
Notre société accepte-t-elle donc de voir réapparaître épisodiquement ce niveau de douleur sociale à Oaxaca ? Le juge de la Cour suprême Genaro Góngora Pimentel a déclaré en juin dernier que le tribunal allait devoir intervenir pour rétablir la justice dans cet Etat. Il avait raison. Il faut des résultats de toute urgence. Les acteurs du conflit ne semblent pas être sur le point d’ouvrir le dialogue. Il y a de part et d’autre un aveuglement qui conduit à une impasse dans la recherche de solutions politiques. Les revendications s’accompagnent de violences et de provocations réciproques.
Les positions se radicalisent, ce qui contribue à compliquer un panorama national marqué par la montée de la criminalité et, aujourd’hui, par les actes de sabotage attribués à l’EPR. La résurgence du problème montre, s’il en était besoin, combien il est urgent de trouver une solution de fond. Tant qu’on n’aura pas cicatrisé cette plaie, le malaise demeurera. Car l’Etat d’Oaxaca ne peut pas être à la merci d’une poignée d’individus qui ont déjà prouvé leur capacité à mettre en échec un gouvernement maladroit. Il n’est pas normal non plus qu’il soit administré par des politiques qui font passer leurs intérêts particuliers avant tout autre principe. Ni le gouverneur Ulises Ruiz Ortíz ni l’APPO ne se rendent compte qu’ils ont tout à perdre à poursuivre cet affrontement. Le Mexique lui-même a tout à y perdre. Il est temps d’entrer en salle d’opération. Le Congrès et l’exécutif fédéral ne peuvent pas considérer qu’il s’agit d’une tumeur bénigne. Le fédéralisme n’est pas une excuse pour l’inaction.

El Universal

mercredi 25 juillet 2007

Jornada

Bernardo Barranco V.

Libertad religiosa clerical

os reclamos de ampliar el marco jurídico de las libertades públicas a la Iglesia católica, propuesto por el alto clero mexicano, solicitando nuevos ajustes a la reforma realizada por Salinas de Gortari hace 15 años, se empata con su creciente aspiración a ser un actor con mayor protagonismo político y social. Este planteamiento apunta a discutir nuevamente la noción de libertad religiosa. En efecto, la jerarquía mexicana ha reprochado que la reforma de 1992 constituyó un avance en términos de ampliar las libertades de culto sin alcanzar la plena libertad religiosa, así como derechos plenos de la propia estructura eclesiástica.

Hace dos años la Conferencia del Episcopado Mexicano (CEM) emitió un comunicado en el que clarificaba su postura: "Cuando la Iglesia exige la libertad religiosa, no solicita una dádiva, un privilegio, una licencia que depende de situaciones contingentes de estrategias políticas o de la voluntad de las autoridades, sino que está pidiendo el reconocimiento efectivo de un derecho inalienable. Se trata de un derecho de la Iglesia como institución, se trata de un derecho humano de cada persona, de cada pueblo y de cada nación" (comunicado CEM, 10/8/05). Carlos Aguiar, presidente de CEM, es explícito al respecto diciendo: "... se dio el reconocimiento jurídico a la Iglesia y la relación diplomática con la Santa Sede; fue un gran paso, por supuesto, pero aún falta alcanzar la libertad religiosa. A los diputados y senadores vamos a clarificarles; por un lado, que la libertad religiosa es más que la libertad de culto y de creencia" (Proceso, 8/1/07).

En ese mismo tenor, debemos situar los planteamientos del cardenal Rivera Carrera y de sus abogados católicos; entre otros cambios, llama la atención la pretensión de modificar el artículo 24 constitucional para garantizar "plenamente" la libertad de culto, en el que los clérigos puedan hacer públicas sus posiciones "no partidistas, pero sí políticas" desde sus espacios religiosos. Por tanto, el derecho a tener una posición política "está en la vida común de todos los ciudadanos", y los ministros de culto, como ciudadanos, tienen derecho de expresarse en torno "a un determinado tema público, que no es un tema partidista" (La Jornada, 9/7/07).

Esta presión de la Iglesia católica tiene dimensión internacional que apunta al Vaticano. El tema de la libertad religiosa y el nuevo posicionamiento político-social fue abordado abiertamente entre los obispos mexicanos y el papa Benedicto XVI, durante la última visita ad limina en otoño de 2005, cuando el pontífice mostró su preocupación por la corrupción, el narcotráfico y los migrantes mexicanos.

En febrero de este año, previo a la visita de Benedicto XVI a Brasil para inaugurar la quinta Conferencia general del CELAM, convocó a 20 nuncios de la región y fue precisamente la libertad religiosa uno de los temas prioritarios del encuentro que duró tres días y que analizó la creciente ola secular, que, según la jerarquía, azota Latinoamérica con la legalización del divorcio, reconocimiento de uniones de parejas del mismo sexo, aborto, eutanasia, etcétera. El tema no pudo faltar en la reciente visita que el presidente Felipe Calderón realizó al Vaticano; el propio secretario de Estado, Tarcisio Bertone, abordó la libertad religiosa con el mandatario mexicano, quien horas después mostró extrañeza en la entrevista de Joaquín López Dóriga, porque, según él, las reformas del 92 han sido las adecuadas. Finalmente, el nuevo nuncio acreditado en México, monseñor Christophe Pierre, expresó la misma idea de ampliar el marco de la libertad religiosa.

Más que calificar de nueva cargada clerical, es conveniente discutir a fondo la noción de la libertad religiosa. Es un concepto heurístico, cargado y susceptible de infinidad de interpretaciones, dependiendo del lugar e interés del actor. Aunque a muchos miembros de la jerarquía e intelectuales clericalizados les moleste, la libertad religiosa no puede abordarse de manera abstracta, teóricamente, ni desencarnada de la historia ni de la realidad en que se pretenda aplicar.

