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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT MEXICAIN EST ENTRE EN GUERRE SAINTE CONTRE SON PROPRE PEUPLE. ARRESTATIONS ARBITRAIRES D'HOMMES POLITIQUES COMME DE SIMPLES PASSANTS QUI AVAIENT LE MALHEUR DE SE TROUVER AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT, GENERALISATION DU VIOL DES PRISONNIERES, DE LA TORTURE Y COMPRIS SUR DES ENFANTS DE HUIT A DOUZE ANS , CENSURE DE TOUTE OPPOSITION... LA LUTTE NE FAIT QUE COMMENCER. El nuevo gobierno mexicano a entrado en guerra santa contra su propio pueblo. Imposición, traición, doble discurso, ruptura del pacto social, ningún respeto por los derechos humanos con la consiguiente tortura, prisión, muerte de luchadores sociales e inocentes. Censura y desprecio por la cultura y la educación.... LA LUCHA COMIENZA.

mardi 26 juin 2007

Michel Moore

Courrier international

Le système de santé américain sauvé par Michael Moore ?
Profitant du lancemement de Sicko, son dernier film, qui sort aux Etats-Unis le 29 juin, Michel Moore déclenche une campagne en faveur d'une réforme du système de santé américain.
Michel Moore pendant la présentation de son film, Sicko
AFP
Michael Moore, ancien rédacteur de magazine et de quotidien, nous offre, avec son film Sicko, une formidable démonstration de journalisme – oui, de journalisme, au sens le plus pur de ce que ce métier peut et doit accomplir. Si ce documentaire sur l'échec cauchemardesque du système de santé américain est si efficace, c'est grâce à la détermination de Moore. En effet, il ne s'efforce pas seulement d'illustrer méticuleusement ce qui ne va pas – ce qui a déjà été fait mille fois par mille journaux et télévisions –, il est également convaincu qu'il existe une solution.

Comme Tom Paine ou Upton Sinclair [deux grands critiques], Moore ne se satisfait pas de simplement dépeindre la crise. Il veut la résoudre. Il défend un système de santé à financement unique en montrant aux Américains ce qui fonctionne, et comment ça fonctionne dans d'autres pays. C'est cet ingrédient qui fait de Sicko un film porteur. C'est également cela qui fait de ce documentaire la déclaration politique la plus marquante, car, jusqu'à présent, les réflexions des démocrates n'ont débouché que sur un vague débat de politique intérieure.

Il est évident que tout candidat sérieux à la présidence proposera un plan de réforme du système de santé national. Mais Moore sait qu'il n'est pas nécessaire de formuler de nouveaux projets politiques : le plan susceptible de résoudre cette crise, que son film dépeint avec autant d'ardeur que d'humour, existe déjà sur le papier. Il a été présenté à la Chambre des représentants et a depuis obtenu l'aval de soixante-quatorze représentants.

La mesure est connue sous le nom de HR 676, la loi sur l'assurance-santé nationale des Etats-Unis proposée par John Conyers, représentant démocrate du Michigan. Elle bénéficie du soutien du représentant démocrate de l'Ohio Dennis Kucinich, qui souhaite se présenter à la présidentielle de 2008. Moore, en appuyant officiellement le projet de loi, n'a pas tari d'éloges sur Kucinich.

Moore ne défend aucune candidature, mais déclare au public du New Hampshire, un Etat clé dans les primaires démocrates, que Kucinich "est à 100 % derrière une véritable réforme". Moore explique par ailleurs pourquoi les réformes avancées par les principaux candidats, dont John Edwards et Barack Obama, n'aboutiront pas. Et il suggère sans détours que, si les plans annoncés par les candidats démocrates sont loin d'être idéaux, c'est peut-être parce que les candidats en question ont récolté pour l'instant plus de 3 millions de dollars de la part de personnalités et de comités d'action politique liés aux entreprises du secteur lucratif de l'assurance-santé.

Moore veut que les candidats signent une déclaration par laquelle ils s'engageraient à défendre un système de santé gratuit et universel qui serait "un droit de l'homme pour chaque résident des Etats-Unis", et à tout faire pour que les compagnies d'assurances privées se voient retirer le marché de la santé. Cette déclaration implique en outre que les candidats refusent les financements du secteur ou les remboursent. Une déclaration que Kucinich est en mesure de signer. Peut-on en dire autant des autres démocrates qui se verraient bien président en 2008 ?

John Nichols
The Nation

LES CENTRES D'APPELS

Le monde

L'indien Tata répond aux Américains depuis le Mexique


Il y a trois horloges dans le hall d'entrée des modestes bureaux de Tata Consultancy Services (TCS) à Mexico : l'une indique l'heure de la capitale mexicaine, l'autre celle de Montevideo (Uruguay, + 2), et la troisième celle de New Delhi (+ 11 h 30). Spécialisée dans les services informatiques par téléphone, l'entreprise indienne mise sur un marché mexicain en pleine expansion - tourné vers les Etats-Unis, mais avec l'avantage d'une main-d'oeuvre presque moitié moins chère qu'au nord du Rio Grande, et de plus en plus souvent bilingue.

"Nous suivons le soleil pour offrir le maximum d'options à nos clients", explique Ankur Prakash, responsable de TCS au Mexique. "Quand il se lève en Inde, nous travaillons là-bas ; puis en Europe, et enfin sur le continent américain, où le Mexique est très important dans notre dispositif de suivi permanent (Global Network Delivery Model)". Filiale d'un groupe indien qui a débuté dans la sidérurgie et l'automobile, TCS a établi sa tête de pont latino-américaine en Uruguay en 2002, avant d'étendre son réseau dans la région (notamment au Brésil, au Chili et en Argentine). Elle y emploie déjà plus de 5 000 personnes, dont 300 au Mexique.

Fin mai, le président mexicain Felipe Calderon a inauguré le premier "centre d'attention globale au client" de TCS au Mexique, ouvert à Guadalajara (Etat de Jalisco, Centre), deuxième ville du pays avec 4 millions d'habitants. "En 2010, nous comptons avoir ici 2 000 employés, et 10 000 sur le continent", annonce M. Prakash. 60 % d'entre eux sont des concepteurs ou des managers, et 40 % ont un contact téléphonique avec la clientèle. Pour l'instant, TCS Amérique latine se limite à l'espagnol et au portugais : c'est l'idée d'un espace "ibéro-américain", qui englobe l'Espagne et le Portugal.

Mais cette migration vers l'ouest d'une firme basée à Bombay n'est pas seulement due à la nécessité d'assurer un suivi des clients 24 heures sur 24, où qu'ils se trouvent sur la planète. Mais aussi à la concurrence que se livrent les entreprises pour recruter en Inde du personnel qualifié. Les salaires devraient y augmenter de 14,5 % en moyenne cette année, après une hausse similaire en 2006. "Au Mexique, ils sont en gros 30 % plus élevés qu'en Inde, mais encore 40 % à 50 % plus bas qu'aux Etats-Unis", souligne Gabriel Rozman, le patron de TCS Amérique latine. TCS ne veut pas donner de chiffres, mais, selon une évaluation datant de 2005, cinq agents sur dix parmi les moins qualifiés de la branche percevaient moins de 300 dollars par mois. Bénéfice collatéral : la stabilité du peso mexicain face au dollar, alors que le raffermissement de la roupie indienne érode les marges.

TCS n'est que la dernière arrivée dans un secteur qui connaît une croissance annuelle de 20 % au Mexique : celui de l'"infogérance" dans les centres d'appels. En 2006, l'Institut mexicain du télémarketing (IMT) recensait 155 sociétés (contre 16 en 1997), qui emploient 260 100 personnes, dont 226 300 téléphonistes, sur 187 000 sites environ. Avec un chiffre d'affaires de 621 millions de dollars, leur participation au produit intérieur brut (PIB) atteignait 0,57 % en 2005, et devait dépasser les 715 millions de dollars en 2006.

TISSU INDUSTRIEL

La multiplication des centres d'appels est favorisée par un tissu industriel dominé par les PME, qui n'ont pas les moyens de se doter de leurs propres outils, relève la Mission économique française à Mexico. Selon l'IMT, 16 300 des quelque 54 000 entreprises locales avaient recours, en 2005, à ces centres. Sans surprise, les plus gros clients sont dans les services (48 %) et le commerce (37 %), l'industrie ne comptant que pour 19 %. Mais les prestations délocalisées, surtout pour le compte de clients nord-américains, pesaient déjà 52 % de l'activité.

La proximité avec les Etats-Unis est en effet l'autre avantage du Mexique, qui concentre un tiers des centres d'appels de l'Amérique latine. "Nous sommes dans le même fuseau horaire, et à cinq ou six heures de vol de beaucoup de villes américaines, soit un aller et retour dans la même journée, résume M. Prakash. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons choisi Guadalajara, la "Silicon Valley" du Mexique, axée sur l'informatique et reliée aux Etats-Unis par dix à douze vols quotidiens. L'autre atout est le potentiel de recrutement offert par plusieurs universités de la région, auxquelles nous proposons des bourses et des contrats de formation."

Leader sur le marché mexicain, le français Teleperformance, qui emploie plus de 6 000 personnes dans cinq centres, a établi son quartier général à Monterrey, à proximité du Texas. En dix ans, il s'est spécialisé dans les contacts bilingues avec les entreprises et les consommateurs de la communauté d'origine hispanique aux Etats-Unis - 45 millions d'habitants dotés d'un pouvoir d'achat en croissance continue -, qui devraient passer à 60 millions d'ici à 2020. En 2006, elle a lancé à partir de Chihuahua, dans le nord, des programmes exclusivement en anglais.

Joëlle Stolz

dimanche 24 juin 2007

L'intelligence collective

Le monde

L'intelligence collective, notre plus grande richesse


Dès le début des années 1990, vous avez cru au potentiel d'Internet. Près de vingt ans plus tard, comment analysez-vous l'évolution du Réseau mondial ?

L'hypothèse que je faisais à l'époque, où très peu de monde utilisait Internet et où le Web venait à peine de naître, était que l'interconnexion des ordinateurs serait un vecteur de perfectionnement et d'augmentation de l'intelligence collective. Je dis augmentation plutôt que création parce que l'intelligence collective est pratiquée par les êtres humains depuis qu'ils disposent du langage et de la culture. Nous ne sommes intelligents que collectivement grâce aux différents savoirs transmis de génération en génération. Simplement, Internet est plus puissant que l'imprimerie, la radio ou la télévision, parce qu'il permet une communication transversale et une meilleure exploitation de la mémoire collective.


Cela explique-t-il la vogue actuelle de l'expression "intelligence collective" ?

En effet, cette notion est en train de faire son chemin. Nous en prenons conscience parce qu'elle se transforme à un rythme observable à l'intérieur d'une même génération. C'est pour cela que l'on en parle. Auparavant, les techniques d'intelligence collective restaient stables d'une génération à l'autre. Là, il y a un saut, une accélération. C'est comme un fond qui restait immobile et qui devient aujourd'hui une forme qui bouge.

Comment réagissent les acteurs ?

Ce que je trouve fascinant, c'est que l'utilisation d'Internet pour développer l'intelligence collective n'est pas l'exclusivité de tel ou tel groupe social. Pour les entreprises ou les administrations publiques, l'objectif est de mieux créer de la valeur. De rendre un service de façon plus efficace au client ou au citoyen. Les ONG, les associations et les réseaux sociaux s'organisent mieux grâce à ces nouveaux outils. A peu près tout le monde tente de s'en servir, chacun de façon différente. On se rend compte que notre capital principal, c'est ce qu'on est capable de faire et ce que l'on sait. Et que les deux sont très liés. On a intérêt à apprendre les uns des autres afin d'agir de façon plus efficace. Voila la prise de conscience importante : la valeur est dans la connaissance.

Aujourd'hui, tout le monde peut-il vraiment participer à la constitution du savoir collectif ?

Je dirais que cela se produit à deux niveaux. D'abord pour le contenu de la connaissance lui-même avec la création collective en ligne à l'aide des wikis, dont Wikipédia est la représentation la plus connue. Mais cela va plus loin encore avec l'organisation du contenu. Des communautés se rassemblent pour décrire des contenus et permettre aux autres d'y accéder. Tout le monde devient ainsi non seulement auteur mais aussi prescripteur, organisateur de la mémoire, documentaliste, critique. Tout le monde devient médiateur, en somme. Pour un nouveau mode de production et d'accès à la connaissance, il faut un nouveau mode de médiation.

Internet n'est-il pas aujourd'hui une immense bibliothèque aux livres entassés en désordre ?

En effet. Vers la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle, sont apparues, avec les fiches de description des livres (titre, auteur, contenu, cote...), ce que l'on appelle aujourd'hui les métadonnées. Ce sont elles qui permettent de naviguer dans le contenu. Aujourd'hui, le grand enjeu d'Internet, c'est bien la question des métadonnées. Peu de gens ont encore pris la mesure du défi que cela représente. Actuellement, les moteurs de recherche utilisent le texte comme sa propre métadonnée en travaillant sur le plein texte. C'est une immense régression par rapport à tout le travail réalisé depuis deux ou trois siècles par les bibliothécaires et les documentalistes. Un retour à la préhistoire. La raison en est l'ampleur du phénomène. Bien souvent, les bibliothèques étaient constituées dans une seule langue et avec une collection d'ouvrages progressivement accumulés. Internet apporte une quantité immense, très hétérogène, multilingue. Il existe aujourd'hui des centaines, des milliers, des millions d'organisations différentes et incompatibles des données. D'où la complexité extrême du problème. Néanmoins, pour augmenter l'intelligence humaine grâce à Internet, nous devons le résoudre.

Est-ce l'objet de votre travail actuel ?

Exactement. Il faut d'abord prendre conscience de l'opacité actuelle d'Internet. Les meilleurs moteurs ne s'attaquent qu'à 10 % à 20 % de son contenu. Grâce à la masse des données disponibles, on trouve presque toujours quelque chose et l'on est content. Mais on reste très loin d'une exploitation optimale. Je me suis dit qu'il fallait créer un langage de description, un métalangage, qui puisse traduire les langues naturelles et les classifications de concepts (ontologie en informatique), mais qui soit également "calculable". En effet, les langues naturelles sont faites pour être manipulées par des cerveaux humains et non par des ordinateurs. Mon langage, IEML (Information Economy Meta Language), est reconnaissable et traitable par une machine parce qu'il est beaucoup plus proche du "langage mathématique" utilisé par les ordinateurs.

Vous travaillez depuis plus de quinze ans sur ce langage...

Il se trouve que c'est très compliqué à inventer. D'autant qu'il n'y a pas d'exemples à suivre. En dehors des échecs comme celui de la Caractéristique universelle de Leibnitz, qui, bien entendu, n'avait pas d'ordinateur..., ou de l'espéranto, qui avait la même structure qu'une langue naturelle et supposait que tout le monde l'apprenne. Dans le cas d'IEML, l'utilisateur final n'est pas censé l'apprendre. Il va continuer à travailler dans sa langue naturelle. L'IEML interviendra au niveau sous-jacent. Seuls les ingénieurs de la connaissance, les architectes de l'information, c'est-à-dire les professionnels, l'utiliseront. En effet, c'est une langue qui ne ressemble pas du tout à une langue naturelle. Pourtant, on peut dire en IEML tout ce que l'on peut dire avec une langue naturelle, y compris les nuances sémantiques, mais en s'adressant à un ordinateur.

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Propos recueillis par Michel Alberganti

samedi 23 juin 2007

La verdad

Jornada

Luis Javier Garrido

La prioridad

El gobierno calderonista, que se halla cada vez más a la deriva, ha cambiado de estrategia y a fin de alcanzar sus objetivos trata luego de estos desastrosos seis primeros meses de proyectar otra imagen de Calderón y de su gobierno, menos fascistoide y entreguista, creyendo que se lo van a creer los mexicanos.

1. El gobierno de facto de Felipe Calderón Hinojosa tiene como prioridad, como todo mundo sabe, entregar el petróleo y los recursos básicos del país al capital trasnacional, pero ante el desastroso inicio del sexenio está pretendiendo dar un paso atrás, y a fin de hacer posible su permanencia en Los Pinos busca ahora, por medio de una intensa campaña propagandística, en lo que constituye un cambio de estrategia, presentar mentirosamente una imagen de conciliación y de cercanía con los pobres que hasta ahora nadie le cree.

2. Las orientaciones centrales del gobierno de facto no se han podido ocultar, aunque ahora pretendan soslayarse. Busca como prioridad desmantelar a la nación por la vía de seguir entregando sus riquezas estratégicas al capital trasnacional y a las mafias de seudoempresarios salinistas y panistas que financiaron el fraude, cancelar los derechos sociales del pueblo a fin de hacer viables las nuevas relaciones económicas y, en consecuencia, terminar con la autonomía del Estado mexicano (el proyecto neoliberal). Y para ello le urge profundizar el control del aparato estatal por políticos surgidos de los grupos integrantes de la coalición de extremistas de derecha que de manera ilegitima están tratando de gobernar México ("la alternancia" o "transición", según los panistas).

3. El grupo de Los Pinos que dirige el aventurero gallego Juan Camilo Mouriño está por ello dando prioridad en estas semanas a la política sobre la economía, dado el temor fundado de que, a pesar de las estructuras electorales fraudulentas que han edificado en el país, ante el fracaso calderonista el PAN pudiese sufrir un rudo revés en las elecciones legislativas de 2009 que fuese preludio a su debacle en las de 2012, en las que él aspira a ser el abanderado panista (tras una nueva modificación, desde luego, al artículo 82 constitucional, que se lo impide).

4. No extraña, por lo mismo, la desesperación de esos yunquistas-panistas por apoderarse del aparato nacional del PAN arrebatándoselo a Fox y Espino, por incrementar la guerra sucia contra Andrés Manuel López Obrador, por detener al PRI a nivel estatal, por tratar por todos los medios de generarle otra imagen a Calderón, que a pesar de los cientos de millones derrochados en la nueva campaña propagandística no logra levantar. Y desde luego por obtener recursos para su proyecto político, en el que el PAN funciona como un partido de Estado, por mucho que desmientan esto sus voceros.

5. La realidad no la puede, sin embargo, cambiar la propaganda. El PAN ha reproducido en el ejercicio del poder las mismas prácticas, esquemas, costumbres y tradiciones del PRI, que tanto criticaron en el pasado sus dirigentes, y no extraña por lo mismo ver a Calderón comportarse como jefe de partido, o a sus secuaces en Los Pinos, que actúan sin ninguna investidura oficial, erigirse en el poder dentro del poder y actuar en todo el país en nombre de Acción Nacional, que es ya el nuevo partido de Estado, sin que ello les pudiera preocupar a los viejos panistas.

6. Los programas y obras del régimen se hacen por lo mismo partiendo de esas prioridades: fortalecer los mecanismos de control estatal en función de los intereses del PAN, y en ese sentido enriquecer a los empresarios traficantes de influencias que apoyan al partido blanquiazul. Beatriz Zavala, titular de la Sedeso, ha puesto los programas sociales de esa dependencia al servicio de la estructura electoral panista, arrebatándoselos de manera sustancial al PRI, bajo la regla de que quien controla la bolsa controla el poder.

7. El país no ha tenido, en consecuencia, luego del 2000, una "transición democrática", ni mucho menos un "nuevo régimen" político. Las posibilidades de que ello aconteciera quedaron entonces abiertas, pero lo único que aconteció fue una recomposición de las elites en el poder, una reconversión de los aparatos de dominación y un reciclamiento de las fuerzas económicas que controlan el país, al profundizarse la aplicación del modelo neoliberal.

8. ¿A quién puede sorprender en el México de hoy que Televisa o Tv Azteca, y la mayoría de las estaciones de radio, sigan cumpliendo el mismo papel servil ante el gobierno que llevaban a cabo en los años del priísmo, y que sus locutores, ahora vestidos de blanquiazul, sigan tratando de engañar a los mexicanos?