La noción original del concepto es moderna, sus antecedentes surgen en 1555 bajo la atmósfera de la reforma protestante, por ello la libertad religiosa está emparentada directamente con la tolerancia y contra el fanatismo. En otras palabras, la libertad religiosa surge como un derecho reivindicado y ha ido ascendiendo en la modernidad a la par de la conquista de otras libertades sociales y políticas, como son los derechos a pensar, a expresarse y asociarse libremente; ésta ha sido consagrada en la Declaración Universal de los Derechos Humanos teniendo como sujeto central al individuo y a la persona humana. La Iglesia católica ha resistido dicha noción calificándola de "individualista"; a su entender la libertad religiosa no se reduce a la suma de libertades sectoriales, sino a un conjunto más complejo, es decir: la conciencia, el culto la asociación, la enseñaza y la expresión política como un todo.

La Iglesia católica ha retomado una vieja concepción tomista de concebirse como "sociedad perfecta", autónoma, independiente, como una sociedad soberana sólo equiparable a la del mismo Estado. Si bien en algún momento del Concilio Vaticano II, y en concreto en su Declaración Dignitatis Humanae (1965), la Iglesia llegó a matizar el enfoque, bajo Juan Pablo II y ahora especialmente con Benedicto XVI, la jerarquía católica ha retomado la doctrina de la sociedad perfecta de fuerte sabor medieval. En ese sentido es imposible desligar la libertad religiosa de las relaciones Estado-iglesias, ni del contexto concreto de cada país ni de la memoria histórica en que se circunscribe. Por ello, lejos de lo que muchos católicos conservadores piensan, la única garantía de proteger la libertad religiosa es fomentando el Estado laico y la concepción liberal que sentencia "una Iglesia libre en un Estado libre".

Mexico: zona cero de la ética

Jornada

Arnoldo Kraus

Oaxaca como México

En 2006 escribí en estas páginas un artículo que llevaba el mismo título que el de hoy. No lo he modificado por falta de imaginación, sino porque Oaxaca como México bajo la presidencia de Felipe Calderón sigue siendo idéntica a la Oaxaca de Vicente Fox. Aunque en México continuidad es sinónimo de mediocridad, la falta de visión política, de aplomo y de movimiento hace que Calderón sea más responsable que su antecesor.

Oaxaca como México en los tiempos de Calderón duele y preocupa. A la carga negativa y nefasta de la Oaxaca que nunca supieron ni comprender, ni manejar el licenciado Vicente Fox y la señora Marta Sahagún, debe agregarse la incapacidad del equipo del nuevo gobierno para resolver la situación: desde que asumieron la Presidencia, en Oaxaca todo sigue igual, salvo porque los atropellos cometidos por las autoridades alarman cada vez más a organizaciones internacionales.

La Comisión Interamericana de los Derechos Humanos (CIDH) expresó "... su profunda preocupación por los hechos de violencia acaecidos en los últimos meses en el estado de Oaxaca, México, en el marco de la celebración de la festividad tradicional Guelaguetza Popular, y lamenta que como consecuencia hayan resultado personas heridas. La CIDH ha recibido información acerca de las personas que habrían sido detenidas presuntamente por fuerzas policiales, entre las que destacan menores de edad, de las cuales se ignora su paradero". Es decir, Oaxaca como México. Es decir, Calderón como Fox. Es decir, más vale conservar los pactos con el gobernador Ulises Ruiz que finiquitarlos. Es decir, México ante el mundo a través de las golpizas que la policía de Ruiz propina a la disidencia oaxaqueña.

¿Y por qué? ¿Y por qué tolerar tanta represión en un país que se anuncia no represor? Si bien todas las especulaciones son válidas ante la cerrazón del gobierno federal por detener las vejaciones, la síntesis es una: muchas historias malolientes y demasiados pactos deleznables se tejen entre el gobierno federal y la representación del estado de Oaxaca. A las observaciones de la CIDH deben agregarse las de la Comisión Civil Internacional de Observación por los Derechos Humanos, organización que solicitó, desde al año pasado, respeto a los derechos civiles y humanos de los oaxaqueños.

El menosprecio hacia ambas instancias ha sido inmenso: en días recientes se enfrentó la policía de Ulises Ruiz con los integrantes de la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO). El saldo del choque viaja por el mundo con la bandera de México: 60 detenidos (las cifras oficiales hablan de 40, por lo que, mientras escribo estas líneas, hay 20 desaparecidos) y decenas de heridos, entre ellos, en situación muy grave, Emeterio Merino Cruz. Es decir, como cuando Fox y Ruiz.

¿Y por qué no se le solicita a Ulises Ruiz que renuncie? O sabe demasiadas cosas acerca de los gobiernos federales con los que ha compartido su ejercicio, o poco importa que sigan apilándose heridos y muertos, o, quizás, la respuesta más viable es que ambas conjeturas sean ciertas. ¿Y por qué Felipe Calderón no se compromete con la ciudadanía y aclara los asesinatos de los activistas de la APPO y de maestros registrados en 2006, así como todos los sucesos de violencia, torturas, detenciones arbitrarias y violaciones que conforman el panorama oaxaqueño? Es probable que el presidente Calderón no pueda remover a Ruiz porque comparten compromisos no escritos e historias turbias, una de ellas: la de la maestra Elba Esther Gordillo.

En el artículo del año pasado escribí un párrafo que no es del año pasado: es de siempre. Por su triste atemporalidad lo modifico un poco y me autoplagio: "Pobres de quienes sabemos que en México, en estos momentos, y entre nuestra ralea política, prevalece lo que Martin Scorsese denomina la zona cero de la ética. En su película Infiltrados, uno de los personajes pregunta: 'Si a un niño le consultan si de mayor quiere ser policía o ladrón, la respuesta debería ser: '¿cuál es la diferencia?' En el léxico del México como Oaxaca que viaja por el mundo, la respuesta es: 'Si a un niño oaxaqueño pobre le preguntan -si acaso no muere o lo matan antes-, si quiere ser policía, político, presidente, gobernador o ladrón, la respuesta debería ser: 'ladrón'".