9. En este escenario, el conflicto más grave que se da en la "clase política" es el derivado de la necesidad de los panistas de seguir achicando al PRI en el país, sin poner por ello en entredicho el respaldo priísta en las cámaras o conducir a un posible divorcio PRI-PAN. De ahí que las gentes de Los Pinos estén buscando ahora sacar a Ulises Ruiz de la gubernatura de Oaxaca (pretendiendo que es la Suprema Corte quien lo ordena), extraditar al ex gobernador Mario Villanueva a Washington (pretendiendo que es la administración Bush quien lo ordena), e impedir a Jorge Hank Rhon ser el candidato priísta en Baja California, donde iba a quitarles la gubernatura (pretendiendo que es el tribunal electoral quien lo decide).

10. Las disputas de la "clase política", que pelea el poder por el poder, no pueden ni deben, sin embargo, distraer a las fuerzas sociales de México, que saben cuéles son las cuestiones de fondo que se pelean y que en los próximos meses estará en disputa más que nunca el futuro de la nación.

El catálogo de la ignominia

Jornada

Las atrocidades de la CIA, al descubierto

La "experimentación humana", en el catálogo de la ignominia

DAVID BROOKS

Nueva York, 22 de junio. La Agencia Central de Inteligencia (CIA, por sus siglas en inglés) violó su propias reglas durante 25 años al realizar secuestros, complots de asesinato, intervenciones telefónicas, vigilancia doméstica, cateos no autorizados y "experimentación humana", según información contenida en un archivo de 693 páginas que será hecho público por primera vez.

El National Security Archive, organización de investigación independiente de Washington, obtuvo un resumen de las actividades ilegales y otros documentos que ofrecen datos sobre el contenido del expediente, que será hecho público los próximos días.

Entre los detalles sobre las actividades expresamente ilegales llevadas a cabo desde los años cincuenta está el secuestro de un desertor ruso, la intervención telefónica sobre actividasdes de dos columnistas (Robert Allen y Paul Scott), la vigilancia clandestina del reconocido periodista Jack Anderson, la vigilancia física de un reportero del diario The Washington Post, cateos no autorizados de ex integrantes de la agencia, la violación de correos entre Estados Unidos y la Unión Soviética (desde 1953 hasta 1973) y entre la Casa Blanca y China (de 1969 a 1972).

Además, el material incluye información oficial sobre los complots para asesinar a Fidel Castro, Patricio Lumumba, el dictador dominicano Rafael Leónidas Trujillo y el general chileno René Schneider (aunque se indica que todos los intentos fracasaron).

Se registran, asimismo, actividades de espionaje doméstico contra críticos y disidentes, incluyendo la elaboración de fichas sobre más de 9 mil 900 estadunidenses relacionados con el movimiento de oposición a la guerra en Vietnam y la vigilancia de ex agentes que se convirtieron en críticos de la propia CIA, como el caso de Víctor Marchetti.

También se revela que hubo esfuerzos para identificar "las actividades internacionales de radicales y militantes negros" a finales de los años setenta, así como de contactos en el extranjero de "disidentes". Asimismo, se hace referencia a la infiltración de agentes en el movimiento pacifista en Estados Unidos.

La CIA, según este archivo, financió investigaciones en varias instituciones académicas sobre "modificación de comportamiento", incluyendo experimentos sobre el uso de drogas.

El expediente fue abierto por orden del entonces director de la agencia, James Schlesinger, en mayo de 1973. El periodista Seymour Hersh fue el primero en revelar esas operaciones ilegales en un reportaje de primera plana publicado en el New York Times el 22 de diciembre de 1974, lo cual provocó un escándalo político.

Informó sobre las operaciones de la agencia contra fuerzas antibélicas y otros "disidentes", y divulgó la existencia del archivo secreto que registraba las actividades ilegales desde los años cincuenta.

Según el National Security Archive, esto provocó pocos días después reuniones entre la CIA y el Departamento de Justicia para evaluar las "cuestiones legales" y poco después se realizó un encuentro con el presidente Gerald Ford y los directivos de la agencia.

El escándalo dio pie a investigaciones oficiales y a la promulgación de reformas que impusieron límites severos sobre las operaciones encubiertas.

La CIA anunció que todo el archivo será hecho público el próximo lunes 25 de junio. El actual director de la agencia, Michael Hayden, comentó ayer a los medios que el material no es muy positivo para la imagen del organismo, "pero es la historia. Los documentos ofrecen un vistazo a lo que era un tiempo muy diferente con una agencia muy diferente".

Algunos no están tan seguros de que los tiempos han cambiado: Tom Blanton, director del National Security Archive, señaló que ahora hay programas parecidos, como la autorización de intervenciones de comunicaciones electrónicas sin necesidad de órdenes judiciales, entre otras cosas.

Aunque mucho de lo documentado aquí ya era conocido mediante investigaciones del Congreso y otros al estallar el escándalo, no se ha visto casi nada de los documentos oficiales que serán revelados próximamente.

Alguien dijo fraude?

Jornada

Arturo Alcalde Justiniani

Empresas de servicios, gigantesco fraude

Recientemente los trabajadores de Bancomer fueron informados de que dicho banco no sería más su patrón y que sus obligaciones laborales se trasladarían a una empresa de servicios. Bancomer sigue el camino que otras empresas han recorrido inventando razones sociales distintas para evadir las obligaciones que la ley les impone.

El fenómeno de la subcontratación de personal en sus distintas y sofisticadas denominaciones, externalización, tercerización u outsourcing, no es nuevo. Desde hace muchos años recordamos a Manpower brindando personal para ciertas labores temporales, especialmente secretariales o administrativas. Más tarde fueron las tareas de vigilancia y limpieza las que eran desplazadas por la empresa beneficiaria, y asumidas por una red de nuevos empleadores especializados en vender mano de obra en un modelo precario de condiciones de trabajo: salarios bajos, afiliación irregular en la seguridad social, jornadas extenuantes superiores a los máximos de ley y un sindicalismo controlado bajo los clásicos contratos de protección patronal. El esquema fue consolidado cuando el propio Estado o los órganos de justicia admitieron en sus instalaciones estas formas de contratación; sin freno alguno la subcontratación fue destruyendo los principios e instituciones protectoras del derecho laboral mexicano. Las empresas tomaban ventaja, los trabajadores urgidos de cualquier empleo sufrían las consecuencias de su indefensión y el Estado cerraba los ojos.

Las empresas de servicios van mucho más lejos: no se trata de la subcontratación parcial de un grupo de trabajadores especializados o ajenos al objeto central de la misma, sino de una sustitución completa, un acto de simulación, que hace pocos años era impensable, simplemente porque destruye el concepto mismo de empresa, entendida como unidad de bienes o servicios que utiliza recursos humanos para el cumplimiento de un fin. Los primeros experimentos se desarrollaron en la industria maquiladora y en grandes trasnacionales; como no operó oposición alguna, la práctica se extendió como un cáncer en todo el sistema productivo.

¿Qué buscan las empresas al crear artificialmente una razón social que se vende a sí misma los servicios del personal? La respuesta es obvia, darle la vuelta a la ley laboral y fiscal, evitar asumir responsabilidades patronales y, en particular, omitir el pago del reparto de utilidades a los trabajadores, derecho que nuestra propia Constitución garantiza en la fracción IX del artículo 123 y que asciende por disposición de ley a 10 por ciento. La maniobra es burda, a la empresa que genera utilidades no se le asigna personal alguno y en consecuencia se omite este pago, y la empresa de servicios que reconoce la relación laboral carece de utilidad a repartir. Los defensores de esta simulación, abogados empresariales y arquitectos financieros, que han hecho fortunas con su asesoría, alegan temerariamente que no hay delito alguno puesto que dichas empresas han sido constituidas conforme a la ley y que su objeto formal está permitido: proveer de personal a otra. La ilegalidad no deriva de su creación formal, sino de la maniobra articulada para evitar el cumplimiento de la ley. No se trata en esencia de entidades distintas, sino de la misma, basta acudir a la definición del artículo 16 de la Ley Federal del Trabajo (LFT), que entiende por empresa "la unidad económica de producción o distribución de bienes y servicios y por establecimiento la unidad técnica que como sucursal, agencia u otra semejante, sea parte integrante y contribuya a la realización de los fines de la empresa". Es interesante observar que cuando se trata de obtener ventajas fiscales o consolidar pérdidas las empresas asumen una interpretación, pero cuando el tema es cumplir con obligaciones, la interpretación es distinta.

Podemos recorrer los artículos centrales de nuestra legislación laboral y confirmar la extrema ilegalidad de esta simulación que se ha venido convirtiendo en un auténtico fraude al fisco y a las mujeres y hombres que prestan sus servicios a dichas empresas. Basta señalar que el numeral tercero de la LFT impone que el trabajo no puede ser considerado artículo de comercio; a pesar de ello, los contratos celebrados entre las empresas de servicios y las beneficiarias consideran al trabajo como objeto de transacción comercial. El artículo 21 de dicho código laboral presume la existencia de la relación laboral entre el que presta un trabajo personal y el que lo recibe, en consecuencia la empresa receptora del servicio es objetivamente el auténtico patrón. Por su lado, el artículo 539-F del mismo instrumento legal fija las reglas para que la Secretaría del Trabajo y Previsión Social pueda otorgar excepcionalmente la autorización a empresas dedicadas a la contratación de personal, siempre limitados a trabajos de carácter especial. No es un problema legal: en esencia es la abdicación del Estado en el cumplimiento de sus obligaciones.

Este fraude de carácter estructural requiere de una estrategia gubernamental tanto en el ámbito fiscal como laboral, haciendo una interpretación armónica de sus normas a fin de evitar la lesión colectiva que genera. Las empresas deben ser consideradas como unidades económicas para el efecto del cumplimiento de sus obligaciones, sin menoscabo de admitir la subcontratación cuando exista la justificación para ello, por ejemplo cuando empresas realmente diferentes aportan una labor altamente especializada con recursos propios. A nivel laboral, deben regularse con mayor precisión estas prácticas y confirmar el cumplimiento de las normas por medio de la inspección laboral especializada. Esta práctica de subcontratación integral contradice el recurrente discurso en materia de responsabilidad social empresarial y los códigos de ética, y es también excluyente de la común afirmación empresarial a los trabajadores de compartir el mismo barco.

Cuando la sed nos alcance


Jornada

México SA

Carlos Fernández-Vega

Más caro el refresco que el petróleo

Vacas subsidiadas

Los excluidos del fisco

No son pocas las voces que vaticinan una próxima gran guerra mundial, a estallar en un futuro cada vez más cercano, que ya no sería por el control petrolero, sino por el agua y su dominio, y desde ya México (un país en el que el precio de un litro de refresco es 135 por ciento superior al de un litro de petróleo crudo) participa adelantada y activamente en esta inminente conflagración, pero para vencerse a sí mismo.

(...)

Las rebanadas del pastel

El inquilino de Los Pinos asegura que su "reforma" fiscal es "en beneficio de los excluidos". Y tiene razón, porque entre los excluidos (de pagar impuestos) están Bimbo, Cemex, Televisa, Tv Azteca, Telmex, la banca, etcétera, etcétera.

Entonces?

Jornada

Enrique Calderón A.

El triunfo que se esfumó

Estamos a escasos días de que se cumpla un año de las elecciones federales de 2006 y poco, o más bien nada, tenemos que celebrar, aun después de los años del desgobierno anterior. El país se encuentra nuevamente paralizado, acrecentando el número de desempleados, la pobreza crónica y las diferencias lacerantes de la concentración de la riqueza.

Dedicado de manera casi exclusiva a enfrentar los problemas del narcotráfico y del crimen organizado, mediante operaciones del Ejército y haciendo caso omiso de los señalamientos de analistas de primer nivel, como el doctor Alejandro Nadal, de El Colegio de México, el gobierno de Felipe Calderón pretende gobernar al igual que su antecesor con base en estribillos radiofónicos, como sustitutos a la solución de los problemas reales. La educación, la salud y el desarrollo económico son supuestamente objeto de acuciosos estudios, mientras los problemas crecen. ¿Hacia dónde nos dirigimos? ¿Qué, no tuvo tiempo el actual equipo del Presidente para preparar su programa de gobierno, antes de llegar al poder?

Sin haber sido partidario de López Obrador, como lo he mencionado en artículos anteriores, he estado convencido desde el principio de que en las elecciones de 2006 se cometió un gran fraude en contra suya. Confesiones recientes del mismo Fox, del consejero presidente del Instituto Federal Electoral y de la señora Gordillo, así lo vienen confirmando, al igual que otras informaciones difundidas recientemente, donde se muestra con detalle los comportamientos ilegales e inconstitucionales realizados por funcionarios gubernamentales del más alto nivel, para interferir en el proceso electoral, que hoy deberían estar en la cárcel por ello.

La realidad, sin embargo, no puede ser ignorada. Felipe Calderón es el presidente de facto, y lo seguirá siendo por el periodo que marcan las leyes, no veo otra posibilidad. Donde sí la veo es del otro lado, del lado de López Obrador y de la Alianza del PRD, PT y Convergencia, a quien el sistema tuvo que reconocerle más de 15 millones de votos, es decir, 35 por ciento de los sufragios, sólo medio punto abajo del candidato oficial.

Este hecho, en cualquier país con una democracia real, haría que López Obrador fuese el hombre de mayor influencia política nacional y la primera figura pública del país, con todos los medios de comunicación en espera de sus declaraciones en torno del acontecer nacional, sobre todo ante la creciente y visible debilidad del Presidente y los claros signos de incompetencia e insensibilidad política de sus colaboradores. No tengo la menor duda de que hoy López Obrador podría estar marcando los lineamientos de la política nacional en los grandes temas económicos, sociales y de seguridad nacional. Tampoco me queda duda de que quienes hoy gobiernan, y se sienten dueños y salvadores del país (insolentes y arrogantes), tendrían un comportamiento más recatado y profesional; en general, el país marcharía mejor.

¿Por qué esto no ha sucedido así? ¿Se debe quizás a que falta mucho por hacer en torno de la democracia? ¿Es más bien por la corrupción que sigue dominando las instituciones nacionales? Es claro que mucho de la situación actual se debe a estos motivos, pero la razón principal está en el mismo López Obrador, que no ha podido o no ha querido entender la dimensión del mandato que más de 15 millones de ciudadanos pusieron en sus manos, para dirigir el país, y prefirió en cambio convertirse en un peleador callejero, como lo había sido ya en otros tiempos con relativo éxito.

Pero la dirección política de un país, simplemente no es compatible con la provocación callejera y la estridencia, ni con la denostación, el insulto y la descalificación de los contrarios.

Nada de esto ha agregado a López Obrador un milímetro de estatura ni le ha dado un gramo más a su imagen; por el contrario, lo ha convertido en un personaje irrelevante, seguido por un ejército de ultras que a ningún lado van y a pocos convocan.

Pero ello no puede ser motivo de regocijo, se trata más bien de una verdadera desgracia para la izquierda mexicana, que no fue capaz de tomar el poder luego de seis años de un gobierno de derecha absolutamente desprestigiado, ridiculizado, que había mostrado toda su corrupción, hipocresía e ineptitud.

Mucho se ha dicho en nuestro país que el poder, y aun la posibilidad de tenerlo, suelen marear a los personajes de la política, y lo que hoy tenemos es un caso claro: Calderón, como Fox, no tuvo la preparación necesaria para llegar a la Presidencia, pero López Obrador tampoco. De hecho, esto le debería haber quedado claro desde que siendo jefe de Gobierno decidió lanzarse en aras de esa nueva aventura sin estar preparado para ello, pensando que su sola astucia personal, y el acceso que tenía asegurado en los medios por ser jefe de Gobierno, eran suficientes para enfrentar a los poderes fácticos del sistema. Había olvidado que su acceso mismo a la jefatura de Gobierno requirió que otros le abrieran el camino; la necesidad de tener un líder capaz de aglutinar a la izquierda, como en su tiempo fue Cárdenas, está pendiente.

La poudre aux yeux des marchands de sable

Au Mexique tout change pour que rien ne bouge.....

Le monde

Inégalités mexicaines,

par Joëlle Stolz

Le Mexique peut-il encore être membre de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques, l'OCDE ? Non, si les critères pour tenir son rang dans le "club des pays riches" - auquel il a adhéré en 1994 - sont avant tout le niveau d'éducation, la compétitivité et une répartition plus ou moins équitable de la richesse nationale.


Ce diagnostic sévère vient d'être formulé par le président de la Confédération du patronat mexicain, la Coparmex. Il rejoint plusieurs rapports récents unanimes à pointer les blocages de l'économie la plus puissante d'Amérique latine.

Selon la Banque mondiale, le Mexique "est un pays hautement inégalitaire", dominé par une vingtaine de familles dont la richesse représente 6,5 % du produit intérieur brut - un niveau similaire à celui observé aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, et supérieur à ceux de la France et du Japon.

Or ces entrepreneurs ont bâti leur fortune grâce à leurs amitiés politiques, obtenant ainsi un accès privilégié au marché au mépris de la libre concurrence. "L'élite mexicaine a bénéficié des restrictions à l'entrée de concurrents étrangers dans les secteurs privatisés", souligne la Banque mondiale, qui évoque le monopole exercé dans les télécommunications par le milliardaire Carlos Slim, l'un des hommes les plus riches du monde.

Souvent, relève encore l'institution basée à Washington, [même si cela est vrai, on sait que les USA cherchent entre autre le pétrole mexicain ; alors il convient d'accueillir avec précaution une telle initiative - NDR] "ce sont les mêmes groupes d'intérêt qui jouissaient déjà d'un accès privilégié aux rentes publiques à l'époque du régime de parti unique", et ils utilisent leur influence pour entraver les réformes. Le rapport épingle notamment le Syndicat national des travailleurs de l'éducation, dont la dirigeante a su négocier des positions de pouvoir dans l'actuel gouvernement. Or, près de cent vingt ans après l'instauration de l'école obligatoire, le Mexique souffre d'un grave déficit éducatif. Dix des trente-deux Etats de la fédération restent au-dessous de 90 % d'enfants scolarisés et trois d'entre eux ont au moins 20 % d'analphabètes.

[-Où sont les aquis culturels tant vantés par Vicente Fox avec sa propaganded publicitaire coûteuse ? NDR]

En 2006, constatent aussi les Nations unies, les 10 % de foyers mexicains les plus aisés concentraient 39,4 % des revenus, tandis que les 10 % les plus démunis en recevaient 1,6 % : 24,6 fois moins. "Si l'on transférait 5 % des revenus des 20 % de la population les plus riches, douze millions de Mexicains sortiraient de la pauvreté", note le rapport onusien.

-Mais vous revez amis de l'ONU! FeCal vient de presenter une reforme fiscal dont le FMI avec son bras au Mexique (Agustin Casterns) ordone faire, urgentement mais on touche pas les plus riches, ah non!, surtout pas, le goubernement mexicain avec son manque de legitimite doit bien payer les aditions a touts eux qui l'ont aide arriver au pouvoir, pour cela eux ne payent pas d'impots, mais la classe moyenne aurait du payer meme pour respirer.

La clé d'un tel transfert est dans la réforme fiscale que veut faire adopter cet été le président Felipe Calderon. Il s'agit notamment de mettre fin à un régime généralisé d'exemptions qui permet à des entreprises telles que Telmex (Carlos Slim), Coca-Cola ou Wal-Mart de ne payer que 2 % à 6 % de taxes sur leurs bénéfices. Plus qu'une réforme : une révolution.

- Et vous les croyez? Pas nous!