Cada vez estoy más convencido de que la impericia, la falta de sensatez y la incapacidad que ha mostrado a México ante el mundo para resolver conflictos como el de Oaxaca, el de Atenco, el de Chipas y el de las desaparecidas de Ciudad Juárez nos retratan como una nación donde la zona cero de la ética es constante y realidad.

Y eso con que se come?

Jornada

Derechos humanos: estancamiento y abandono

En un comunicado difundido ayer, la organización Human Rights Watch afirmó contar con "informes creíbles" respecto a severas violaciones a las garantías individuales cometidas por miembros de la policía estatal oaxaqueña, en el contexto de la represión emprendida por esa corporación el pasado lunes 16 contra integrantes y simpatizantes de la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca en las inmediaciones del auditorio Guelaguetza. La organización instó al gobernador de la entidad, Ulises Ruiz Ortiz, a "investigar la presunta brutalidad policial y procesar a los responsables". Estos señalamientos, junto con los que la Comisión Interamericana de Derechos Humanos formuló la semana pasada, dan cuenta de la desastrosa situación actual de las garantías individuales en Oaxaca y deben ser tomados no sólo como un llamado de atención más sobre la profundización de la crisis en esa entidad -por más que las autoridades se empeñen en negarlo-, sino también como un recordatorio de la grave situación en esa materia en todo el país.

Al final de la administración foxista ocurrieron graves atropellos a los derechos humanos por parte de las autoridades estatales y federales, que recurrieron a la represión policial como una medida para sofocar los descontentos sociales en diversas zonas del país: Lázaro Cárdenas, en Michoacán; Texcoco-Atenco, en el estado de México, y Oaxaca. En lo que va de este sexenio se ha mantenido la impunidad para los culpables de esas violaciones a las garantías individuales y han ocurrido otras, como las detenciones de los líderes sociales oaxaqueños y su internamiento injustificable en penales de alta seguridad; la muerte de Ernestina Ascensión Rosario en la sierra de Zongolica, Veracruz, presuntamente causada por elementos del Ejército, así como los ya referidos atropellos de la semana pasada en Oaxaca. Además, las autoridades han exhibido un reprobable desinterés en el cumplimiento de su responsabilidad de perseguir y castigar a los culpables de violaciones a los derechos humanos. Muestra de ello es el evidente contubernio entre autoridades civiles y castrenses en torno a los sucesos del 11 de julio de 2006 en Castaños, Coahuila, cuando un grupo de militares irrumpió violentamente en la zona de tolerancia de la comunidad y abusó sexualmente de 14 mujeres. A más de un año de estos hechos, el juez de la causa, Hiradier Huerta Rodríguez, no ha dictado sentencia, a pesar de que la procuraduría estatal ha acreditado la participación en los sucesos de 12 de los agresores, quienes han sido plenamente identificados por las víctimas.

Desde los tiempos de la contrainsurgencia zedillista en Chiapas, puesta en práctica a partir de febrero de 1995, garantizar la vigencia de los derechos humanos en el país no ha sido precisamente prioritario para los sucesivos gobiernos. Vicente Fox se presentaba a sí mismo como un decidido defensor y promotor del respeto a las garantías individuales en otros países, pero en el ámbito interno su compromiso con el tema fue meramente retórico, al grado de que en el informe El estado de los derechos humanos en el mundo, Amnistía Internacional señaló que el ex presidente "concluyó su mandato sin cumplir el compromiso de su gobierno de poner fin a las violaciones de los derechos humanos y la impunidad que siguieron siendo generalizadas". En lo que va de la administración de Felipe Calderón, el tema ni siquiera se incluye en la agenda gubernamental; por el contrario, se ha incurrido en prácticas como el empleo de las fuerzas armadas en el combate a la delincuencia y la criminalización de la protesta social que, se sabe desde siempre, propician violaciones masivas a las garantías individuales, a las libertades y a los derechos políticos.

A estas alturas, un gobierno sin política de derechos humanos es simplemente impresentable ante su propio país y ante el mundo y, por tanto, carecen de credibilidad las expresiones de respeto a la legalidad que no incluyan expresamente las leyes que tutelan tales garantías.

La Guelaguetza · Ahumada

Ahumada

NARANJO
Gobernación

Oaxaca

Foto

Ulises perdió con la Guelaguetza, afirma Ezequiel Rosales Carreño

ARTURO CANO

Oaxaca, Oax., 24 de julio. Los perros, los gases, los toletes y los escudos fueron los ingredientes que boicotearon la Guelaguetza. "Nosotros no; finalmente, quien queda evidenciado ante el mundo es el gobernador Ulises Ruiz".

El mundo vio un hombre sano y luego en coma, pero no hay pruebas

Octavio Vélez y Arturo Cano

Human Rights Watch urge a Ulises indagar y sancionar abusos policiacos

VICTOR BALLINAS

Human Rights Watch (HRW) urgió al gobernador de Oaxaca, Ulises Ruiz Ortiz, a realizar "una investigación exhaustiva e imparcial de las denuncias sobre el uso excesivo de la fuerza y detenciones arbitrarias cometidas por policías contra integrantes y simpatizantes de la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO) el 16 de julio".

David Cabañas: Calderón pretende abrir un "nuevo capítulo de la guerra sucia"

BLANCHE PETRICH

Un grupo de ex guerrilleros del ya disuelto Partido Revolucionario Obrero Clandestino-Unión del Pueblo (PROCUP), organizados en la asociación política Izquierda Democrática Popular (IDP), representados por David Cabañas Barrientos e Italo Ricardo Díaz, alertaron sobre lo que consideran "claros indicios" de que el gobierno de Felipe Calderón pretende "abrir un nuevo capítulo de la guerra sucia" que golpeó al país en los años setenta, cuyo rasgo principal fue la desaparición forzada de centenares de ciudadanos.