Les squelettes dans le placard de la CIA

RFI


Les «bijoux de famille» de la CIA
Logo de la CIA © CIA/FBI
Logo de la CIA
© CIA/FBI

Dès la semaine prochaine, sans doute le 25 juin, le grand public pourra accéder sur le site internet de la CIA à 147 documents représentant un épais corpus de 11 000 pages de fac-similés, de compte-rendus et d’analyses datés de 1953 à 1973 et portant sur les opérations secrètes de la CIA, ses «bijoux de famille», selon la terminologie en usage dans les coulisses de l’administration américaine. Entre les lignes déjà éventées et les analyses parfois fantaisistes de l’énorme compilation, les chercheurs avertis de l’université George Washington ont relevé quelques perles sur leur site des Archives de la sécurité nationale : des activités «illégales» comme des projets d’assassinats à Cuba ou en Afrique et l'espionnage de citoyens américains.
«Une grande partie [des informations déclassifiées] ont déjà été révélées par la presse et pour la plupart elles ne sont pas flatteuses, mais c'est l'histoire de la CIA et il s'agit de dire au peuple Américain ce que nous avons fait en son nom», indiquait jeudi son directeur, Michael Hayden. Pour sa part, son prédécesseur de l’ère Nixon, James Schlesinger avait déjà commandé en 1973 un rapport de 693 pages sur ces mêmes deux décennies, «une époque très différente et une agence très différente», selon Hayden, une période close par le scandale du Watergate qui avait entraîné la démission du président Richard Nixon en 1974. A l’instar d’Hayden aujourd’hui, Schlesinger en son temps avait eu un instant l’ambition de donner des gages de transparence après l’implication de la CIA dans cette affaire. Mais finalement seules quelques dizaines de pages fortement censurées avaient été rendues publiques, les informations les plus piquantes sur les activités illégales de la CIA aux Etats-Unis depuis les années cinquante arrivant sous la plume du journaliste du New York Times, Seymour Hersch, en décembre 1974.

En 1998, sous la présidence de Bill Clinton, un autre directeur de la CIA, George Tenet, avait renoncé à se lancer dans la déclassification à nouveau promise quelques années plus tôt. Les fameux «bijoux de famille» en instance de dévoilement s’inscrivent dans de touffus rapports sur les politiques intérieures de la Chine et de l’ex-Union soviétique trente-cinq ans plus tôt, sur les relations entre ces deux Grands de la guerre froide, programmes militaires du Pacte de Varsovie et avion espion inclus. Mais pour leur part, les universitaires des Archives nationales de la sécurité relèvent dix-huit cas d’activités illégales pointées en décembre 1974 par un autre directeur de la CIA, William Colby.

Les squelettes dans le placard de la CIA

Parmi les «squelettes dans le placard» qui avaient troublé Colby, le premier concerne un déserteur russe détenu et interrogé par la CIA entre 1964 et 1966, ce qui est strictement contraire à la mission de l’agence chargée de collecter des renseignements et de mener des opérations clandestines à l'étranger mais pas sur le territoire américain. Or il s’avère que ce dernier a justement été un champ d’action tout à fait privilégié par la CIA durant toutes ces années cinquante à soixante-dix. La liste est longue en effet des journalistes américains placés sous étroite surveillance, la CIA jugeant à l’époque «très productive» leur écoute téléphonique et celle de leurs contacts politiques. Trop près des secrets d’Etat du Watergate ou politiquement incorrectes pendant la guerre du Vietnam, de nombreuses signatures de la presse nationale américaine sont en effet restées des années durant dans le collimateur de l’agence de renseignements.

La CIA s’est tout autant passée de mandat de perquisition pour violer le domicile de certains citoyens américains. Entre 1953 et 1973, elle a aussi commis des agents dans l’ouverture du courrier à destination ou en provenance de l’ex-Union soviétique. Entre 1969 et 1972, les échanges épistolaires avec la Chine ont subi le même traitement. La CIA a aussi largement pratiqué l’infiltration pour pénétrer les mouvements d’opposition, à la guerre du Vietnam notamment, fichant au passage plus de 9 900 Américains. Elle a même pratiqué des expérimentations comportementales sur des civils américains, à l’insu de ses cobayes. Enfin, comme de précédentes fuites organisées ou non l’avaient déjà confirmé, la CIA a monté un certain nombre de projets d’assassinats, contre le Cubain Castro, le Dominicain Trujillo ou le Congolais Lumumba. Si le dossier déclassifié ne comporte pas de preuves de l’implication directe de l’agence dans ces tentatives de meurtres (réussies contre Trujillo et Lumumba), il établit une fois de plus la volonté politique dont elle se prévalait.

En faisant le ménage dans une partie de ses dossiers, la CIA affiche un souci de transparence qui accompagne sans doute comme par le passé une volonté politique de séparer le prétendu bon grain du présent de l’ivraie du passé. Un tri pertinent en quelque sorte qui selon Michael Haeden devrait permettre à la CIA d’éviter que le trop-plein de secrets pousse la désinformation «à remplir le vide comme un gaz». Reste que ce qui est vrai pour les secrets inutiles ou dépassés ne l'est pas pour ceux qui servent encore.


par Monique Mas

Les rebels?


Le monde

OMC : le Brésil et l'Inde rompent les négociations avec les Etats-Unis et l'UE

Les délégations du Brésil et de l'Inde ont décidé, jeudi 21 juin, de se retirer des négociations sur la libéralisation du commerce, organisées dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avec les Etats-Unis et l'Union européenne à Potsdam, en Allemagne, jugeant "inutile" de poursuivre les discussions. Cette réunion, qui avait commencé mardi, aurait dû se poursuivre jusqu'à samedi. Elle avait pour principal but de parvenir à un accord de principe sur plusieurs questions épineuses, qui pourrait ensuite être étendu à l'ensemble des 150 pays membres de l'OMC.

Celso Amorim, ministre des affaires étrangères brésilien, et Kamal Nath, ministre du commerce indien, ont décidé de rompre prématurément les négociations "compte tenu de ce qui est sur la table", selon M. Amorim. Il a précisé que l'agriculture, principal désaccord du cycle de négociations de Doha lancées en 2001, avait été à l'origine de l'échec de cette rencontre, qui réunissait le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, et la représentante américaine pour le commerce, Susan Schwab.

PASCAL LAMY RELATIVISE CET ÉCHEC

Selon un responsable européen interrogé à Bruxelles, les négociateurs de l'OMC n'ont pas pu trouver de "terrain possible de convergence" en raison d'exigences "allant au-delà des limites" du Brésil et de l'Inde en matière agricole, et du refus en retour des pays émergents d'ouvrir suffisamment leurs marchés aux produits industriels.

M. Mandelson a déploré l'échec de la réunion de Potsdam, affirmant que les Européens étaient "prêts à offrir beaucoup" mais qu'ils ne pouvaient le faire "en obtenant trois fois rien en retour". Il a précisé qu'il aurait été prêt à mettre sa "dernière carte" sur la table des négociations en matière agricole, mais qu'il y a renoncé en constatant qu'un tel geste n'aurait suscité aucune concession de ses partenaires. Il n'a pas précisé la nature de cette offre.

Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, a de son côté relativisé cet échec, jugeant que l'absence d'un accord au sein du G4 (Brésil, Inde, UE et Etats-Unis) ne remettait pas en cause les négociations dans le cadre de l'OMC."La convergence entre ces Etats membres aurait été utile pour ouvrir la voie vers une convergence multilatérale, mais utile ne veut pas dire indispensable", a-t-il estimé, dans un communiqué diffusé après l'annonce du départ des délégations brésilienne et indienne.

Le président américain George W. Bush s'est dit pour sa part "déçu de voir que certains pays bloquent une occasion d'étendre les échanges". "De grandes économies comme le Brésil et l'Inde ne devraient pas s'opposer au progrès de pays plus petits, pauvres et en développement, mais c'est ce qui semble s'être produit cette semaine en Allemagne", a-t-il poursuivi, assurant néanmoins que les Etats-Unis restaient "déterminés à mener à bien le cycle de Doha".

LE CYCLE DE NÉGOCIATIONS DE DOHA MENACÉ

L'échec de Potsdam met pourtant sérieusement en péril le cycle de négociations de Doha, alors que le temps est compté : un accord sur les grandes lignes de la négociation est indispensable dans les prochaines semaines si les 150 pays membres veulent tenir leur engagement de boucler les travaux d'ici à la fin de l'année 2007. Au-delà, les discussions risquent d'être figées pour longtemps du fait de l'élection présidentielle américaine de 2008.

Depuis le début du cycle de Doha, les négociateurs tentent de résoudre une équation fort complexe : obtenir des Occidentaux qu'ils ouvrent davantage leurs marchés aux produits agricoles en provenance des pays émergents afin que ceux-ci, en retour, lèvent un peu leurs barrières pour les productions industrielles des pays riches.


vendredi 22 juin 2007

Instituciones mexicanas????

Jornada

Gabriela Rodríguez

¿Quién cree en las instituciones?

Cuando los defensores de derechos humanos son perseguidos o están en la cárcel, como el caso de Lydia Cacho, de los presos de Atenco, de los líderes del magisterio y de la APPO, y mientras los delincuentes comunes y electorales, los represores, asesinos, rateros, misóginos y hasta protectores de pederastas son gobernadores, jefes del Ejército y de la política interna, dirigentes de organismos federales "independientes" (como el IFE y la CNDH) y hasta obispos, me pregunto, ¿quién cree en las instituciones?

Según la Encuesta Nacional de Juventud 2005 recientemente publicada, estamos frente a una generación (12 a 29 años) que no cree en las instituciones, que está desencantada de la política y que no encuentra apoyo más que en la familia, los amigos y la pareja.

El 44 por ciento no tiene ningún interés en la política y tan sólo para 12.1 por ciento la política tiene un lugar muy importante en su vida.

Para 87.2 por ciento la familia es muy importante. En caso de necesitar consejo se recurre principalmente a la madre (41.8 por ciento), o a ambos padres (25.7); 70 por ciento considera que hay violencia dentro de las familias mexicanas.

La mayoría del tiempo libre se acompañan de los amigos; de la mamá y del novio o novia, más de 30 por ciento.

Más de 80 por ciento considera que los amigos son importantes, y 60 por ciento señala a la pareja como sustancial en su vida.

Se trata de una juventud amante de la música, el romanticismo y los dispositivos electrónicos: más de la mitad prefiere las baladas románticas (65.4 por ciento entre las mujeres), le siguen la música grupera, las rancheras y el rock en español; 37.3 por ciento tiene DVD portátil; 23.6 por ciento de los hombres y 16.8 de las mujeres tiene acceso a Internet; 60 por ciento de los hombres y más de la mitad de las mujeres tiene teléfono celular.