Monsiváis: Ulises, un déspota impune

DAVID CARRIZALES

Comparan importancia del movimiento de la APPO con la del zapatismo

MARIANA NORANDI

Miembros de la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO) plantearon en Casa Lamm su intención de participar en los comicios del próximo 5 de agosto en Oaxaca, donde anticiparon que habrá "voto de castigo" contra PRI y PAN por los actos represivos que los gobiernos estatal y federal han cometido.

Chinogate

Foto

Ulises perdió con la Guelaguetza, afirma Ezequiel Rosales Carreño

ARTURO CANO

Oaxaca, Oax., 24 de julio. Los perros, los gases, los toletes y los escudos fueron los ingredientes que boicotearon la Guelaguetza. "Nosotros no; finalmente, quien queda evidenciado ante el mundo es el gobernador Ulises Ruiz".

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David Cabañas: Calderón pretende abrir un "nuevo capítulo de la guerra sucia"

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Un grupo de ex guerrilleros del ya disuelto Partido Revolucionario Obrero Clandestino-Unión del Pueblo (PROCUP), organizados en la asociación política Izquierda Democrática Popular (IDP), representados por David Cabañas Barrientos e Italo Ricardo Díaz, alertaron sobre lo que consideran "claros indicios" de que el gobierno de Felipe Calderón pretende "abrir un nuevo capítulo de la guerra sucia" que golpeó al país en los años setenta, cuyo rasgo principal fue la desaparición forzada de centenares de ciudadanos.

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MARIANA NORANDI

Miembros de la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO) plantearon en Casa Lamm su intención de participar en los comicios del próximo 5 de agosto en Oaxaca, donde anticiparon que habrá "voto de castigo" contra PRI y PAN por los actos represivos que los gobiernos estatal y federal han cometido.

dragón
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Zhenli Ye Gon

Desde 1997 el gobierno de EU investiga al empresario por lavado de dinero y narcotráfico

ALFREDO MENDEZ

En suspenso, la naturalización de Zhenli Ye Gon: SG

EDUARDO MARTINEZ CANTERO

El secretario de Gobernación, Francisco Ramírez Acuña, aseguró que el expediente de nacionalización del empresario Zhenli Ye Gon sólo se revisará a petición expresa de la Procuraduría General de la República (PGR), y hasta que el gobierno mexicano logre su extradición.

Ye Gon será extraditado hasta que termine el proceso penal en EU: abogado De la Garza

GUSTAVO CASTILLO, ALFREDO MENDEZ

Para la defensa de Zhenli Ye Gon, el empresario "será extraditado a México hasta que termine el proceso penal que se le instruye en Estados Unidos, y una vez que concluya su sentencia, en caso de que se le condene", afirmó el litigante Rogelio de la Garza González.

En 2005 se canceló al empresario el permiso para importar seudoefedrina

ANGELES CRUZ MARTINEZ

Una corte federal de EU juzgará a Ye Gon por tráfico de drogas

AGENCIAS

El empresario Zhenli Ye Gon fue arrestado por la agencia antidrogas estadunidense (DEA, por sus siglas en inglés) acusado de cometer el delito de tráfico de drogas en ese país, no por una solicitud de detención provisional con fines de extradición emitida por el gobierno mexicano, reconoció el abogado Martin McMahon, defensor de Ye Gon.

Las andanzas de fecal y sus metidas de patas

Jornada

La aprehensión fue gracias a una petición de mi gobierno, asegura el Presidente en Culiacán

Calderón se adjudica la detención de Ye Gon y la DEA lo desmiente

El mandatario se enorgulleció del ''decomiso de dinero sucio más grande en la historia de la humanidad''

CLAUDIA HERRERA, CIRO PEREZ; JAVIER VALDEZ

Foto de la policía de Montgomery
Foto de la policía de Montgomery

Culiacán, Sin., 24 de julio. La detención de Zhenli Ye Gon en Estados Unidos ''fue gracias a una petición de mi gobierno'', afirmó el presidente Felipe Calderón, quien se adelantó al veredicto judicial y catalogó al empresario mexicano de origen chino como uno los ''principales responsables'' de introducir y distribuir metanfetaminas en el país.

De gira por esta entidad que suma 363 ejecuciones en lo que va del año y 16 en el transcurso de julio, el michoacano se enorgulleció de haber hecho el ''decomiso de dinero sucio más grande en la historia de la humanidad'', en referencia a los 205 millones de dólares que fueron encontrados en la residencia de Las Lomas.

Aunque Calderón fue criticado por haberse involucrado personalmente en el llamado chinogate, volvió a referirse al empresario que horas antes había sido capturado en los suburbios de Washington y, sin mencionar su nombre, lanzó -tanto en su visita a la Escuela Libre de Derecho como después en Sinaloa- la advertencia a los delincuentes de que no escatimará esfuerzos ni recursos para perseguirlos y atraparlos donde quiera que se encuentren, en cualquier parte de México e, incluso, fuera del territorio.

Por la mañana, el Presidente fue invitado de honor a la ceremonia del 95 aniversario de la fundación de la Escuela Libre de Derecho, de la que tanto él como su esposa, Margarita Zavala, y su secretario del Trabajo, Javier Lozano, son egresados, y aprovechó la ocasión para referirse al tema de la seguridad pública que, dijo, ''paulatinamente'' ha sido recuperada en el territorio nacional.

Ahí recordó que su alma máter nació producto de una huelga en la Escuela Nacional de Jurisprudencia, en rechazo a un sistema que concebía la educación como un apéndice del Estado y, en consecuencia, quebrantaba la libertad de cátedra, lo que llevó a que alumnos y profesores propusieran fundar una escuela de derecho independiente del poder público. ''El entonces presidente demócrata, Francisco I. Madero, reconoció esta iniciativa como un signo revelador de la firmeza del carácter estudiantil, así nació la escuela''.

Poco antes, el rector de la Escuela Libre de Derecho, Ignacio Morales Lechuga, sostuvo que ''no faltarán quienes estén en desacuerdo con las acciones y decisiones emprendidas por nuestro presidente de la República, pero si son honestos, todos deberán de reconocer que carácter y decisión, patriotismo y voluntad por cambiar y mejorar al país, no le faltan al presidente Calderón''.