Son masas juveniles con pensamiento mágico religioso y actitudes pragmáticas. Casi 90 por ciento se declara creyente en la Virgen de Guadalupe, aunque 40 por ciento no practica el catolicismo con el cual se identifica; cerca de 4 por ciento son cristianos y otro 4 por ciento es indiferente a cualquier religión o no creyente; 79.1 por ciento cree en los milagros, 78.2 cree en el pecado, 61.4 por ciento cree en el infierno, 46 cree en espíritus, fantasmas y espantos. Casi la mitad considera que la Iglesia no resuelve los problemas concretos del país, y, para una tercera parte, esta institución no resuelve los problemas de los jóvenes.

Ciertamente es una generación hedonista, sobre todo la masculina; se disfruta ampliamente de las relaciones sexuales, pero muestran comportamientos mucho más preventivos que los que presentan los adultos. Antes de los 14 años casi 40 por ciento ya ha tenido novio o novia. Una tercera parte inicia las relaciones sexuales entre los 15 y los 19 años, principalmente con la novia o el novio (59.8 por ciento y 34.4, respectivamente), pero en segundo lugar con amigas o amigos (19.8 los hombres y 6.8 por ciento las mujeres). Entre menores de 19 años, 95.2 por ciento de los jóvenes activos ha tenido más de tres parejas sexuales en el último año, frente a un contrastante 27.1 por ciento de las jovencitas; entre las chicas de 20 a 24 años, cerca de la mitad ha experimentado con tres parejas durante el año anterior. En cuanto a las relaciones sexuales con compañeros ocasionales, las opiniones se dividen mitad y mitad. Más de 80 por ciento utilizó un anticonceptivo en su última relación sexual, cerca de 80 por ciento recurrió al condón, 13 por ciento de las mujeres utilizaron píldoras y casi 13 por ciento ha recurrido alguna vez a la anticoncepción de emergencia. El 38 por ciento justifica el aborto. El 11.6 por ciento de jóvenes reconoce haberse enamorado alguna vez de alguien de su mismo sexo, 3 por ciento de los hombres de 25 a 29 años se considera con orientación homosexual y 2.1 bisexual; entre las mujeres 0.8 por ciento se asume homosexual y 1.1 bisexual. Los principales problemas que enfrentan las personas de su edad son las drogas y el alcohol, mencionado por más de 70 por ciento de encuestados. La falta de trabajo se menciona por 28.5 por ciento, la falta de oportunidades para estudiar por 14.2 por ciento y el dinero como problema por 13.7 por ciento.

La familia es la que está resolviendo las necesidades de los jóvenes, incluyendo las económicas, porque el Estado se ha desentendido. Como la juventud es el grupo más numeroso se ha convertido en víctima favorita de la represión y del mercado, de los negocios frívolos sean legales o ilegales. Las amistades, el noviazgo, la música y el sexo son las únicas opciones para su desarrollo personal, el resto les es adverso o indiferente. Ser antinstitucional parece más un rasgo de realismo que de heterodoxia. Y tal vez por ello hoy estamos más cerca del anarquismo que de la democracia.

gabriela_afluentes@prodigy.net.mx

Les neocons des cons?

Courrier international
"Les néoconservateurs sont faibles idéologiquement"
Professeur à l'Université de Californie à Los Angeles, le sociologue Michael Mann travaille depuis longtemps sur les rapports de puissance. Il a notamment publié une histoire du pouvoir en deux volumes (non traduite en français). Aujourd'hui, dans L'Empire incohérent, il applique sa méthode à une analyse sévère de la politique étrangère des Etats-Unis.
Michael Mann
DR
Pourquoi, selon vous, les Etats-Unis n'ont-ils pas les moyens de leur ambition impériale ?
Les néoconservateurs, qui ont inspiré la politique étrangère de George W. Bush, croient que l'on peut développer un empire territorial temporaire. Ils pensent que l'on peut envahir un pays, le reconstruire, changer son gouvernement et puis partir. Ils font tout reposer sur la puissance militaire et négligent les autres formes de puissance. Et, surtout, ils disposent d'un armement de dévastation qui leur est inutile lorsqu'ils doivent entreprendre des actions de police contre des guérillas. Tous les empires de l'Histoire, à commencer par Rome, ont eu besoin d'alliés locaux pour appuyer leur conquête. Or, en Irak, les Américains n'ont pas de vrais alliés locaux. Les néoconservateurs sont faibles idéologiquement. Ils veulent imposer la paix et la démocratie par le militarisme. Avec eux, l'action subvertit les idéaux. Alors que l'Etat-nation reste une réalité au XXIe siècle, l'équilibre des puissances devient défavorable aux grands. Et les Etats-Unis ne sont pas capables de trouver des clients qui peuvent gouverner là où ils étendent leur empire. Mais, aujourd'hui, l'influence des néoconservateurs au sein du gouvernement est en train de diminuer.

D'où vient ce militarisme ?
Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis ont fait la guerre de Corée, ont engagé des actions clandestines un peu partout dans le tiers-monde. D'où cette croyance que l'on peut atteindre ses objectifs de manière strictement militaire. Cette tentation s'est accrue après 1989, quand les Etats-Unis sont sortis vainqueurs de la guerre froide. Et les néoconservateurs se disent : "A quoi sert cette puissance si on ne l'utilise pas ?" Enfin, leur montée en puissance au sein du Parti républicain est une question complexe. Elle est liée à l'influence toujours plus importante de la droite religieuse et du Sud dans le parti.

Une victoire de John Kerry à l'élection présidentielle changerait-elle le rapport au monde des Etats-Unis ?
Au Moyen-Orient, le soutien à Israël est une politique très ancienne, et la sécurisation par la force de l'approvisionnement pétrolier a été initiée par Jimmy Carter. S'ils sont élus, les démocrates vont donc suivre dans les grandes lignes la même politique que les républicains. De son côté, si Bush est réélu, il y a une petite chance pour qu'il cherche une manière de se retirer d'Irak sans perdre la face. Plus généralement, la division entre multilatéralistes et unilatéralistes est quelque peu artificielle. Par exemple, l'ONU a toujours agi avec l'appui des Etats-Unis. Pour le monde, le choix est entre un leadership américain et l'unilatéralisme américain. Si l'Europe veut favoriser le multilatéralisme, elle doit aussi avoir la capacité et la volonté d'agir. Mais, à long terme, avec la montée en puissance de la Chine et de l'Inde notamment, le monde va devenir plus multilatéral.
Propos recueillis par Eric Maurice

Pour combien de temps?

Le monde

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Une manifestante favorable à la grève des enseignants d'Oaxaca à Mexico, le 4 octobre 2006. La ville d'Oaxaca est paralysée depuis quatre mois par le conflit. | AP/GREGORY BULL

AP/GREGORY BULL
Une manifestante favorable à la grève des enseignants d'Oaxaca à Mexico, le 4 octobre 2006. La ville d'Oaxaca est paralysée depuis quatre mois par le conflit.

La Cour suprême mexicaine se saisit de la crise d'Oaxaca


La Cour suprême du Mexique - plus haute instance judiciaire du pays - va se pencher sur le conflit d'Oaxaca. Par sept voix sur onze, lundi 18 juin, la Cour a décidé de créer une commission chargée d'examiner si des violations des garanties constitutionnelles ont été commises, par les autorités ou par des individus, durant la crise sociale et politique qui a secoué cet Etat du sud du Mexique où une partie de la population est entrée en rébellion contre son gouverneur, de mai à décembre 2006.

Le président de la Cour, Guillermo Ortiz, veut notamment déterminer si la passivité des autorités fédérales et de celles de l'Etat d'Oaxaca a pu aggraver le climat de violence. Un rapport de la Commission nationale des droits, publié le 24 mai, a déjà mis en cause la "responsabilité directe" du gouverneur Ulises Ruiz dans les affrontements qui ont fait au moins 12 morts, presque tous tués par une police parallèle. Aucun auteur de ces homicides n'a encore été traduit devant les tribunaux.

Le 14 juin, plusieurs dizaines de milliers de manifestants - 100 000 selon les organisateurs, 25 000 selon les autorités ont défilé dans les rues d'Oaxaca, la capitale de l'Etat, pour commémorer la victoire, un an plus tôt, des enseignants grévistes sur les forces de l'ordre, venues les déloger du centre historique où ils avaient installé leur campement. La brutalité policière avait fait basculer du côté de la rébellion tous les mécontents de la gestion de M. Ruiz, symbole de l'autoritarisme du vieux Parti révolutionnaire institutionnel, le PRI.

Quelques jours plus tard naissait l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca, l'APPO, ensemble hétéroclite de forces syndicales, d'organisations civiques, de mouvements indigènes et de groupes d'extrême gauche, qui allait instaurer une sorte d'autogestion de la capitale et tenter d'obtenir la démission du gouverneur. Fin novembre et début décembre, une vague d'arrestations avait désarticulé le mouvement rebelle, dont une dizaine de militants sont toujours incarcérés. "Oaxaca n'est plus en flammes, mais elle brûle intérieurement. Il y a des blessures encore ouvertes, et un foyer qui peut exploser à tout moment", a averti l'un des magistrats - et ancien président - de la Cour suprême, Genaro Gongora.

Malgré les dénégations de M. Ruiz, qui assure que les défilés contestataires appartiennent au folklore local, le climat reste tendu dans la perspective de l'élection du congrès régional, début août, puis des municipales, en octobre. Lundi 18 juin, un différend agraire entre une communauté liée au PRI et une autre proche de l'extrême gauche a causé deux morts. L'intervention de la Cour suprême pourrait permettre une sortie par le haut d'un conflit qui risque de s'éterniser, voire de s'envenimer, en incitant le Sénat à se prononcer pour le départ de M. Ruiz, si la faillite morale et politique du gouverneur devait être sanctionnée par les magistrats.