Su intervención estuvo a punto de ser interrumpida por ciudadanos del movimiento de resistencia civil pacífica, quienes burlaron el bloqueo que impusieron alrededor de la escuela policías, granaderos y militares para, desde un predio aledaño, gritar ''¡espurio!'' un par de veces, hasta que elementos del Estado Mayor Presidencial -con la ayuda de escaleras de mano- saltaron la barda para ahuyentar a los inconformes.

La estancia del jefe del Ejecutivo en Culiacán tampoco estuvo exenta de protestas. Un grupo de estudiantes de la Universidad Autónoma de Sinaloa y miembros de las Redes Ciudadanas, se manifestaron en uno de los accesos a la isla Orabá, durante el acto en el que el michoacano inició el Programa de Rescates Públicos, con lo que empezaron los trabajos del parque Las Riberas.

Francisca Lerma, una de los manifestantes, sostuvo: ''Nosotros salimos de las escuelas y no hay empleos, y terminamos de meseros en restaurantes o metidos en las drogas; entonces, ¿de qué nos sirve estudiar? Entonces, ¿cómo dicen que combaten la delincuencia?'' En otra pancarta, Ramón Flores Acosta, ex síndico de El Dorado, comunidad enclavada en el sur de este municipio, escribió: ''Presidente Calderón: buscas a los narcotraficantes y que el pueblo te apoye, pregúntame''.

La pancarta fue retirada inicialmente por integrantes del Estado Mayor Presidencial, aunque luego se le permitió mostrarla.

Al inicio del acto, el mandatario federal todavía alcanzó a escuchar unos gritos de ''¡Es un honor estar con Obrador!'', que luego se silenciaron.

Tras esta manifestación, el gobernador Jesús Aguilar Padilla llenó de elogios a su invitado, al reconocer el ''estilo del Presidente, que se ha empeñado en gobernar con los ciudadanos'', y afirmar tajante que el panista está haciendo su parte.

Después de lamentar la muerte de siete personas en Guadalajara a causa de las lluvias, Calderón Hinojosa agregó otra virtud a su propuesta de reforma hacendaria, y señaló que servirá para poner en marcha el plan metropolitano hidráulico de la capital jalisciense, que serviría precisamente para evitar estos percances.

Luego de ese paréntesis, el mandatario dedicó la mayor parte de su discurso al tema de la impunidad y la seguridad pública, y defendió los operativos conjuntos realizados en varias entidades, precisamente cuando versiones extraoficiales indican que los militares que estaban en la operación Triángulo Dorado, sobre todo en la destrucción de enervantes en la zona serrana de Sinaloa, Chihuahua, Sinaloa y Durango, ya no están en la entidad y fueron retirados por los mandos centrales a principios de julio.

En un olvidado parque, donde se planea construir ciclopistas y canchas deportivas, el presidente Calderón reiteró que su lucha contra la delincuencia es de largo plazo e implicará costos, pero aclaró que éstos siempre serán menores frente al beneficio de que haya espacios limpios de delincuencia.

Astillero

Jornada

Julio Hernández López

¿Quién cuenta cuentos?

Fábulas en chino y en inglés

Agarrado de los huesos

Otros cobradores de cuentas

El cuento chino, escrito por gringos, va convirtiéndose en tragicomedia calderónica. El procurador Televisa, Eduardo Medina en las Moras, declara en Estados Unidos que las uvas judiciales deseadas están verdes y no las quiere, o no tanto como originalmente se decía: lo importante es que a un delincuente se le castigue, dice el funcionario, mostrándose muy binacional, globalizado y open mind. Total, si los güeros quieren quedarse con el cantor oriental especializado en narcocorridos mezclados con campañas presidenciales, e inclusive con el cochino dinero decomisado que puras desgracias genera, pues que así sea.

La colección felipense de sugerentes errores a causa de la increíble historia del chino naturalizado mexicano se incrementó ayer con una perla producida en la mítica Culiacán, donde el cuñado del señor Hildebrando hizo como que se adjudicaba la detención en suelo extranjero de míster Ye Gon, que ni siquiera había sido notificada oficialmente a la administración de Los Pinos, porque a los gringos les ha valido olímpico gorro todo lo que ha dicho y hecho el gobierno del patio trasero, pues al presunto rey continental de suministros para drogas químicas ilegales se le apresó a petición de la DEA, no del aprontado Felipe, y por la presunción de que cometió delitos de narcotráfico, pero no por toneladas de sustancias contrabandeadas, sino por medio kilo simbólico, cantidad jurídicamente manejable que podría abrir la puerta de la cárcel al desembuchante Zhenli, que para entonces habría soltado tanta sopa de altísimo nivel que los güeros pudieran tener aún más agarrado de los huesos (se repite la palabra para evitar equívocos ovales: huesos) a quien de por sí ya es el más débil de los presidentes mexicanos, figura de bajo poder a la que todos sus presuntos aliados o promotores electorales quieren someter a presiones y exigencias extremas.

Triste sino de un gobierno al que una historieta oriental de mala confección ha llevado a un estado inexplicable (o muy explicable) de confusión y enredo. Ahora los intereses gringos se han atravesado abiertamente en el alegre trazo imaginario de extradiciones y manejo de la ''justicia'' a la mexicana que Los Pinos soñaba para, según sus cálculos de aficionado, sepultar el caso. Las agencias gubernamentales gringas quieren su pedazo del pastel de dólares decomisados y pretenden definir el futuro judicial de un personaje que resulta tan viscoso a los felipistas que ya han hecho saber que exploran la posibilidad de darle pa'tras al proceso de naturalización en el que patalean, tratando de zafarse, Santiago Creel y Luis Ernesto Derbez. Lo más grave, desde luego, no es el punto en sí de la extraña premura simplificadora que hizo mexicano a Ye Gon, sino el entramado de intereses, con Chente y Martita en la cúspide, que permitió el rapidísimo enriquecimiento de un personaje de tránsito franco por aduanas y de protegida movilidad ''empresarial''.

Los cuentistas del absurdo ven, mientras tanto, a Norberto Rivera Carrera colgarse de la bandera de las reformas constitucionales en favor del clero y disparar dardos contra Marcelo Ebrard (porque ''no reconoce'' a Felipe Calderón Hinojosa), para no enfrentar mediáticamente la realidad del proceso judicial llevado en la ciudad de Los Angeles que le colocará en la disyuntiva del jefe religioso de aquella demarcación estadunidense: negociar y pagar a demandantes por abusos sexuales y protección a pederastas, o dejar que siga su curso un juicio que podría enlodar gravemente a sus eminencias pecaminosas. Y la jefa electoral de la campaña felipista también hace saberle a su beneficiario de 2006: cooperas o cuello, así es que mediante una entrevista en el periódico El Universal se va contra la subsecretaria de Educación Pública, Josefina Vázquez Mota (la titularidad de la secretaría está virtualmente acéfala, disputada entre Chepina y el yerno de la profesora Gordillo), hace como que critica a Calderón por no haber formado un gobierno plural (a pesar de que incorporó a varios militantes del Pesthe, el Partido de Elba Esther) y trata de usar a Andrés Manuel López Obrador como justificante de la vida sacrificada que se da en San Diego, tratando de esconderse entre lujos californianos del riesgo de que alguien le reclame airadamente su papel de mapache electoral máximo de la pasada contienda fraudulenta. ¡Ah, el país de los cuentos chinos producidos con sello oficial!

Astillas

El licenciado Felipe Calderón tiene una extraordinaria oportunidad de continuar con su gustada rutina de alertar sobre posibles desgracias urbanas a causa de malas planeaciones o frivolidades administrativas. Bastaría con que el profeta de catástrofes metropolitanas moviera un poco su dedo flamígero de la ciudad de México y se asentara en el área conurbada de Guadalajara, donde en estos días ha habido cuando menos seis muertes a causa de inundaciones agravadas por malas obras viales e hidráulicas realizadas, no por administraciones perredistas (como tanto ha insistido el antedicho lic. en el caso del Distrito Federal), sino por continuados gobiernos panistas. ¡Animo, lic. Calderón: usted puede demostrar que critica parejo!...

Quienes deseen ver la portada de la revista El Jueves, que autoridades judiciales españolas censuraron, deberán ver http://www.elmundo.es/elmundo/2007/07/20/espana/1184937587.html y no a la dirección publicada ayer aquí, a la que erróneamente le fue agregado por duendes el punto y seguido del final de la oración. En delante, el autor de estas líneas procurará escribir las direcciones sin signos de puntuación inmediatos o entre paréntesis, para evitar pifias que causan impedimentos cibernéticos...

Y, mientras comienzan las especulaciones, los amagos y las negociaciones respecto del primer ¿informe? felipense, al que deberá dar respuesta o réplica un perredista que presida la mesa directiva de San Lázaro, y al Grito de Independencia, desde ahora incluido en la agenda del conflicto sexenal, ¡hasta mañana en esta columna que saborea su rico Pulparindo de plomo!

Fax: 56 05 20 99 * juliohdz@jornada.com.mx

El carnicero de la Antequera

Proceso

La sonrisa de Ulises

josé gil olmos México, D.F., 24 de julio (apro).-

Ulises Ruiz tiene una sonrisa que en Oaxaca no contagia, sino que molesta. Es cínica e impúdica. Luego de 500 detenidos, 23 muertos y decenas de heridos en el conflicto social más largo que ha tenido el país en los últimos años, el gobernador priista sigue sonriendo; pero es tal el rechazo que provoca su actitud que ahora ya le llaman “El carnicero de la Antequera”.

Ulises Ruiz tiene una biografía poco envidiable entre los políticos mexicanos: La mayor parte de su obra está en los subterráneos de la política electoral, siempre de la mano de Roberto Madrazo, a quien le ha servido de operador político e incluso de suministrador de recursos. De hecho, es por esto que, se asegura en Oaxaca, está en problemas, porque una gran parte de los recursos del estado los desvió para apoyar la campaña presidencial de Madrazo y también para pagar una parte de la nómina del PRI en el 2005 y 2006.

La especialidad de Ulises Ruiz ha sido el fraude electoral y desde que fue delegado del PRI, entre 1982 y 1989, sirvió de operador en elecciones en las que Madrazo ha sido el responsable, como la de Michoacán, en 1989, cuando se le escatimó la victoria al PRD. Luego, en 1994, Ulises Ruiz le hizo el trabajo directo a Madrazo y le ayudó a ganar la gubernatura de Tabasco.

Es a partir de 1994 cuando su carrera política sube como la espuma: en 1996 lo nombran secretario de Organización del Comité Directivo Estatal del PRI; luego, diputado federal, de 1997 al 2000. Posteriormente, senador de la República, desde donde salta para ser candidato y gobernador de Oaxaca.

Como legislador nunca brilló, a pesar de haber participado en las comisiones de Recursos Hidráulicos, Justicia, y en la de Reglamentos y Prácticas Parlamentarias. No se recuerda que haya hecho ninguna propuesta de reforma significativa. Imposible que lo hiciera, su fuerte siempre fue el fraude electoral.

Su incapacidad como gobernante quedó demostrada inmediatamente desde que llegó a Oaxaca en el 2004. En los dos primeros años, organizaciones de derechos humanos registraron 27 muertos por conflictos agrarios, así como decenas de detenidos.

Formado fuera de Oaxaca, aunque nació en Chalcatongo en 1958, Ulises Ruiz mostró muy pronto su insensibilidad cuando cambio el Zócalo de la capital –símbolo de identificación– y mandó a retirar árboles centenarios. Esta acción irritó a los oaxaqueños y fue parte de los inicios del conflicto que hoy vivimos.