L'une des sources de la crise d'Oaxaca, rappelle le chercheur David Recondo, du CERI, à Paris, réside en effet dans l'autonomisation croissante des gouverneurs par rapport au pouvoir fédéral, conséquence de la démocratisation du système mexicain, alors que le président, autrefois, limogeait à son gré un dirigeant impopulaire. La paralysie de l'instance fédérale a été accrue par le besoin du président conservateur, Felipe Calderon, de s'appuyer sur le PRI pour gouverner face à une gauche qui nie sa légitimité.

Comme M. Ruiz, un autre gouverneur "encombrant" du PRI, Mario Marin, a réussi jusqu'alors à se maintenir à la tête de l'Etat de Puebla malgré le scandale de son implication dans une machination contre la journaliste Lydia Cacho, auteur d'un livre sur les réseaux de prostitution infantile. En février 2006, des enregistrements de conversations téléphoniques ont révélé la complicité du gouverneur avec l'industriel Kamel Nacif, ami de Jean Succar Kuri, accusé de pédophilie. Tous deux ont voulu faire emprisonner et violenter la journaliste.

Or la Cour suprême vient de prendre position dans cette affaire : elle recommande que M. Marin soit "jugé politiquement" par le Congrès fédéral, et que les fonctionnaires qui se sont prêtés à la machination soient punis. "Enfin l'un des trois pouvoirs s'engage en faveur du changement démocratique et de l'intérêt public !", se réjouit le politologue Sergio Aguayo, pour qui l'indépendance croissante manifestée par les magistrats à l'égard des élites politiques et économiques est "une très bonne surprise". "La Cour va peut-être fixer une limite aux excès des gouverneurs", espère-t-il.

Joëlle Stolz

Les extremes droites veulent conquerir le monde!!!!

La seconde conquete Espagnole ?
De quoi se mele Aznar (rebuznar) ?
Le monde

Mexique : José Maria Aznar et Vicente Fox lancent une croisade anti-Chavez

L'ancien président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, et le président du Parti d'action nationale (PAN) mexicain, Manuel Espino, lors de leur rencontre à Mexico, le 19 juin 2007. | AFP/RONALDO SCHEMIDT
AFP/RONALDO SCHEMIDT
L'ancien président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, et le président du Parti d'action nationale (PAN) mexicain, Manuel Espino, lors de leur rencontre à Mexico, le 19 juin 2007.
Les visites au Mexique de José Maria Aznar, ancien président du gouvernement espagnol et conservateur de choc, ne passent décidément pas inaperçues. En 2006, il était venu soutenir le candidat de la droite à l'élection présidentielle, Felipe Calderon, au grand scandale de la gauche, la loi mexicaine prohibant toute intervention d'un étranger dans la vie politique nationale.
Cette fois, c'est pour défendre un "programme de liberté en Amérique latine" - contre la menace du "populisme totalitaire" incarné, selon lui, par le président vénézuélien Hugo Chavez - que M. Aznar avait accepté l'invitation du Parti d'action nationale (PAN), au pouvoir à Mexico. Le président du PAN, Manuel Espino, qui dirige aussi l'Organisation démocrate-chrétienne d'Amérique, l'OCDA, est un ferme partisan de la lutte idéologique contre le régime de Caracas, alors que l'administration Calderon souhaite normaliser les relations avec le Venezuela.

Celles-ci se sont nettement détériorées sous la présidence de Vicente Fox (2000-2006) : en novembre 2005, lors du sommet des Amériques, M. Fox avait accusé M. Chavez de mener une politique "rétrograde", avant de se faire traiter en représailles de "toutou" des Etats-Unis.

Au siège de l'OCDA à Mexico, M. Aznar a présenté, mardi 19 juin, un livre rédigé par sa Fondation pour l'analyse et les études sociales (FAES), intitulé Amérique latine : un programme de liberté. La soirée a pris des allures de "sommet anti-chaviste", constate le quotidien libéral Reforma, en raison de la présence de Marcel Granier, le directeur de Radio Caracas Television (RCTV), à laquelle le gouvernement vénézuélien a retiré sa licence, fin mai. M. Granier a évoqué la possibilité que la RCTV recommence à émettre partiellement depuis le Mexique, avec l'aide de chaînes privées locales.

"Aujourd'hui, notre liberté passe aussi par le Venezuela", a souligné M. Aznar en comparant le populisme au terrorisme islamiste, et en dénonçant comme "autoritaires et corrompus" les gouvernements de Cuba, de la Chine ou de l'Iran.

Après avoir été reçu par le président Calderon, M. Aznar a rencontré mardi son prédécesseur, Vicente Fox, qui vise la présidence de l'Internationale démocrate-chrétienne. Grâce à l'appui discret de la Fondation Konrad-Adenauer, liée à la CDU allemande, il est en train de créer un centre d'études politiques financé par de gros industriels mexicains. M. Fox et M. Aznar ont annoncé mardi que les deux fondations allaient coordonner leurs efforts.

Joëlle Stolz

jeudi 21 juin 2007

Ley televisa en la suprema
Rocha
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Del sendero del peje

PARA ENTENDER LA NOTICIA

Por Benjamín Castro

La reforma fiscal refleja la debilidad de Calderon



EL GORDO CARSTENS NO PUDO ARMAR EL ATAQUE AL CONSUMO CON EL IVA

Ahí esta la explicación del voluminoso secretario de hacienda Agustín Carstens sobre los supuestos "beneficios" de la reforma fiscal. El sicario financiero del FMI no pudo imponer, como hubiera sido su deseo, el tan recomendado "ataque al consumo" de la población a través de la imposición del IVA en alimentos y medicinas aunque fueran "selectos", es decir, algunos si y a otros no. No se pudo. El "brazo político" de Carstens, Felipe Calderón no tiene la fuerza política suficiente para imponer algo así. Su "guerra contra el narcotráfico" no le ha redituado ese poder vía el apoyo político de una población atemorizada. Calderón sigue siendo una figura impopular y los partidos políticos lo saben, especialmente los dirigentes del PRI, que son los que le venden más caro su apoyo. Calderón tuvo que recurrir a otros impuestos a pesar de tantas recomendaciones del FMI o de la OCDE en el sentido de que "gravar el consumo es la moda… wey…Los países mas cool lo hacen wey…". Según ellos, gravar el consumo de alimentos, medicinas, servicios etc. es la forma mas eficiente de saqueo de las poblaciones.



Así que recurrieron a un truco, la indescifrable "Contribución Empresarial de Tasa Única "(CETU), que obviamente es un impuesto que golpea a las empresas pero que es tan complicado en su aplicación que tuvieron que diferirlo. Eso si el Congreso se los autoriza. También le quieren dar facultades a los gobiernos estatales y municipales para que cobren impuestos a la gasolina, a la cheve y a los cigarros. Con esto, Carstens y Calderón le quieren pasar su impopularidad a los gobernadores estatales que de por si no son muy bien vistos por la gente.



Además de eso, van contra la economía informal, es decir, contra la raza que vive de vender cosas en la calle y que son ya más de 12 millones de mexicanos. Pero estos no son tan tarugos. Si les quieren cobrar impuestos por sus depósitos bancarios, simplemente no depositaran el dinero y yá. Por eso el CIDE y otros organismos del sector empresarial están descontentos con la reforma del voluminoso Carstens, la consideran "mas de lo mismo" esperaban mas del abominable sicario del FMI y de su sangre fría. Pero no puede ser. Ningún burócrata del FMI por despiadado que sea puede imponer su voluntad sino tiene un "brazo político" fuerte y popular y el pelele Felipe Calderón no lo es. Tendrán que buscarle por otro lado en su afán de recaudar más y de saquear al país para complacer a los acreedores internacionales. Pueden hacerlo, pero perderán tiempo y lo poquito que tienen de fuerza política.



Por otro lado, la solución científica no monetarista y no irracional al problema de la recaudación necesaria para el Estado es el crecimiento de la propia economía. El Estado debe financiar grandes obras de infraestructura que aumente radicalmente las productividad de la economía y mejoren su eficiencia. Para eso sirven los ferrocarriles de alta velocidad que reducen los costos del traslado de los bienes y del aprovisionamiento de las ciudades, las proyectos hidráulicos que trasladan el agua de donde hay a donde no existe, las plantas nucleares que proporcionan una fuente de muy alta densidad de energía etc. etc. Si el Estado concentra sus recursos en este tipo de inversión, habrá una "ganancia" segura que se presentará como recaudación de impuestos bajos, razonables pero multiplicados. Eso, por supuesto, no lo comprenden los monetaristas como Carstens ni su "brazo político" que es Calderón. Para ellos lo único que importa es servir y honrar al sistema financiero usurero y canceroso, no importa para ello sacrificar a la población.



El autor es miembro del Movimiento Internacional del economista Lyndon H. LaRouche.



benjamincastro_1@hotmail.com



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paris
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trans(a)portistas
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La "imperialización" de Pemex-CFE

Jornada

John Saxe-Fernández

Asalto a la nación

Pueden identificarse tres "ausencias" en la andanada contra la nacionalización petrolera que protagonizó la semana pasada Alan Greenspan, el ex encargado de la Reserva Federal de EU: 1) la monumental embestida fiscal de la Secretaría de Hacienda contra Pemex, bajo los auspicios del FMI-Banco Mundial; 2) la mesura y seriedad en torno a datos geológicos sobre el agotamiento de la reserva petrolera y 3) algún vestigio de vergüenza y respeto hacia los mexicanos, su Constitución y su soberanía.

Por enésima vez EU y su quinta columna tratan de remover obstáculos para "ir legalizando" la apertura a la inversión "nacional y/o extranjera", en curso, del portafolio de negocios de Pemex. Los ajustes, incluso de leyes secundarias, dan paso a la privatización de facto y de ahí a la "imperialización" de Pemex-CFE y no a su globalización, como lo atestiguan bancos y ferrocarriles: para la ola neopolka cercana a Calderón, la "hegemonía planetaria de EU es garantía de seguridad energética a largo plazo para México" (sic).

¿El pretexto ahora?: el inminente "colapso" de Cantarell y la "magna crisis fiscal", dada la petrolización presupuestal, por el desplome de la producción de crudo. Se desatiende que Pemex genera recursos suficientes para su expansión y para una reposición razonable de la reserva. El potencial petrolero bajo jurisdicción mexicana es vasto, incluyendo el de aguas someras y profundas del Golfo de México. El problema no es falta de recursos o de tecnología sino el ataque impositivo a Pemex por una oligarquía que, vía privilegios fiscales inadmisibles, incauta la renta petrolera.

Con datos definitivos derivados de los estados financieros de Pemex, José L. Manzo (Pemex: Propuestas para su rehabilitación, www.untcip.net 2005) ilustra el orden de magnitud de este asalto fiscal: mientras entre 1990 y 2004 Pemex generó 347 mil millones de dólares (mmdd) -dólares constantes de 2004-, Hacienda le cobró impuestos por 355 mmdd. Además de confiscar ciento por ciento de las utilidades generadas le cobraron impuestos extras por 8 mmdd. ¿Objetivo? En palabras del BM para este tipo de operativos (textual): "llevar la empresa a un punto de venta". Entre 1990 y 1997 la carga fiscal fue de 92 por ciento, ruinosa para cualquier petrolera. Como Pemex resistió el embate se aumentó la carga, en lo que, con la probable excepción de los atracos bajo Yeltsin, es la mayor, más escandalosa e impune operación perpetrada por camarilla alguna: entre 1998 y 2004 la carga fiscal contra Pemex fue de 110 por ciento, registrándose una "pérdida contable" por 20 mmdd (p.8). La tasa impositiva promedio de esos 15 años fue del orden de 106 por ciento. Lo que contrasta con las obligaciones del sector privado, nacional o extranjero, como lo ilustró hace poco Mario di Costanzo.

Manzo muestra que en 2004 British Petroleum saldó impuestos por 34 por ciento de las utilidades generadas que fueron de 24.3 mmdd. Pagó 8.3 mmdd por impuestos, con una utilidad neta de 16 mmdd: 6.6mmdd para sus accionistas y 9.4 mmdd para financiar su expansión (p.11). En contraste, en 2004 Pemex generó 40 mmdd y pagó impuestos por 42 mmdd, por lo que tuvo una "pérdida" de 2 mmdd y a diferencia de la petrolera inglesa, que retiene utilidades para su expansión, Pemex es despojada por su gobierno de sus utilidades, obligándola además a endeudarse para pagar los impuestos faltantes, "que le fueron cobrados en exceso de las utilidades que generó".

En lo referido a la dotación petrolera del país, el problema, más que geológico, está en la "insuficiencia en la inversión", inducida por el FMI desde Hacienda pues con montos adecuados se podría mitigar la disminución de los niveles de producción del complejo Cantarell, mejorando su explotación y ampliándola en otras localizaciones. En 2004 su producción llegó a 2 millones 125 mil barriles diarios (bd) disminuyendo desde entonces. Según cifras oficiales (ver Fabio Barbosa, Petróleo y Electricidad, enero-marzo 2007) en 2005 la producción del complejo se redujo en 96 mil bd y en 2006 había perdido otros 141 mil bd. Para 2010 se espera una producción de un millón de bd, nivel similar al de 1996. En 2015 bajaría al medio millón bd.

Greenspan -y Calderón- quieren una "cobertura legal" para impugnados contratos y operaciones puestos en marcha unos desde hace años y muchos nuevos. Lo que interesa al aparato estatal-empresarial de EU y algunos grupos locales (v.gr. los contratos con Halliburton, Bechtel, et al y el ingreso de Carso Infraestructura y Construcción en el negocio de la perforación petrolera) es dar cobertura constitucional -o al menos una manita de gato legal- al manejo opaco del "portafolio" de Pemex pactado con el equipo de transición del panista.

El desarme del complejo petro-eléctrico procede "paso a paso", para aminorar resistencias, dirigiéndolo hacia su "continentalización" bajo la égida empresarial y de seguridad de EU, es decir de la ASPAN, del Comando Norte y de un gemelo del plan Colombia.

Así un régimen de usurpación electoral finiquitaría la base material y de seguridad de México como nación soberana e independiente.

jsaxef.blogspot.com

Astillero

Jornada

Julio Hernández López

Money, money

Terrorismo fiscal contra informales

Gobierno toma rehenes priístas

Colombia critica a México en tema narco

¡Una limosnita fiscal para este pobre gobierno de la caldera en aumento que puras buenas cuentas entrega a su agradecida clientela! Coopérenzen (no es falla gramatical, sino solidaridad búdica extrema), por ejemplo, para las nupcias reales en preparación, las de quien quiere ser llamado presidente por toda la eternidad, Vicente Aznar, perdón, Fox, que ha recibido la buena nueva de que un tribunal eclesiástico ha declarado rompida, perdón, Rota, su relación matrimonial religiosa con la señora De la Concha (la decisión se tomó una semana después de que F.C. había visitado a B16), lo que le permitirá casarse por la iglesia con quien largo tiempo hizo concha presupuestal en espera de que llegara el maravilloso momento ante el altar que conmoverá a los súbditos mexicanos todos. ¿No encuentran los fieles subordinados la manera de cooperar para esas bodas reales? Sepan que no es necesario acudir a una mesa de regalos en alguna tienda departamental de postín: basta con seguir pagando impuestos que serán transferidos a las familias Fox, Sahagún o Bribiesca mediante el bonito trámite de negocios, concesiones y otros ingenios empresariales que convierten el erario en límpida y bendita ganancia particular, ¡con garantía de impunidad absoluta!

¡Atrasito de la raya, señores, que Los Pinos está batrajando, perdón, tra ja ja ndo; es decir, trabajando! Allí están, por ejemplo, las depuradas técnicas de coerción a votantes parlamentarios rejegos respecto de reformas fiscales: vas pa'trás, Jorgito Hank, le dijeron dos a uno los integrantes del tribunal electoral de Baja California al amigo, casi hermano, de Roberto Madrazo, con lo que el PRI se quedaría sin candidato de perfil ganador en Baja California, a menos que el pulgar del César federal consiga con el tribunal electoral federal una oportuna decisión correctiva que devuelva la candidatura al multimillonario del zoológico particular. Así, el hijo del profesor Carlos Hank se suma a la nómina de priístas bajo amenaza de guillotina, junto al precioso Marín y el cínico Ulises. Priístas en la caldera hirviente a cambio de la aprobación de una reforma fiscal (el extraviado Ulises ha sido informado por Francisco Ramírez Acuña de que habrá de rascarse con sus propias uñas represivas frente a la APPO y los maestros, pues el gobierno federal ya no mandará pefepos ni nada por el estilo, a menos que...).

La muy bien comida hacienda calderonista pretende recaudar más platillos monetarios para que la mesa del poder disponga de recursos suficientes para seguir adelante con los costosos desfiles militares por todo el país, y los negocios suculentos para protegidos, profesoras y familiares diversos. Propuesta fiscal calderonista que le permitirá al guerrillero Felipe transformar profundamente a México, mediante repartos nada populistas, ¿cómo creen?, de dinero en efectivo a adultos mayores y mediante discursos de crudo diagnóstico negativo de lo hecho en el pasado, como si el foxismo fuese una inalcanzable pieza de museo y no una materia de necesario procesamiento judicial. Por ello, el bíblico San Felipe habló ayer en Huamantla de la importancia de "dar de comer al hambriento, dar de beber al sediento y atender al enfermo" mientras, recaudatorio (a Dios nombrando y con el mazo-tolete rogando), planteaba ante el Congreso su plan de allegamiento de fondos que entre otras cosas contempla una batida fiscal contra el comercio informal, pretendiendo gravar ciertos depósitos bancarios (con lo que se alentará el abandono de esas cuentas) y creando tal barullo técnico contable que a la hora de la hora los grandes empresarios seguirán aprovechando lagunas y errores para eludir en gran cuantía el pago justo de impuestos y dejando toda la carga de la tiendita (miscelánea) fiscal en la clase media y ahora la economía informal (ah, con perlas como el incremento de impuestos a la pintura en aerosol, para que la gente no le entre al grafiti).

México-México-ra-ra-ra, con Mario Villanueva en libertad respecto de lo nacional para ver si puede ser extraditado a Estados Unidos sin trabas por procesos locales (mientras su cómplice, llamado El Metro, es condenado a 47 años de prisión); con las propuestas felipillas de embajadores de entre las que destaca el nombramiento de Jorge Zermeño como representante comercial de la familia Mouriño en España; con el cumplimiento de promesas de campaña al determinar que la tenencia deje de pagarse ¡pero hasta 2014!; con la televisora golpista venezolana buscando hacer programas desde México; con Mar(t)iagno Ebrard repartiendo reglamentos viales en las esquinas para salir en la foto periodística y con el auténtico Aznar (no Vicente) generando nuevos conflictos diplomáticos desde México, ahora con Irán.

Y lo que faltaba: el presidente de Colombia critica la ineficacia de las autoridades mexicanas para capturar narcotraficantes localizables. Resulta que el empresario de la droga, Fabio Ochoa Vasco, declaró desde México a la revista Semana (www.semana.com) que la campaña presidencial de Alvaro Uribe fue beneficiada con dineros y auxilios provenientes del narcotráfico incrustado en las bandas paramilitares que dominan una parte de esa nación. Muy enojado, el mandatario sudamericano respondió: "¡A mis campañas nunca les ha faltado dinero. Los colombianos de bien han sido generosos al financiarlas!", y luego, tras mencionar que Ochoa Vasco es uno de los 12 narcotraficantes más buscados en el mundo y desde hace algún tiempo este capo estaría escondido en México, cuestionó, según el semanario colombiano, que las autoridades mexicanas no lo hayan detenido: "Cómo es posible que no haya sido capturado y que medios de comunicación sí lleguen hasta donde él".

Y mientras F.C. aprovecha el velorio de Antonio Aguilar para presentarse en un acto popular sin rechifla posible, ¡hasta mañana, en esta columna que se pregunta cuánta solidaridad real le han dado sus seguidores a López Obrador, y sobre todo los legisladores federales de dietas descontables, si en la cuenta cancelada en HSBC sólo se habían juntado, en un semestre, 15.8 millones de pesos, provenientes de menos de 12 mil personas!