En mayo del 2006 trató de engañar a los maestros en las negociaciones que tradicionalmente se repiten desde hace 20 años. Les prometió un porcentaje de aumento de recursos y al firmar el acuerdo resultó que era menos. Al mismo tiempo mandó a desalojar el Zócalo y ahí empezó a surgir la Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca, un movimiento social en el que confluyeron sindicatos, estudiantes, colonos y campesinos de la entidad en contra del gobernador.

A 14 meses de que iniciara el conflicto social, el saldo es el siguiente: 23 personas muertas, cerca de 600 detenciones arbitrarias –en los que 41 personas siguen presas y 200 más están libres bajo fianza aunque sujetas a un proceso penal--, más de 50 casos de tortura, siete ataques a defensores de derechos humanos, e igual número de agresiones a comunicadores, así como dos desaparecidos.

Como nadie, Ulises Ruiz ha reprimido y dividido a la sociedad oaxaqueña. El conflicto ha penetrado en el seno de las familias, en el tejido social y tiene confrontados a los actores sociales. Pero esto poco le importa.

El lunes pasado el gobernador celebró como una victoria personal la celebración de las fiestas populares conocidas como la Guelaguetza, que no es otra cosa que un rito muy oaxaqueño que significa dar lo que uno tiene.

Si nos atenemos al significado de la Guelaguetza, Ulises Ruiz dio lo mejor de sí: un acto de represión previo del cual resultaron 40 detenidos y 50 heridos; anuncios de un fraude en las elecciones a diputados locales el próximo 5 de agosto; y el acarreo de miles de burócratas para llenar el auditorio donde se realizó el festejo. Es decir, un fraude. Todo con una sonrisa burlona. La sonrisa de Ulises.

Los proyectos de patria

\"\"Por Jorge Eugenio Ortiz Gallegos

Octavio Paz, sobresaliente ...', CAPTION, 'Los proyectos de patria', FGCOLOR, '#E1F0FF', BGCOLOR, '#24537d', BORDER, 1, CAPCOLOR, '#ffffff', TEXTCOLOR, '#000000');" onmouseout="return nd();" href="http://www.poresto.net/content/view/9443/70/">Por Esto!


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martes, 24 de julio de 2007

Por Jorge Eugenio Ortiz Gallegos

Octavio Paz, sobresaliente poeta considerado por sus admiradores como el epónimo de las generaciones de poetas de los últimos años, sociólogo además y profesor eminente, que incursionó en la diplomacia y se volvió contra Díaz Ordaz en la dolorosa querella del 68 y que dirigió la revista Plural conexa del Excélsior y que encabezó la revista independiente Vuelta, fue atacado hace años por el escritor y periodista Carlos Monsiváis, izquierdista en el movimiento del 68, de que padecía "manía generalizada", y que formulaba "juicios absolutos, que constituyen su propio contexto", de que profesaba "un gusto inmoderado por las frases", etc.

En concreto las censuras de Monsiváis se ocasionaron porque Octavio Paz, en el curso de una entrevista, formuló críticas a la izquierda mexicana señalándola de impotente para enfrentarse al momento nacional con ideas profundas y de que se la pasaba murmurando en vez de trabajar con seriedad.
No traemos a cuenta la polémica para referir cómo se censuró a la izquierda mexicana. Tan larga alusión a la posible polémica o desahogo entre estos dos escritores (sin que hubiera posibilidad alguna de igualar o comparar los talentos de uno y otro), nos interesa aquí porque Octavio Paz dijo en esa ocasión a Monsiváis frases que merecen aún hoy ser divulgadas y formular planteamientos que deben ser ampliados siquiera a través de interrogantes, a propósito del tema de la izquierda y de la derecha mexicana.
La izquierda, dijo Octavio Paz, "la crisis de la izquierda mexicana... es una consecuencia en parte del desgaste de la Revolución Mexicana, con la que ha estado constantemente identificada de una manera u otra: además y sobre todo, es un reflejo de la crisis universal de la idea socialista y muy especialmente del marxismo. Crisis intelectual, moral y política". Crisis, pues, debilitamiento, ineficacia, resquebrajamiento en el mundo entero.
La derecha, dijo Octavio Paz, "tiene más interés en sus intereses que en sus ideas... las clases propietarias no tienen ideas propias y viven, intelectualmente, de retazos de la ideología progresista del capitalismo norteamericano".
Pero los proyectos son en la historia trascendentes, decía Octavio Paz: "Proyectos históricos que sean simultáneamente una imagen de la sociedad y un modelo de lo que quiere ser". A título de ejemplo citó la Constitución de Estados Unidos, la Declaración de los Derechos del Hombre de 1789. No viene el caso poner a Octavio Paz la etiqueta de izquierdista o izquierdizante, o cualquier otra, siguiendo el método con que en la sociedad humana somos adictos a los marbetes. Lo importante es como decía Octavio Paz que las llamadas "izquierda o derecha", profundicen en sus posturas, se redefinan y esclarezcan el confuso panorama de las ideas en México. Y ello equivale a decir: ¿es que la izquierda mexicana sustenta todavía como proyecto las ideas comunistas? y ¿no tiene a su vez la derecha proyectos que la encaucen y orienten?
Si a estos temas se orientara la disputa iniciada hace muchos años por Monsiváis y Octavio Paz ¿se estaría atendiendo al inteligente espíritu de Octavio Paz, cuando hacía sus críticas?: "La gran idea motor que nos legó el siglo XIX, el progreso sufre un eclipse lo mismo en sus variantes liberales y evolucionistas que en las revolucionarias y colectivistas. Pero darse cuenta de las crisis de la idea del progreso no significa extender el certificado de defunción del género humano: al contrario, es un indicio de que vivimos en una verdadera vuelta de los tiempos".
¿A partir de qué proyecto de la derecha y de la izquierda se pretende armar la vuelta, rehacernos como patria?

E-mail: jodeortiz@gmail.comEsta dirección de correo electrónico está protegida contra los robots de spam, necesita tener Javascript activado para poder verla 

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Proceso

ricardo ravelo México, D.F., 23 de julio (apro).-

Rogelio de la Garza, abogado del empresario de origen chino Zhenli Ye Gon, afirmó que el dinero de su cliente –205 millones de dólares– no está perdido, como lo anunció la semana pasada la Procuraduría General de la República (PGR), al dar a conocer que la fortuna decomisada en la casa de Las Lomas de Chapultepec había pasado a formar parte de la federación.

--Entonces, ¿cuál es la situación jurídica del dinero?

--El dinero está asegurado, pero todavía tenemos recursos para pelearlo y demostrar que su origen es lícito.

Exabogado de Juan García Abrego y Vicente Carrillo Fuentes, De la Garza sostuvo que la adjudicación del dinero por parte del gobierno es en parte cierta y en parte falsa.

Y es que, tan pronto como la PGR aseguró la fortuna de Ye Gon, en abril pasado, De la Garza se presentó ante la Subprocuraduría de Investigación Especializada en Delincuencia Organizada (Siedo) para acreditarse como abogado del “señor Zhenli” –como le dicen–, mediante diversos escritos firmados por su cliente, quien para esas fechas ya era prófugo de la justicia.

De la Garza contó que, semanas después, la PGR le rebotó la documentación, pues de acuerdo con el criterio del Ministerio Público federal, no era suficiente para acreditarse como defensor de quien, para esas fechas ya era buscado –mediante una ficha roja de Interpol– en todo el mundo.

“Lo que me pidieron en la PGR fue algo absurdo y fuera de lugar. Querían que el señor Zhenli Ye Gon se presentara ante la PGR a rectificar sus firmas y, de esa forma, me ratificaba el nombramiento como su abogado o representante legal. Eso no iba a ocurrir nunca, pues en el momento que apareciera lo iban a detener”, señaló.

Así, ante la imposibilidad de que Ye Gon acudiera para ratificar sus firmas que acreditaban a De la Garza como su abogado, los plazos estipulados por la ley –tres meses en total– vencieron, y la semana pasada la PGR publicó un edicto en el Diario Oficial de la federación, en el que da a conocer que, debido a que nadie –ni Ye Gon ni sus abogados ni su familia--, reclamó como suyo el dinero asegurado en la casa de Las Lomas, éste pasaba a formar parte de la federación.

Sin embargo, aunque en parte la versión gubernamental es reconocida por De la Garza como real, el abogado de Ye Gon adujo que no todo está perdido desde el punto de vista legal, pues aseguró que se “hará valer ante un juez todos los atropellos cometidos por la PGR en contra de su cliente y que, según él, violan sus garantías individuales, pues le obstaculizaron el derecho a una legítima defensa”.

De acuerdo con De la Garza, en los próximos días presentarán un recurso de amparo ante un juez federal, para hacer valer todos los argumentos que la PGR rechazó, como la documentación que lo acreditaba como abogado de Ye Gon y que fue declarada inválida por la PGR.

Sobre De la Garza, en efecto, pesaron las sospechas de que no era el defensor legítimo de Ye Gon. Hace aproximadamente tres semanas, cuando Ye Gon denunció a Javier Lozano Alarcón, secretario del Trabajo, como la persona que lo obligó, mediante amenazas, a guardar al menos 130 millones de dólares, De la Garza mostró a este reportero una fotografía en la que aparece abrazado con Zhenli Ye Gon.

“Mira, esto te dirá si soy o no el abogado del señor Zhenli”, dijo al reportero mientras tomaba un café en el restaurante “Konditori” del sur de la Ciudad de México.

En esa ocasión, De la Garza lucía el mismo saco, corbata y saco que portaba el día de la entrevista con Proceso. Más tarde, diría: “Mi cliente no ha salido de la ciudad de México”. Sin embargo, la PGR ratificó que los 205 millones de dólares decomisados a Ye Gon no serán devueltos porque legalmente nadie se presentó a reclamar su propiedad.

Según De la Garza, el dinero tiene un origen lícito, pero “por ahora no puedo adelantar los argumentos que haré valer ante el juez. Demostraremos el origen lícito de esos recursos. Todo esto es parte de una guerra sucia contra mi cliente y que proviene, según me han dicho, de los grandes representantes de los laboratorios asentados en México, pues se sintieron amenazados por el señor Zhenli, al anunciar que construiría el laboratorio más grande de América Latina”.

Por otro lado, la PGR aseguró que Ye Gon era en realidad el principal enlace del cártel de Sinaloa en el suministro de clorhidrato de pseudoefedrina, el precursor químico base para la elaboración de metanfetaminas.

De acuerdo con datos y evidencias obtenidas tanto de la Secretaría de Hacienda como en la Administración General de Aduanas, Ye Gon utilizó toda la red protectora ofrecida por altos funcionarios de ambas dependencias para operar, con toda libertad, la importación de esas mercancías ilícitas.

Ye Gon, según esos mismos datos, operaba por cuatro aduanas estratégicas: los puertos de Veracruz, Lázaro Cárdenas y Manzanillo. Una puerta más era la aduana del Aeropuerto Internacional de la Ciudad de México, a donde sus cargamentos llegaban en vuelos internacionales procedentes de Mongolia.

Demandan al gobierno informar cómo se utilizarán esos recursos

En tanto, la Comisión de Vigilancia de la Cámara de Diputados señaló que los 205 millones de dólares decomisados a Ye Gon, así como los 1.5 millones de dólares que se han generado por intereses, deberán ser auditados como recursos públicos.

Gerardo Sosa Castelán, secretario de esa comisión, afirmó que el gobierno federal deberá informar claramente cómo y cuándo se utilizarán esos recursos, aun cuando se haya dicho que serán invertidos en partes iguales en la prevención de adicciones, así como también en apoyo de la PGR en la lucha contra el crimen organizado.

Dijo que lo que se pretende con estas medidas es terminar con la discrecionalidad del gasto público.

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